02/02/2011

Transmission de savoirs.

 

Constat alarmant : j’entendais hier au jt qu’à la fin de l’école maternelle un enfant de milieu défavorisé  en sortait avec 700 mots, tandis que celui d’un milieu favorisé en possédait 1700. Ce retard se révèle difficile à combler tout au long des études.  Certains  vont baragouiner des pensées, d’autres expliqueront des idées. Le langage reste évidemment un bon  bagage pour un avenir aussi bien professionnel que personnel.

Sans nostalgie de la vie d’antan, nous remarquons tous un appauvrissement du langage des jeunes via des moyens modernes de communication, tels que sms ou msn, alors que le net offre une possibilité énorme et facile pour atteindre le contraire.

Il reste donc capital pour les parents et tout l’environnement  de l’enfant, mais aussi de l’adolescent et du jeune de dialoguer souvent en employant des mots bien choisis et adéquats. Si la chose parait relativement simple avec des enfants et leur soif de tout connaitre et de poser des questions, il en va souvent autrement avec les grands ados et les jeunes.

Plus préoccupés de l’immédiat, des facilités et des paillettes d’une société où le paraître prime souvent sur l’être, les jeunes (du moins une majorité d’entre-deux), nous écoutent ou pas, parfois attentivement et intérêt, parfois très distraitement et avec aversion). La facilité du « tirer » par le « bas »  de copains et copines est évidemment plus attrayante dans l’immédiat et les petits plaisirs faciles plus agréables que le savoir, le goût de l’apprendre et de se forger une philosophie de l’être qui conduit vers un bonheur bien plus fondamental que celui des petites ou grandes consommations des illusions qu’offrent des médias à but commercial ! A la décharge de ces jeunes, il faut avouer que l’assimilation, l’intégration de vrais savoirs dans la construction de la personne n’est pas évidente. Cela  demande tout un cheminement avant qu’il ne s’intègre réellement dans l ‘esprit,  le cœur, les mains et la parole. J’ai parfois remarqué qu’en un premier temps, certains s’en emparaient très superficiellement et s’en servaient, un peu en coller-copier, pour simplement «  briller » devant un public non averti ou devant des personnes qu’ils cherchent à séduire ou encore pour tenter d’entrer dans un faux de monde de VIP !

Notre découragement éventuel serait une bêtise. Notre partage, tôt ou tard, reviendra dans leurs propres expériences et plus spécialement après leurs échecs. Nos connaissances, nos expériences de vie, seront alors appropriées, sans pour autant copiées. Leur personnalité s’affirmera, sur base du « reçu » mais de façon originale. Restons cependant réalistes, il y aura toujours des cons d’adultes pour lesquels aucun savoir ne passera jamais vraiment. Je suis alors de ceux qui pensent selon la célèbre réplique d’Audiard dans les tontons flingueurs : « Je ne parle pas aux cons, ça les instruit » !

08:23 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |