29/10/2008

la Bêtise de la tristesse.

Sommes-nous intelligents quand nous comptons et ressassons nos peines ?

Au tableau de notre vie, ne vaudrait-il pas mieux inscrire l’inventaire de nos joies, de nos expériences heureuses, de nos amours même  évanouis.

Plutôt que nous autoflageller, si nous nous offrions les caresses reçues et données, ne vivrions nous pas plus heureux pour nous et pour les autres…

La tristesse ne peut que nous replier sur nous et empêche souvent une relation épanouie avec l’autre.

L’investissement que réclame la tristesse pompe une énergie stérile.

Que dire alors de la tristesse ressentie quand des personnes avec lesquelles nous étions proches nous ont déçues ou nous ont font mal ?  Celles d’ailleurs avec lesquelles nous n’avons pas de proximité n’engendrent pas de vraie tristesse.

Plutôt alors que vivre la rancune qui tue et nous blesse, ne pas simplement pardonner et tourner la page ?

Est-ce ne pas avoir de cœur, de sentiments de ne retenir que les joies que nous avons eues et partagées ?

Le temps du souvenir va arriver. Le 1er  novembre, jour de toussaint, nous aurons tous une pensée émue, triste, envers ceux qui sont morts et restent vivants dans la mémoire. Auraient-ils été heureux de nous voir tristes et comme paralysés dans la vie par leur disparition ?

Remémorons-nous simplement la joie que nous avons partagée avec nos êtres chers.

Et pour ceux qui sont encore là, emmenons-les plutôt dans la joie que dans la nostalgie.

J’aime les cimetières fleuris de cette saison. Heureusement nous avons rendu le chrysanthème joyeux, coloré, au point de l’arborer en d’autres lieux que celui des tombes.

Moi je dis en tout cas merci à tous ceux et celles qui m’ont quitté et m’ont apporté un peu de bonheur et j’oublie ce qu’ils m’ont donné comme souffrance et peine.

Je n’ai pourtant rien d’un saint. J’ai conscience d’apporter aussi de la douleur encore, mais je sais aussi que je n’ai pas le pouvoir de rendre malheureux ou heureux l’autre. Je peux juste ne pas empêcher leur bonheur en leur offrant ma bonne humeur, ma tolérance, ma compréhension et en ne les enfermant pas dans ma ou dans leur souffrance.

Alors en ce temps du souvenir je dis merci à papa et maman, à mes grands-mères, à mes frères, à Serge, à mes ex- beaux parents, à Marie-Claude, à Pascal, à mes tantes et oncles, à Lucien et Marie-Claire, à Louis, à Gérard, à Bernard, Raymond, Félix,  à toutes celles et ceux qui de façon durable ou passagère m’ont donné joie de vivre. Et je demande pardon à toutes celles et ceux à qui je n’ai apporté assez de joie du temps de leur vivant.