04/09/2009

La bêtise des mondanités.

mondanité
J’ai compris, avec un certain retard, que toutes les mondanités, ces habitudes de gens dits de la haute société n’étaient que pure hypocrisie et façade. Les mondanités n’ont sans doute comme effet que de masquer le désarroi dans lequel végète ce type de société, très accro aux dites bonnes manières. J’aime les belles choses, un certain savoir faire, une politesse élémentaire, les petites attentions, etc., pour autant qu’elles soient signes de l’attention particulière que vous portez à vos proches et amis. Hélas, le rituel mondain n’a bien souvent comme but que d’épater ou pire de sélectionner pour ne maintenir dans les relations qu’une espèce de caste où compte avant tout le carriérisme professionnel, le fric engrangé, l’apparat distingué de gens qui au fond d’eux-mêmes s’ennuient. Que dire de ces diners et soirées en smoking et robe longue, de ses baisers de main, de ses couverts d’argent et où après quelques verres de bon vin les propos ressemblent  de plus en plus à ceux de concierges ! L’élégance n’est qu’apparence. Les belles dames, souvent mal baisées, les hommes en quête de maîtresses s’y pavoisent en quête d’aventures nouvelles bien moins fesses serrées qu’obligent la liturgie des faux culs en fête. Galas, fêtes de charité, soirées privées, réceptions mondaines tournent en défilé de mode où l’on se sent obligé de se dire avoir passé agréable moment, alors que la grande majorité s’est faite chier !

Les liens amicaux ne se font pas dans ce milieu. Tout n’y est basé que sur la réussite du fric ou sur le privilège de naissance. Là aussi, il y a concurrence malsaine, avec son lot de jalousies multiples.

Toute personne devrait être considérée comme VIP, voilà qui ferait véritablement une société plus juste, plus conviviale, car plus sérieusement, les mondanités sont peut-être de nos jours un signe d’une évolution des classes sociales. A côté de la différence qui demeure entre la classe bourgeoise et aristocratique qui possédait les moyens de productions et dominait la classe ouvrière, il est venu se greffer toute une classe basée sur des critères socio-économiques un peu autres, tels que le niveau de revenus ou la profession. Des réceptions de château, nous sommes passés aux boîtes branchées.

Ne nous méprenons cependant pas. La lutte des classes n’est pas une histoire passée.  L'hyperclasse hypermobile, hyperactive et hyperfriquée est celle qui, aujourd’hui, agrandit le fossé entre riches et pauvres. Ne restons pas aveugles, c’est cette « hyper » qui mène la danse du capitalisme exploiteur d’un prolétariat qui existe toujours et réagit peu aux logorrhées des politiques qui masquent les disparités et n’osent plus employer des termes de lutte.

La mondanité est devenue aussi politique. C’est la recherche constante du compromis où il ne peut y avoir de vaincus et de vainqueurs. Nous n’entendons plus, y compris de la gauche, que des discours gélatineux et passe-partout. Si la gauche n’avait encore perdu que son langage de combat avec le vocabulaire du type exploiteurs, front de classe, classe ouvrière, cela ne serait que demi mal, mais la mondanité de son discours contemporain traduit bien plus gravement qu’elle a liquidé la pensée et l’action de son combat d’autrefois.

19:13 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

Moi VIP de la blogosphere voudrait te remercier toi VIP aussi du gentil com que tu as mis chez moi, pour moi aussi c'était un plaisir de te rencontrer ainsi que les autre VIP de la soirée . Merci MK c'est gentil bisous sur ça près j'ai eu dans un passé bien lointain l'occassion de passer du stade de mr et mme tout le monde a celui de vip dans certaines circonstances et ce que tu écrit est bien juste, mais mon égo me dis que pour un court labs de temps se la pe... comme on dis c'est chouette, seulement il faut garder les pieds sur terre, car sinon la chute fait mal. rebizzzzzzzzzzz

Écrit par : cheera/marie | 10/09/2009

les gens de la haute se la joue sans arrêt ! ça les fait tenir debout mais surtout ça les aide à se supporter eux-même au quotidien
ils aiment se faire flâter et se trouvent beaux et invulnérables. A part le fric et le titre ils n'ont rien dans la vie.

On est bien plus heureux qu'eux mon mikou
à bientôt

Écrit par : jojo | 10/09/2009

Certes ! Oui, j'en témoigne: je suis né en "47" dans une famille profondément ancrée dans les vraies valeurs de liberté, d'équité, de fraternité ! La "gauche" a liquidé - lamentablement - la pensée et l’action de son combat d’autrefois ! Et remplacé son poing levé par un "noeud-pap" empesé... Pitoyables "socialistes". Compliments, Mik

Écrit par : Loulouleloup | 12/09/2009

Et que sera-ce ... dans dix ans si cela ne change pas en revenant aux valeurs essentielles ?
Amitiés Mik
Jean-Pierre

Écrit par : L'Enthousiaste | 14/09/2009

Un petit coucou en passant je deviens un peu paresseuse pour passer sur les blogs , je veux trop en faire ou alors j'en fais trop peu mais ce qui ne veut pas dire que j'en oublie les ami(e)s . je apsses donc te faire un petit coucou pas grand chose à dire , mais juste apportermon amitié

Écrit par : christiane | 15/09/2009

bonjour Mik je déteste les mondanités le protocole les chichis et le luxe ce n'est pas pour autant qu'il faut être mal élevé ou malpoli

gros gros bisous

Écrit par : nays | 15/09/2009

La critique gagnerait en efficacité si elle était plus concise, plus retenue. On comprend que l'auteur n'a pas de place dans des moeurs qu'il condamne sans y jeter plus qu'un regard extérieur, et sur lesquelles il y aurait bien plus à dire sur le fond. J'ai des raisons de ne pas aimer l'hypermondanité pour l'avoir pratiquée plus de trente ans dans des ambassades.

Écrit par : rakayz | 01/12/2010

La critique gagnerait en efficacité si elle était plus concise, plus retenue. On comprend que l'auteur n'a pas de place dans des moeurs qu'il condamne sans y jeter plus qu'un regard extérieur, et sur lesquelles il y aurait bien plus à dire sur le fond. J'ai des raisons de ne pas aimer l'hypermondanité pour l'avoir pratiquée plus de trente ans dans des ambassades.

Écrit par : rakayz | 01/12/2010

Détrompez-vous, Rakayz, je l'ai pratiquée de "l'intérieur" cette mondanité durant de longues années ( par mariage et par métier)! Je suis d'accord cependant avec vous sur le beaucoup plus à en dire sur le fond et sans doute aussi sur la forme...Merci de votre commentaire.

Écrit par : mik | 01/12/2010

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