29/08/2009

La bêtise du chômage.

chomagebassedef
Mais quand nos responsables auront-ils le courage d’avouer qu’aucun plan de formation, qu’aucune réforme de l’Onem et autres mesures ne créent de l’emploi ; que la pénurie de l’offre est bien là. Y en a marre de culpabiliser les chômeurs ! Bien sûr, il y a parmi eux des tireurs de ficelles, des travailleurs en noir, des assistés qui ne demandent qu’à l’être, mais il y a un fait incontournable : il n’y a pas de boulot pour tout le monde. Ca, nous l’entendons peu ! Le marché de l’emploi est encore et toujours réglé par une économie capitaliste basée sur l’unique critère de l’offre et de la demande, avec son cortège de compétitivité, de concurrence, de performances. Nous acceptons cela comme une évidence, alors que faire ?  Rien, si nous acceptons le productivisme comme seul moyen d’assurer le bien être de chacun ! Et pourtant, n’y a-t-il pas moyen de rompre avec cette jungle du marché où seuls les plus forts peuvent bien gagner leur vie et tirer des profits au détriment du plus grand nombre ?

Il y bien sûr un moyen, mais qui est tout le contraire de la politique actuelle.  Il faut une réappropriation collective des moyens de productions pour des biens et services primordiaux, tels que la santé, la poste, le téléphone, les transports, l’énergie, l’eau, etc. Il faut récréer une grande banque publique. Mais nous sommes bien loin de la reconquête par la collectivité et la masse pense toujours le système libéral inévitable.

Nous pouvions espérer un grand bouleversement rendu nécessaire par la pollution de la planète et la menace de son existence. L’écologie était une chance de changement de comportement et de rupture avec le productivisme aveugle. Je crains, qu’à son tour, la vision d’une société consommatrice de biens et services durables avec l’abandon de l’agriculture industrialisée, de ce qui est énergivore, etc. se fonde aussi dans un libéralisme dit réaliste et ne se contente de petites mesures. La comptabilité écologique se laisse contaminer par les chiffres et budgets libéraux pour qui la richesse ne peut se concevoir que dans un bilan semblable aux télé-réalités livrées aux con- so-mateurs ! Les médias vendent maintenant de l’émotion, des scoops, comme d’autres vendent des voitures ou la poudre à lessiver. Même les « services publics » sont soumis aux diktats de la rentabilité.

Alors vous avez dit : «  chômage » ? Et bien, j’ose parier que sans une remise en cause « révolutionnaire » de l’organisation de notre société, celui-ci ne fera que s’accroître, ce qui n’est pas fait pour déplaire à certains qui  ne le sont point et en tirent pas mal de profit !