31/05/2009

La bêtise de la droite et de la gauche.

La dernière ligne droite avant les élections est arrivée. Les débats, du moins ceux qui sortent un peu du bac à sable, s’orientent autour d’une vision de société de droite, représentée par le MR et une vision de gauche, représentée par le PS.

La manœuvre est habile, de part et d’autre et pas du tout anecdotique.

Depuis toujours, la vision  de l’organisation de la société a fait l’objet de différences fondamentales. Cette organisation tourne bien évidemment sur la réflexion économique, inséparable de la culture et des institutions politiques.

Nous sommes arrivés à une période de crise propice à la remise en question des valeurs et idéologies.

La mondialisation, à l’image de la fin du XIII siècle, où l’Europe connaissait de profondes modifications de structures mentales, techniques et institutionnelles, a, à son tour bouleversé les échanges.

L’économie libérale qui a toujours pensé que le mobile égoïste du profit aboutissait à une économie bien organisée, selon la vieille école classique anglaise du 18 siècle et la fameuse «  main invisible », ou encore la fameuse loi des débouchés avec « une offre qui crée sa propre demande », reste, hélas, un modèle à peine améliorable par un peu plus de social. Ce système continue sa poursuite de la liberté. Il met évidemment en avant le mérite, l’excellence, le « tirer vers le haut », en ajoutant une touche verte sur le désert économique que ce type de libéralisme, qui se proclame non capitaliste, à créer.

De l’autre côté, le socialisme européen s’est accommodé de l’économie de marché, croyant que la « superstructure » (l’Etat) pouvait simplement réguler « l’infrastructure » (techniques, mode de production et d’échanges) espérant naïvement éviter ainsi la paupérisation de la masse populaire.

Autrement dit, une petite dose de social dans le libéralisme et une grande dose de capitalisme dans le socialisme !

Selon moi, l’analyse de Marx reste d’actualité. Nous vivons la crise économique la plus grave depuis longtemps et que voyons- nous ? Les grandes entreprises font payer à l’Etat leurs pertes au détriment d’ailleurs des travailleurs qui avaient produit la richesse disparue dans de la spéculation honteuse. Marx dirait donc, qu’une fois de plus, les organisations politiques, les régimes juridiques se font menés par les grandes entreprises de production et d’échanges.

Plus que jamais nous assistons à un  retard des Etats sur celui des modes de productions. Des Etats qui aujourd’hui sont aux abois.

Les capitalistes sont évidemment un peu plus nombreux  que ceux du 19ème siècle (quoique). Ils comptent même parmi eux des socialistes parvenus. Le monde politique, y compris socialiste, est devenu une classe dominante à la solde du monde de l’entreprise privée et financière.

L’histoire m’a enseigné que dans ces moments de crise, il était nécessaire de susciter une contestation sociale radicale. Devant l’inégalité croissante entre riches et pauvres, il est temps de donner la fessée aux bien-pensants de la gauche, comme de la droite.

Je ne vois pas en Ecolo ou au CDH une véritable alternative. L’économie verte est sympathique, dynamique, l’humanisme aussi, mais je crains que ces partis ne prolongent la crise par de simples petits pansements sur la plaie géante taillée par une économie de marché sauvage, par la privation de grands leviers économiques.

Il faut sortir de l’individualisme et du discours de liberté tenus par la droite. Il faut sortir de l’affairisme et du clientélisme socialistes.

Nous ne sommes plus au XIX siècle et les réponses économiques passées ne peuvent s’appliquer aujourd’hui. Elles peuvent cependant nous éclairer grandement.

Je me prononce en tout cas pour une plus grande radicalité de la gauche, pour un Etat, une Europe reprenant des leviers économiques importants laissés aux mains des privés et peu contrôlables.

Je crains une alliance centre droit et souhaite une alliance centre gauche.

Mais pour la première fois de ma vie, car ayant toujours voté pour un centre gauche, je voterais pour un petit parti véritablement de gauche, parce qu’il temps de réveiller les valeurs d’une solidarité qui n’est pas celle de la charité, mais le juste retour vers ceux qui créent la vraie richesse, c'est-à-dire : les travailleurs.

Je confesse donc que dimanche, je voterais PTB+. Je ne me fais évidemment aucune illusion. Ce parti restera petit, mais une augmentation de pourcentage sera, je l’espère, un signe d’alarme pour indiquer qu’une autre et réelle politique que celle du libéralisme et du socialisme décoloré est nécessaire.

Commentaires

PTB Pas grand chose à dire sur la politique moi mais PTB est-ce une note de professeur ? Presque très bien ? On verra cela le 7 Juin alors . Bisou passe une agréable journée en ce lundi de pentecôte .

Écrit par : christiane | 01/06/2009

les gens d'abord! belle profession de foi mais qui, de nos jours et surtout en ce qui concerne le monde de la politique, douce utopie:)! mais essayons de croire que les choses peuvent bouger mais dans le bon sens pour une fois, qui sait???
bonne soirée Mik, bises!

Écrit par : mimi | 01/06/2009

bonsoir Mik il faut espérer croire bien que je soit un peu d'accord avec mimi, je pense que les choses ne changeront que par une révolte générale malheureusement..si possible dans la non violence....si je vais voter je ne voterai pas pour un grand parti de toute façon ou on boycotte !!!
bisous Mik bonne soirée

Écrit par : nays | 01/06/2009

Bonsoir Mik ET bien j'avoue que depuis quelques temps, je ne suis plus tropé présente non plus, pas par manque d'envie, mais surtout par manque de temps...

Pour ton post, je dirai que voilà les horloges remisent à l'heure, mais de toute manière, je reste persuadée, qu'à l'arrivée, on reverra les mêmes...

je ne vote pas je suis en vacance...

Elle n'est pas belle la vie?

gros bisous et bonne fin de journée

Écrit par : SOLEDAD | 01/06/2009

centre droite voilà la direction qu'il faudrait.
Mais je penses que je vais plutôt voter pour défendre les minorités traîtées comme de la M...dans leur propre pays !! en tant que francophone minoritaire je me sens très concernée !
bisou mon mikou et à bientôt j'espère pour une tite bouffe !
(en juillet...?)

Écrit par : jojo | 01/06/2009

MMMMM... ma fourche à languée nondidjuu
CENTRE GAUCHE EVIDEMMENT.
je vais finir par m'emmêler les pinceaux !!!(dans un pays de krumme y a rien d'étonnant)

Écrit par : jojo | 01/06/2009

Perplexité Ce n'est ni le moment, ni le lieu, à cause des élections mais je me demande à quoi vous jouez avec moi. Après m'avoir écrit, en toutes lettres : "vous me faites chier" et avoir annoncé que vous ne vouliez plus discuter avec moi, vous m'envoyez une très très longue définition du déni selon la psychanalyse. Et comme je réagis en très bref pour dire qu'il y a plusieurs définitions du terme, vous m'invitez à appliquer la mienne au cas de deni de grossesse chez une femme. Evidemment je refuse et alors, selon votre habitude vous portez sur moi un jugement méprisant. A quoi ça rime ?

Écrit par : Marie-Claire | 02/06/2009

à Marie Claire Quand vous me mettez en cause, il est normal d'utiliser un droit de réponse. J'ai pris le cas de déni de grossesse pour simplement illustrer la définition courante du déni comme un refus de la réalité. Quand donc comprendrez vous les choses avec un peu de recul, un peu de conceptuel et pas tout au sens premier et primaire! Vraiment désolant de lire vos sornettes dites bien documentées et je confirme, persiste et signe que vous me faites c...

Écrit par : mik | 02/06/2009

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