07/12/2008

La bêtise du mensonge.

Que nous sommes paradoxaux. Nous qui demandons à nos enfants de ne pas mentir, nous commençons à le faire en leur racontant  la venue de Saint Nicolas et bientôt celle du Père Noël. Pour la bonne cause, me direz-vous, soit : moi comme tout le monde je l’ai fait, heureux de voir la magie et la joie des petits devant les jouets et cadeaux venus d’ailleurs ! Enfant j’ai commis le mensonge de faire croire que je ne savais pas, car il me semblait que les « grands » recevaient moins…

La justification du mensonge pour la joie serait-il intelligent ? Le mensonge peut-il se justifier ? Jusque où pourrions- nous mentir ? Quelles conséquences à court et long terme ?

Que dire des non-dits, des secrets de famille ?

Le mensonge n’est-il pas simplement et bêtement une réalité que nous ne voulons pas voir parce que trop dure à accepter ? Faut-il toujours voir la réalité ?

Mais au fond qu’est-ce que le mensonge ? Cela me semble utile de tenter une définition qui soit un peu éclairante…

Disons que le mensonge se  définit couramment comme une parole différente de la pensée de celui qui l’énonce. Le mensonge est donc avant tout mauvaise foi. Voilà qui le distingue déjà de l’erreur. Mentir est donc essentiellement avoir l’intention de tromper, de dissimuler sa pensée.

Sans vouloir couper les cheveux en quatre, baser le mensonge sur la parole et  le langage, ayants comme fonction d’exprimer la pensée, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Pourquoi faudrait-il que j’exprime toujours toute ma pensée ? Vais-je aller dire, par exemple, tout le mal que je pense de certaines personnes ? 

Attention donc de ne point trop vite juger et condamner celui qui ne dit pas la réalité.

Le mensonge mériterait long débat et bien plus qu’un simple post.

Il joue un rôle évident dans les relations personnelles, mais aussi au niveau social. La vie en société serait d’ailleurs bien autre si nous pouvions connaître les pensées des autres, sans compter qu’exprimer au mieux la nôtre n’est déjà pas facile.

Ne soyons pas hypocrites et admettons que le mensonge, surtout celui par « omission » est souvent utile.

Sans faire l’apologie du mensonge et être immoral, il faut bien avouer que parfois le mensonge est utile et non condamnable.

La bêtise vient, comme toujours, de vouloir faire des principes de ce qui est bien plus complexe qu’en apparence.

L’essentiel, pour moi, est de bien penser aux conséquences, pour soi-même et pour les autres, du choix de mentir ou pas.

Vive saint Nicolas et Père Noël !!!!