18/02/2010

La bêtise de la SNCB.

sncb
Si le risque zéro est illusoire, il est possible pourtant de s’en rapprocher. Le drame ferroviaire de Hal aurait sans doute pu être évité si les grands responsables écoutaient plus les gens de terrain, plutôt comme dans bien d’autres domaines que de s’enfermer dans une vision toute théorique et surtout financière.

Faut-il attendre à chaque fois un drame pour que nos responsables politiques se rendent compte et avoue que cela ne fonctionne pas bien, n’est pas assez financé, etc. ?

Mais voilà l’Etat se dira pauvre, endetté, mais laissera cependant les riches devenir plus riches et les pauvres plus pauvres. Plutôt que d’avoir le courage d’aller chercher l’argent dans la fraude fiscale, dans la suppression des intérêts notionnels, dans l’argent qui rapporte de l’argent, l’Etat s’enferme dans un gouffre financier où seul le petit paie par des services publics qui s’appauvrissent. Les taxes et les impôts fonctionnent, c’est vrai, mais pour les petits parce qu’ils sont plus nombreux !

Si je comprends l’émotion toute humaine, hélas éphémère, qui s’empare de chacun devant des drames comme ceux de Hal, de Liège, je comprends moins l’apathie des citoyens face aux injustices sociales et à des politiques basées exclusivement sur le profit.

Etonnant aussi, mais scandaleux de voir combien la responsabilité est toujours rejetée sur «  l’autre ». Le C4 semble à nouveau réservé aux « petits ». Les « grands », eux, n’endossent jamais rien de ce qui est pourtant lié à leur poste. Ils veulent simplement percevoir de gras émoluments.

Plus que d’une minute de silence, c’est un combat commun qu’il faudrait pour hurler tous les méfaits d’un capitalisme tuant les services publics. C’est une  conscientisation active pour changer radicalement les politiques libérales menées.

Non, en tout cas, à une commission parlementaire qui n’aura comme résultat que de mettre en avant nos politiciens avant les élections.

Ne râlons pas sur des grèves qui sont, on le voit, justifiées. Au contraire, il est temps de s’unir, de sortir de nos petits égoïsmes ou de notre émotion facile pour faire bouger les choses et que les lacunes de sécurité du rail soient réglées une bonne fois pour toute. C’est alors que nous pourrons dire que les victimes ne sont pas mortes en vain.