25/11/2011

Ce qu'il faut savoir...

Ce qui est  concrètement sur la table des négociateurs est purement et simplement imbuvable parce qu’injuste. Choisir entre les petites batailles roses ou bleues, c’est choisir entre la peste et le choléra.

En quelques points, que nous ont concocté nos dits défenseurs  (ceux que nous avons élus) ?

1. Travailler 2 ans de plus et un accès bien plus difficile à la prépension.

2. Diminution du montant de chômage et conditions plus sévères d’octroi aux jeunes.

Les sans-emplois verraient le montant de leurs allocations diminuer déjà à partir du troisième mois pour arriver à un montant forfaitaire minimal après une période dépendant de la carrière de travail. C’est ce qu’on appelle une plus « grande dégressivité des allocations de chômage.

Les jeunes qui n’ont jamais pu travailler verraient leur droit d’avoir une allocation de chômage de survie menacé. Ils devraient attendre au moins 12 mois (au lieu de 9 mois) avec des conditions d’accès très restrictives. Et, au-delà de 3 ans, les allocations seraient supprimées.   Aujourd’hui, 108 000 jeunes perçoivent une telle allocation d’attente.

N.B. J’entends déjà certains me  dire qu’il est temps de mettre de l’ordre avec tous les fraudeurs. OK. Mais pensez alors aux dernières fermetures :  Thissen, Gevaert, Kraft, ArcelorMittal, Ect…

3. Soins de santé.

Une réduction importante dans ce budget va engendrer ou confirmer une médecine à deux vitesses. Faudra être riche pour être mieux soigné. Le budget des soins de santé recevra 2,3 milliards d’euros en moins, alors que l’économie prévue était déjà de 1,2 milliard en juillet.

En bref :

Sous la pression libérale, la réduction des dépenses, qui touche l’homme de la rue, se montera à plus de 4,3 milliards d’euros (au lieu de 2,3 milliards dans la note Di Rupo de juillet). 

Quid des riches ?

Les millionnaires et les actionnaires n’ont pas trop à s’en faire !   Les intérêts notionnels ne sont pas supprimés, ni même sérieusement diminués. Le taux passe de 3,45 % en 2011 à 3 % en 2012. Pas de taxe sur la fortune…

Et pour nous distraire, un petit show du MR qui se dit défenseur de Classe moyenne  en exigeant la suppression de la hausse de la taxation sur les voitures de société. Or, cette taxe représente moins de 2 % de l’effort exigé.  De quoi oublier l’ampleur des économies faites ailleurs. Alors que le PS veut se profiler comme celui qui veut taxer le capital, son pseudo impôt sur la fortune représente ...1,3 % de l’effort demandé. 

En conclusion :

Si cela coince actuellement ce n’est que sur des questions de détails et surtout sur l’étalement des mesures avec  libéraux prêts à nous faire avaler la pilule de suite et des PS qui veulent  que nous les avalions à petites doses !

Tous vous diront que la Belgique doit répondre aux recommandations et obligations de  la Commission européenne (non élue) et de la gouvernance économique européenne chère à Sarkozy et Merkel. Et bien moi, je ne veux pas de cette Europe aux mains d’une droite active et d’une gauche très pâle et suiveuse !

19:01 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/11/2011

La bêtise de Facebook!

L’espèce de coqueluche sociale et amicale  engendré  par  Facebook me fait souvent tousser ! Faut-il d’abord être naïf lorsque certains s’imaginent avoir des centaines, voire des milliers «  d’amis » ! Bien sûr, on assimile à tort ou à raison un tas de connaissances passées ou présentes, bien que certains y incluent des « illustres » inconnus.

Mon deuxième étonnement vient d’une forme d’exhibitionnisme un peu débile sur ce qui tisse notre quotidien. C’est à peine si de gentils et amis souvent isolés  ne parlent pas du moment où ils vont faire pipi ou caca ! Faut-il vraiment exposer sa vie privée plutôt que de la protéger ? La consolation venue par ce type de lien social ne peut être que décevante parce que forcément superficielle et trop rapide. Un petit je t’aime et puis retour vers d’autres centres d’intérêts bien légitimes. Finalement quand on éteint son ordi, on retourne tout seul dans la routine de la vraie vie.

Mon troisième étonnement vient d’une espèce de frénésie à la reconnaissance sur base de futilités ou de plaintes permanentes. Tristes que ces espèces de cris d’alarme pour dire : «  j’existe » et : «dites-moi que je compte pour vous » ! Croire en l’efficacité du virtuel pour arriver à l’estime de soi par le regard de l’autre est bien illusoire.

Je suis évidemment pour la convivialité, mais je me  demande si ce réseau virtuel en est véritable outil. Les amis « facebookiens » ne vaudront jamais ceux qui viennent partager  un verre ou votre table. Cela ne ressemble en rien d’ailleurs à ces grandes invitations lancées parfois sur ce réseau pour des apéritifs géants ou plutôt pour des bitures pas virtuelles celles-là et des cirrhoses collectives du foie!!!

Alors plus belle ou moins la vie avec Facebook ?

Et pourtant, quel merveilleux outil de communication, d’échange d’idées, de mobilisations utiles, de partages culturels que ce Facebook.

