10/02/2010

La bêtise à propos des "cougars".

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Je ne sais pas pourquoi tout d’un coup notre société occidentale se passionne pour les femmes dites « cougars » (femmes plus âgées qui sortent avec de charmants jeunes hommes). Comme si cela était un phénomène de mode, alors qu’en réalité cela a toujours existé. Il est vrai que ces amours là souffraient du double cliché (des vieux shnoutes riches peuvent mettre la patte sur de jolies jeunesses sans trop de scandale, mais pas l’inverse). Pourtant, tout le monde se souvient du «  il venait d’avoir 18 ans » de Dalida !! Pourquoi donc toujours essayer de nos jours de dresser des profils de l’amour, qu’ils soient sexuel ou autre. Vouloir aligner des critères, les juger bons ou mauvais, relève non seulement de la bêtise, mais bien de l’indécence. Mesure t’on l’amour ou la qualité d’une relation à l’écart d’âge ?  La plupart des sexologues, psychologues auront beau tenter de décoder au mieux ce qui engendre l’amour entre différents âges, cela n’empêchera pas les relations de ce type de se nouer ou de se dénouer, selon ce qui est et restera mystérieux et indéfinissable : l’amour. Il n’y a aucune bonne autopsie sur notre élan, notre besoin, notre nécessité d’aimer. On me dira que ce genre d’histoire finit toujours mal. Et celle entre personnes du même âge ? Est-ce un mal si aujourd’hui beaucoup n’accordent plus autant d’importance à la procréation, à la durée d’une relation amoureuse et qu’on donne toute la place à la passion et à l’importance de vivre ici et maintenant ? Pourquoi les « cougars »  s’en priveraient?

Autant je déteste l’hypocrisie d’une culture qui a occulté des amours dit particuliers, autant je hais celle qui se sent obligée de s’immiscer de plus en plus, avec un évident voyeurisme, dans l’intimité des sentiments et la vie sexuelle. Quand la culture et l’éducation, plus que jamais véhiculées par des médias en quête de sensationnalisme, cesseront-elles de nous conditionner dans des choix qui doivent rester personnels ?

14/02/2009

Pour une saint Valentin sans courts- circuits

En cette Saint-valentin, je soulignerais simplement que la libéralisation des mœurs  a  pas été une chose intelligence .

Je souhaite plein d’électricité d’amour comme énergie dans les couples amoureux. Ils peuvent se montrer en pleine lumière.

Hélas, il en est bien autrement de la bête libéralisation de l’électricité.

Après dix ans de libéralisation, vous aurez, comme moi, constater l’augmentation de votre facture, malgré les promesses qu’une concurrence ne pourrait être que au bénéfice des consommateurs ! Vous n’êtes pas les seuls à vous en apercevoir puisque d’après une récente étude de la  Creg, le même constat est fait. Le régulateur critique les producteurs qui profitent des imperfections de la législation.

Bon qu’à cela ne tienne, je vous souhaite une fête des amoureux sans courts- circuits et toute remplie de frissons qui ne sont pas encore réglementés !!

 

08/01/2009

La bêtise de la charité et de l'altruisme

Osons-nous regarder en face et avouer que nous sommes tous des égoïstes. Inutile de culpabiliser avec cela ! Ce serait bête et irréaliste.

Et si vous pensez à toutes vos bonnes actions, sans tricher, ne les avez-vous pas faites, consciemment ou pas, par intérêt ?

Voilà ce que je retenais d’A. de Mello, encore un écrivain que j’aime bien.

Méfiez-vous donc des personnes qui vous prétendront le contraire !

Bien des conflits pourraient être éviter si nous nous admettions que nous sommes tous des égoïstes; que les gens ne sont pas bien et que nous ne valons d’ailleurs pas mieux.

Chaque fois d’ailleurs que vous croirez être avec une personne altruiste, généreuse, vous serez déçus.

L’égoïsme des uns est peut-être plus raffiné que celui d’autres, mais en fin compte, on en revient toujours au point de départ.

Que de souffrances évitées si nous savons cela. Non, je ne prends pas l’autre pour un prince ou princesse charmante, je le prends pour un égoïste comme moi, pas plus ou moins, mais pareil. Ainsi, plus de déception, de désillusion, de désappointement. Pas merveilleux ça ?

Voyons clair en nous et autour de nous.

Mais voilà, nous voulons encore croire et formater l’autre à notre façon. Nous continuons à nous colleter à des idéaux, à des idées fausses, à des images.

Aimons les personnes égoïstes, comme nous nous aimons et nous serons heureux.

Entre égoïstes, il y a moyen et terrain d’entente. Entre altruistes, il n’y a que conflits et aveuglement. Les personnes qui ont conscience de leur égoïsme  causent moins de problèmes que celles qui sont convaincues être des modèles et des gens dévoués.

Provocateur ? Dur à entendre cette bêtise ?

Si oui, c’est que vous avez le sentiment d’être meilleurs que les autres et alors bonne chance à votre vanité et orgueil !!

Non, je crois que vous êtes intelligents, ou simplement que vous savez et avez le courage de réfléchir.

Additum.

 

Lorsque je parle d’actes égoïstes, cela ne veut pas dire nécessairement que j' attends de l’autre un retour direct, un profit.

Je sais que expliquer que tous nos actes sont teintés d’égoïsme est quelque chose de difficile à entendre.

Avoir, sentir une satisfaction personnelle, en être fier, n’est-ce déjà pas un peu d’égoïsme ?

Mais je persiste et signe que toutes nos actions sont générées par un intérêt personnel.

