12/12/2009

La bêtise de la presse.

cuba
Il bien difficile de faire la part des choses entre le vrai et le faux. Tout ce qui est dit dans la presse n’est pas exact ou objectif. Notre bêtise serait de ne point recouper les informations pour tenter, sur des sujets sérieux en tout cas, de cerner au mieux la réalité.

A titre d’exemple, une grande partie la presse a mis en avant les « Dames en blanc », qui manifestent chaque dimanche à Cuba pour la libération de leurs proches. Elle a tôt fait d’y voir un équivalent aux « Mères de la Place de Mai » qui manifestaient pour les disparus argentins. Je ne suis pas un grand fan du régime cubain, pas plus d’ailleurs que du régime américain, mais établir ainsi un  parallèle qui en fait assimile le gouvernement cubain à la junte militaire argentine relève de la contre vérité. Les détenus cubains n’ont pas été enlevés et torturés pour leurs opinions politiques, mais jugés contradictoirement, condamnés pour intelligence avec l’ennemi, et incarcérés. Les « Mères de la Place de Mai » risquaient leur vie, les « Dames en blanc », elles, sont ouvertement salariées par les USA pour jouer ce happening hebdomadaire.

Cet exemple n’est qu’un parmi d’autres. Alors que l’influence des médias ne cesse de croître dans notre façon de penser, prenons garde. Il n’est pas innocent que des Sarko et plus encore des Berslusconi tentent d’en avoir le contrôle. Autant savoir et rester attentif. Non tout ce qui écrit dans la gazette ou dit à la télé n’est pas à prendre comme vérité !

11/04/2009

La bêtise de l'information voyeuriste.

C’est Pâques, fête de lumière, fête de résurrection. Mais que voit-on ? Une lumière jetée sur ce Maître Hissel, à nouveau dans la tourmente de la médiatisation voyeuriste de toute la presse.

Triste sort que celui de ce « chevalier » qui voulait jeter toute la lumière sur les « dits » réseaux pédophiles.

L’acharnement contre le vice n’est pas le monopole des vertueux. Preuve en est encore faite.

Personnellement, j’ai de la compassion pour une famille si durement éprouvée.

Je trouve scandaleux les allusions sans preuve aucune, sinon peut-être quelques fuites des enquêteurs, même si il semble bien que le blanc de ce pourfendeur du vice ne soit pas si étincelant que prévu !

Les comités blancs ont vécu, eux qui se disaient les grands défenseurs de la pureté, animés par des parents d’enfants assassinés, mais aussi manipulés par le besoin de quelques journalistes et de mouvements en mal de reconnaissance.

Les parlementaires aux grandes gueules dans la commission Dutroux sont rentrés dans l’ombre, après avoir profités des feux de projecteurs.

Il faut toujours se méfier des grands symboles.

Il serait temps, enfin, de fixer les limites entre vie privée et démocratie de l’information.

Il serait temps de penser aux proches innocents qui subissent les flashs voyeurs d’une presse et d’une opinion en recherche de sensationnalisme nauséabonde. Je pense ici à ce que doit souffrir l'ex épouse de cet homme  et avocat ambigü et mère d'un fils en mal de vivre.

Quelle bêtise que cette transparence, fictive d’ailleurs, de faits graves et complexes.

Pâques, fête de la lumière et d’une bonne nouvelle : celle qui peut voir en tout homme ce qui le grandit, l’éclaire. Laissons donc cette lumière agir plutôt que de rechercher les zones d’ombre inhérentes à chaque être humain.

Bon week-end pascal.

02/10/2008

La bêtise de la presse.

Je suis toujours frappé de voir combien la presse aujourd’hui s’écarte de plus en plus d’une valeur d’information  et d’opinion, favorable à l’éducation du sens critique pour tomber dans la non valeur du sensationnalisme, de l’immédiateté. Elle ne fait plus que relayer le sentiment populaire, avide de voyeurisme. Dans une société à la recherche de modèles, elle « héroïse » les victimes, « diabolise » les hors la loi.

Pire, elle est devenue, sous l’emprise du libéralisme marchand à outrance, un simple produit qu’il faut vendre, bien vendre. Elle participe ainsi au « prêt à porter » de la pensée d’une majorité qui trouve dans l’image, dans le spectacle de quoi répondre aux aspirations les plus faciles et les plus vils de notre humanité.

Les faits divers, surtout judiciaires, occupent de plus en plus la une.

Devenus dépendants de la pub, des sponsors, les médias se font les valets de l’information de pacotilles. L’intrusion dans la vie intime et privée des gens donne évidemment plus d’écoute que l’organisation indispensable de la cité. La dénonciation des crimes et méfaits crapuleux est plus rentable que la dénonciation des grandes injustices sociales.

La réflexion se vend mal. Le temps ne semble plus avoir de valeur en dehors de l’immédiateté. Tout est devenu marchandise rapidement périssable.

Il aura fallu la crise boursière pour que le monde tente d’un peu mieux comprendre les mécanismes d’une économie ou l’argent se fonde plus sur une espèce de casino que sur des valeurs réelles d’entreprises et de capital humain.

Au-delà des faits divers criminels, qui s’intéresse aux mécanismes qui rendent une société plus violente ?

Il n’y a plus de véritable presse d’opinion, il n’y a plus qu’une presse menée par de grands groupes financiers n’ayant comme objectif que vendre à tout prix. L’ignorance se vend toujours mieux que le savoir.

Du pain et des jeux, veille recette pour maintenir le peuple dans la passivité, voilà qui est plus que jamais d’actualité.

Même le service public est devenu avant tout produit commercial.

L’Etat régulateur, tant attaqué par le libéralisme de marché, est plus que jamais nécessaire.

Si l’Etat n’a pas à avoir un rôle de censeur, il est temps qu’il favorise mieux la pluralité de l’information en dehors des dépendances commerciales.

Encore faudrait-il que l’homme politique décide ne pas lui se vendre aussi par l’image…