02/09/2008

La bêtise du pouvoir

Si tout pouvoir n’est pas bête, ainsi celui qui veut que je peux faire telle ou telle chose, que je peux me comporter de telle ou telle manière, le pouvoir entendu dans le sens de puissance, lui, est bien plus contestable.

J’entends donc ici le pouvoir dans le sens de puissance.

Nous devons certainement tous nous méfier de cette espèce d’attraction, de fascination du pourvoir qui veut que nous recherchions en lui une espèce de reconnaissance.

Nous vivons plus que jamais dans une société du paraître. La tentation peut être forte de croire que le pouvoir, donné par exemple par une fonction sociale élevée, va accroître ma reconnaissance par l’autre. Illusion !

La vraie reconnaissance vient de qui je suis et non par le paraître ou par le pouvoir que je peux exercer sur l’autre.  Le pouvoir exercé pour me mettre en valeur se perdra d’ailleurs très vite. Le pouvoir véritable ne peut se fonder que sur une compétence reconnue exercée avec humilité. Il ne vient jamais d’un titre, d’une fonction.

Le pouvoir exercé pour la simple reconnaissance ou le profit de soi ne durera d’ailleurs jamais fort longtemps.

Bien souvent nous nous moquons d’ailleurs de la hiérarchie comparée à l’étagère où on place toujours très haut ce qui sert très peu !

Parler du pouvoir n’est évidemment pas simple car il vaudrait mieux parler des pouvoirs.

Mon propos ici reste dans la généralité et veut très simplement s’insurger contre le pouvoir dès que celui-ci s’identifie à puissance.

Il en va de la course du pouvoir comme celle de la richesse. Le pouvoir est insatiable. On en veut toujours plus. Une telle course est bien bête car elle me place constamment dans la souffrance de ne point atteindre le sommet. Qui croit d’ailleurs être le plus fort arrive souvent en queue de peloton.

Le pouvoir ne peut trouver justification que lorsqu’il est exercé au service de l’autre ; lorsqu’il est demandé et reconnu comme indispensable à l’harmonie d’un ensemble. Il demande écoute. Le chef d'orchestre qui n’écoute pas bien ses musiciens crée vite la cacophonie ! C’est sans doute cela qui fait que nos politiciens n’ont plus la confiance et la reconnaissance.