La lucidité de notre égoïsme est, comme le trouve aussi de Mello, libératrice, si nous ne culpabilisons pas. Elle ne nous empêche absolument pas d’être aimants, généreux, bien au contraire.

Ne dit-on pas parter de l'intérêt à quelqu'un... et c'est très beau.

Et de citer une très belle chose qu’un incroyant disait de Jésus ( de Mello est lui prêtre jésuite et professeur de psychologie) : «  La plus belle chose à propos de Jésus, c’est qu’il était à l’aise avec les pécheurs parce ce que il savait qu’il n’était pas meilleur qu’eux. »

07/11/2008

La bêtise du bonheur et du malheur

provbonhmalheur2.jpgJe me demande souvent pourquoi, du moins chez les gens d’expérience, le mythe du bonheur ou du malheur peut encore être, l’un recherché, l’autre écarté.

Fou ce que les illusions peuvent être fortes dans notre vie.

Tous nous connaissons des crises, plus ou moins graves, des mésententes, des déceptions. Presque à chaque fois, nous recommençons les mêmes erreurs. Sont-elles inévitables ?

A vrai dire, je ne le sais pas. Ce que je sais est simplement que les conflits, eux, le sont.

Les nier ne servirait qu’à les confirmer, alors que les reconnaître aura certainement comme effet de les atténuer.

Qui ne connaît des couples, des amis, des enfants et parents qui se font mal, très mal ?

Qui ne connaît au moins une personne qui se réfugie dans l’alcool, la drogue, pour tenter la fuite devant la perception douloureuse de leur vie ?

Quel gâchis !

Ne nous leurrons pas, ni nos conseils, ni même parfois notre écoute, notre affection ne  pourront résoudre la manière dont la personne doit s’en tirer pour renouer des liens et reconstruire ce qui est détruit ; tout juste peut-être pourrons-nous soulager momentanément son mal de vivre. Nous n’avons que peu de pouvoir sur le malheur et le bonheur de l’autre.

Il me semble, et particulièrement en amour, que nos fantasmes sont toujours différents de ceux de l’autre.

Ne devrions-nous pas, intelligemment, nous dire que bonheur et malheur ne sont que des concepts bien éloignés des grandes envolées, discours et sentiments.

Dans chaque amour, dans chaque relation il a toujours beaucoup de complexité et d’ambiguïté.

Ne piége-t-on pas et l’autre et soi-même quand j’attends de lui qu’il soit comme je voudrais, qu’il  réponde à mon attente et que d’autre part je voudrais être aussi comme il aimerait que je sois ?

Je ne fais probablement que ressasser  des choses bien connues. Nous les connaissons toutes en théorie, mais ne les pratiquons guère dans le concret, toujours trop en recherche de la quête du bonheur idéal !

Et si nous démystifions un peu attentes ? Voilà qui serait, sans doute, moins « bête » que la recherche fusionnelle et émotive dans laquelle nous nous enfermons et nous cassons le nez !

La mythologie des contes de fée ne correspond en rien à la réalité du vivre heureux.

Nous ne pouvons que nous additionner et nous habituer à cette addition…

 

16/07/2008

La bêtise de l'Amour.

La bêtise de l’Amour.

 

Entendons-nous bien : si l’amour est une bêtise, il est intelligent d’aimer.

Je veux ici parler de l’Amour, de celui avec un grand A, comme certains le disent. De cet amour idéalisé qui court après une espèce d’Eden perdu. De cet amour de magazine qui confond les grands élans sentimentaux avec une base solide de partages entre deux « je » qui s’aiment.

Notre recherche idéalisée est souvent bien ridicule, au vu d’une réalité implacable qui, plus que jamais, nous fait voir une désintégration des couples.

Ne ferions-nous pas mieux de repartir d’une conscience que l’amour n’existe pas, pas plus que l’homme ou que l’arbre, mais qu’il y a des amours, comme il y a des hommes, des tilleuls et des chênes?

Croire en la transcendance d’un idéal «  haut » ne peut jamais amener qu’à la déception. Ne vaut-il pas mieux, de façon plus intelligence, à chercher à partir du «  bas » et  gravir les échelons qui font que même si la réalité n’est pas merveilleuse, l’entende, le dire et le faire d’un « je t’aime » peut l’être ?

Si nous voulons que l’amour soit autre que bêtise, ne serait-il pas utile de détruire notre imaginaire pour aller à la rencontre de la réalité de l’autre, mais aussi de soi-même ?

Nous ne sommes pas des êtres voués à la tristesse. Nous ne sommes pas des Adam et Eve ayant perdus le paradis terrestre. La réalité, avec bien entendu ses souffrances, peut aussi avoir quelque chose de magique qui est bien autre que les feux et paillettes d’un amour idéalisé et porté au cénacle des illusions qui font recettes.

Si l’imaginaire est souvent nécessaire, ne le résumons pas à l’imaginaire ailleurs, mais bien à celui qui comme dans la prestidigitation sait transformer la réalité en magie. Dans cet exercice, il faut beaucoup de raison et d’habileté.

Voir uniquement avec le cœur, ainsi que le laisserait entendre Saint Exupéry dans son célèbre «  on ne voit bien qu’avec les yeux du cœur », n’est pas nier la réalité que nous sommes un sujet à plusieurs dimensions, à plusieurs composantes ? N’épanouir qu’une seule mène tout droit à la désillusion.

L’espèce d’angélisme que nous souhaiterions dans l’amour rejoint la bêtise si bien exprimée par le sens commun du «  qui fait l’ange fait la bête » !

Nous aimons avec notre histoire, notre cheminement, nos épreuves, autant qu’avec nos espérances. Nous sommes aimés dans l’histoire et l’expérience de l’autre de la même manière