25/05/2009

La bêtise de "l'élite"

gala
Il est bien regrettable de voir la stupide bataille entre les dites « élites » politiques de notre pays, mais d’autres, comme en Angleterre aujourd’hui.

Tous les scandales à répétition ont un point positif, celui de faire prendre conscience à ces messieurs et dames qu’ils devront se méfier, plus demain qu’hier, de ce que pouvoir ne peut rimer avec privilèges. Vœu pieu, sans doute, mais qui laissera, malgré tout, des traces.

Ils se méfieront certainement davantage de rentrer des notes de frais exorbitantes sur le dos des contribuables, où même sur le dos de leurs clients (le monde de l’entreprise privée n’étant pas en reste sur ce point).

En effet, les types dé dépenses de restos gastronomiques, de bagnoles, de voyages dits d’étude, d’hôtels de luxe, etc. n’améliorent en rien l’efficacité de leur travail.

La convivialité des affaires et les contacts humains ne doivent pas céder à la tentation du luxe ou du prestige pour la dite bonne image de nos institutions ou entreprises.

Plus que jamais, à l’heure où les citoyens doivent se serrer la ceinture, il est inopportun,  indigne et scandaleux de voir l’argent des impôts filer dans des pratiques de luxe auxquelles nos politiciens et hommes d’affaires se livrent depuis trop longtemps.

Mesquin tout cela ? Populiste ? Bien sur que non, la bonne gouvernance dont se targuent nos édiles en cette période électorale doit passer aussi par cette dignité et ce devoir. Toute dépense inutile doit être combattue. S’il en va ainsi pour les frais dits pudiquement de « représentation », il en va de même pour toute une série d’études, d’audits, de consultances devenus hors prix et qui ne génèrent souvent que de piètres résultats. Le recours à des spécialistes, experts est une mode bien coûteuse. Les compétences existent dans nos administrations peuplées d’universitaires, de chercheurs bien moins chers et qui valent bien ceux trouvés ailleurs.

La cour royale devrait, elle aussi montrer l’exemple. Par certain que les robes Natan et autres soient gages d’essors économique et enrichissent les pauvres dont la cour feint ou non d’être sensible. Les grands dîners de gala créent-ils de la richesse partagée ? Quelle hypocrisie face à ceux qui ne bénéficient que d’un maigre revenu d’intégration.

Le slogan « on ne construit pas une solidarité sur un désert économique », remis maintenant au goût du jour, par « on ne construit pas la richesse sur un désert écologique » n’est qu’un paravent pour masquer les inégalités engendrées par le libéralisme ou le socialisme « caviar ».

Parvenus ou non, les élus ont encore trop de privilèges totalement injustifiés.

Il est temps, sans jouer au chevalier blanc, de taxer plus justement, mais aussi d’ôter des budgets toutes les dépenses inutiles en remettant de l’éthique dans la gouvernance.

La permanence au pouvoir des partis traditionnels ont comme effet ce qui est nommé pudiquement l’estompement de la norme ! Plus concrètement, disons, que nos édiles ont pris l’habitude de bien garnir leur assiette sur le dos de celle des autres…

Nos crabes politiques se sont pris pour les homards qu’ils consomment au beurre sans plus se préoccuper de ceux qui ont à peine une sardine à bouffer !

Sans vouloir entrer dans les détails, qu’il est beau de voir Louis Michel distribuer sur la route son bouquin en se déclarant prêt à reprendre du service pour son pays parce qu’en réalité n’être pas certain d’être repris dans le juteux poste de commissaire européen. Mais de qui se moque t’on ?  Ttoute cette « consanguinité » politique, intellectuelle et culturelle qui se retrouve sur les listes pose clairement un problème de népotisme.

Aucune illusion à se faire : les moutons blancs ne sont pas d’un côté et les noirs d’un autre.

Le combat électoral qui devait révéler la cause véritable de la crise, qui n’est autre que le libéralisme, a bien été détourné par les « affaires ps ».

Reconnaissons l’intelligence bleue qui a pu mettre à profit la bêtise et l’arrivisme rouge, tout comme celle des verts qui récoltera le plus de fruits de cette lutte de profils plutôt que  de celle de projets.

Peu de temps nous reste pour réfléchir et ne point tomber dans le piège des uns et des autres.