17/04/2009

La bêtise de la reproduction.

Jean-Jacques Goldman chantait déjà «  elle a fait un bébé toute seule ». Hier, en regardant l’émission «  envoyé spécial » et son reportage sur les bébés made in India et les mères porteuses indiennes, je me disais que notre siècle, et que dire des suivants, connaît déjà,  des problèmes éthiques de plus en plus complexes qui ne feront que de s'accroître.

La reproduction de notre espèce humaine dépendra t’elle encore de la rencontre sexuelle ?

On loue déjà aujourd’hui des ventres de femmes porteuses d’une vie fabriquée en éprouvette ; on fabrique des clonages d’animaux, on détermine le sexe que l’on voudrait avoir, la couleur des yeux, etc. La parenté n’est plus réservée aux couples hétérosexuels, la famille recomposée devient courante . L’espérance de vie ne cesse d’augmenter.

Bêtise ou pas bêtise ?

Le libre penseur, que je tente d’être, doit se garder de tout préjugé, de tout a priori.  La loi naturelle est une foutaise dogmatique. Ce qui était vu hier comme naturel ne l’est plus aujourd’hui. La nature, elle aussi, a évolué et s’est modifiée au gré des changements multiples de son environnement. La morale n’a cesse d’évoluer, avec ses grands défenseurs religieux dogmatiques, à l’exemple du pape actuel et ses « progressistes » qui ont fait que l’avortement et l’euthanasie soient autorisés légalement.

J’avoue mes interrogations sur le bien-fondé ou non d’une société qui peut et pourra de plus en plus avoir la maîtrise totale du choix de la reproduction et de la fin de vie.

Il n’y a pas de réponse simple, comme l’attitude conservatrice ou l’avancée trop rapide d’une morale dite libératrice.

Il faut, en tout cas, tirer une sonnette d’alarme et analyser en profondeur les dérives que pourront engendrer les progrès scientifiques d’aujourd’hui et de demain.

Dans nos sociétés de plus en plus laïcisées, il nous faudra une remise en valeur de la philosophie et des philosophes.

La peur de l’avenir ou le repli sur des certitudes passées n’a jamais été source de progrès, pas plus d’ailleurs que la ruée vers la nouveauté.

Nos petits-enfants auront-ils la sagesse qui parfois nous a manqué pour améliorer la condition humaine ? J’ose y croire.