01/02/2012

Ces "invisibles" qui nous gouvernent.

invisibles.pngEst-ce bien nos institutions et cénacles politiques, légitimement élus, qui nous gouvernent ? Est-ce bien dans nos parlements que se prennent les principales décisions économiques ? Si depuis toujours, il y eût des «  lobbyistes », « élites », ou « experts » qui, dans l’ombre, influençaient les décisions de nos responsables politiques,  je m’ interroge, comme d'autres, si dans la mondialisation et le développement actuels du marché, le contrôle démocratique peut encore vraiment s’exercer. 

Sans penser ou croire à un « complot » cohérent et bien organisé, il semble évident que la mondialisation engendre une strate de supers patrons, de technocrates, supposés compétents, dont l'expertise et le pouvoir nous échappent, autant d’ailleurs qu’aux élus qui sont sensés, eux, les comprendre et les contrôler!  

Il suffit d’entendre constamment nos responsables politiques s’en référer à des dictats européens nous imposant, au nom d’un réalisme économique, des mesures dont la technicité nous échappe. Nous en constatons seulement  les effets concrets dans notre vie quotidienne. Comment croire  encore que nos représentants élus peuvent réellement influer sur des stratégies et mécanismes de grandes firmes multinationales et des grandes organisations internationales comme l’ OMC, la banque mondiale, le FMI, les agences de notations, etc. ? Tous ces groupes, commissions et machins dont nous ne savons même plus la signification de leurs acronymes nous semblent bien nébuleux, incompréhensibles et surtout non-élus ! Je suis d’ailleurs certains que la plupart de nos élus ne les connaissent pas beaucoup plus que nous. S’ils se montrent forts dans le verbe, les discours et les faux débats, ils sont probablement incapables de les contrôler. Ces experts technocrates de plus en plus nombreux et budgétivores ne sont-ils pas les vrais maîtres de notre monde ? Raison supplémentaire de nous méfier de nos édiles qui cachent derrière leurs beaux mots et théories bien de l'incompétence et pour les plus sincères probablement du désarroi. 

Plutôt alors que de démolir en permanence nos politiciens, ne devrions-nous pas les inciter à reprendre le pouvoir. Ne faudrait-il pas, sans démagogie facile, exiger que les Etats redeviennent des vrais centres de décisions en se réappropriant véritablement le pouvoir que nous leur déléguons. Car  ne les élit-on pas pour défendre nos intérêts et pas ceux d’une minorité détenant la majorité de la richesse et les moyens logistiques et techniques de le défendre ?

22:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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