Je ne me permettrai pas de juger la manière dont chacun l’emploie. Ceci ne m’empêche cependant de méditer sur ce nouvel outil de communication. Je suis sur  « Facebook », comme vous probablement. Je n’estime pas utiliser ce réseau plus intelligemment que ce que dénonce. Ce qui m’importe ? M’éclairer et  partager ma petite réflexion sur ce sujet bien complexe.

21:28 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/11/2011

C'est todi li p'tit qu'on spotche. ( c'est toujours le petit qu'on écrase)

crise 1.jpgJe pense ne pas être «  poujadiste » et encore moins simpliste quand  je tente d’analyser la situation politique et les plans de rigueur dont on nous nous dit qu’ils sont indispensables. Attendons celui de notre cher pays, mais je crains fort qu’on nous force encore à nous serrer la ceinture.

Personne ne peut évidemment nier l’énorme dette, pas plus qu’une situation de crise causée par des tas de motifs et surtout par de la spéculation inconsciente et des mécanismes très ingénieux de se faire très vite du pognon.

Qu’il faille remplir les caisses si nous continuons, à juste titre, d’exiger de l’Etat un maximum d’acquis sociaux ne fait pas de doute. Mais ce que ces messieurs  et dames bien trop payés nous promettent est à mes yeux d’une injustice qui mériterait un printemps européen !

Chaque pays tente de se justifier par l’objectif fixé par des technocrates et une politique libérale européenne que personne ne remet en cause.  Ceux-là justifie le fait de devoir nous rendre plus pauvres en fixant les yeux sur des tableaux de bourses et des agences de cotations que nous ignorions d’ailleurs auparavant ! Si je comprends bien, la loi des marchés de capitaux dont tout le monde s’accorde à dénoncer l’irresponsabilité est devenue impérative et contraignante. Si je comprends encore  bien, nous devons absolument rembourser des voleurs qui nous ont allongé du fric «  sale » ou qu’ils allaient chercher à moindre coût pour nous le refiler à taux bien plus élevé !

Trop simple mon analyse ? Probablement, mais je me demande si les puissants ne rendent pas tous les mécanismes financiers, autant que la panoplie infernale de normes, de lois pour mieux nous « paumer ». Peut-être aussi  créent-ils  un véritable labyrinthe de lieux décisionnels pour se déresponsabiliser ou pire pour ne donner le pouvoir qu’à ceux qui «  connaissent » !

C’est que tous ces responsables et acolytes ne se privent pas eux. Si je sais que ce n’est pas en rabotant leurs énormes salaires que la crise financière pourra se résoudre ou que la dette fondera, il serait décent d’y remettre de l’ordre.  Le scandale de la vidéo sur les  édiles européens grassement payés qui viennent pointer au parlement en dit long. Ne parlons pas des pensions scandaleuses dorées  de ces mêmes députés.  Après un mandat (cinq ans), la banque verse 1400 euros par mois à chaque cotisant, et 2500 pour deux mandats cotisés. Depuis qu'il existe, plus de 1000 parlementaires ont souscrit à ce fonds, que ses créateurs ont eu la bonne idée d'installer... au Luxembourg, pays membre de l'Union, et surtout, accueillant paradis fiscal. Ne parlons pas, sans être traité de poujadiste  de leur indemnité de départ et des parachutes dorés des commissaires qui touchent un salaire minimum de 20.000 euros par mois ! Sachons, entre autres que le Monsieur Barroso est mieux payé que  le Président des Etats-Unis.

Mais de tout cela, les médias parlent peu… Ils auraient peur, sans doute » d’être traités aussi de « poujadistes ». Ils  s’imposent peut-être aussi de rester dans le politiquement correcte craignant d’être rendus responsables du désintérêt de l'opinion vis-à-vis de l'Europe. Et voilà comment des informations, pourtant vérifiées mais trop connotées, échappent au plus grand nombre. Scandaleux, surtout en ces moments de disette annoncée. Ce n’est pas parce que ce genre pourrait faire le nid de l’extrême droite qu’ils doivent se taire. Les » Le Pen » après tout sont dans cette soupe là aussi !

Est-ce être utopiste, dogmatique, communiste, que de vouloir une autre politique avec un autre système fiscal et une meilleure distribution d’une richesse qui existe encore bel et bien ? Est-ce utopique voire révolutionnaire que d’exiger une taxe sur les millionnaires, que d’imposer un max sur les transactions boursières, de s’opposer à une économie de marché telle que celle menée maintenant ? De l’argent il y en a, mais, et cela ne date pas d’aujourd’hui, il va toujours dans la poche d’une minorité « exploitante ». On ne devient pas riche par son travail et c’est lui qui va encore se voir plus taxer ! Le monde se résumerait-il en « cons « qui travaillent pour avoir de l’argent et en « intelligents » qui font travailler l’argent pour eux ?

Y en a marre d’entendre la rengaine permanente de faux débats politiques où il n’y a plus de véritables opposants au système ( Mélenchon en France  est encore le seul qui me plait !)

En tout cas, ce n’est plus moi qui voterai  encore pour un des quatre partis traditionnels… Il est temps de leur donner un fameux coup de vrai " rouge"  de semonce !

17:52 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |