28/04/2009

L'homme au centre du progrès

Nos sociétés peuvent-elle devenir des sociétés où, ainsi que presque toutes les philosophies, religions et politiques le proclament,  l’homme devient le centre, au contraire du profit ?

Utopie ou non ? Bêtise ou pas ?

En ce moment de crise, du à un manque de consommation et à des prêts accordés, pour maintenir un système capitaliste, nous pourrions nous retourner vers des analystes et visionnaires anciens, comme Marx ou Engels, qui avaient vu l’histoire de toutes les sociétés humaines sous l’angle exclusif de la lutte des classes.

La mise à mort de «  l’exploitation de l’homme par l’homme » sera-t-elle enfin pour demain ?

Peut-on imaginer une société sans classes sociales ?

Le socialisme n’a en tout cas pas pu mettre une véritable fin aux longs siècles d’esclavagisme, de féodalisme et de capitalisme. La « révolution », la dictature du prolétariat et la collectivisation des moyens d’échange et de production n’ont pas abouti à un meilleur sort humain que la privatisation de toute l’économie.

L’internationalisme du capital en a profité pour prendre de vitesse et s’imposer face à  celui du monde ouvrier, toujours et encore à la traîne.

Le marxisme est à mes yeux une magnifique analyse du capitalisme, une dénonciation juste de ce que la course au profit ne peut mener qu’aux inégalités de classes. Il s’est cependant trompé en croyant au renversement total du système économique. Là où il est arrivé à la faire, il a recréé d’autres inégalités et mis en place une nouvelle classe rouge de nantis « particratiques » !

Croire au dynamisme humain sans la carotte du profit est le plus gros canular, après celui du libéralisme qui a voulu faire croire à l’accroissement de la richesse (surtout du petit nombre..) nécessaire à son partage.

La critique est évidemment aisée. Il faudra pourtant bien trouver des solutions autres que les petits ou grands pansements que nous concoctent aujourd’hui nos dirigeants.

En homme lucide, je me refuse de croire que notre bonheur dépend de la politique ou d’un système économique quelconque.

Pourtant, ce qui me plait, notamment dans une gauche plus radicale à l’instar du PTB+, c’est sa ténacité de voir sortir de son sommeil le socialisme libéral. Il faut mettre fin à la nouvelle servitude née du monde industriel de production.

La crise nous montre que la croissance indéfinie est bel et bien finie. Ceux qui veulent la relancer sous le même mode se trompent et nous trompent.

Il nous faudra imposer des limites à une glu de produits et de services. Il nous faudra réduire le gigantisme des outils de production. Il nous faudra nous souvenir qu’il y a des voisins, des égaux et que la convivialité est autre qu’un réseau social via internet.

Nous avons aussi trop oublié l’école, les transports et même la santé. Mais nous avons fait pire : nous avons donné l’image d’un bonheur fictif, tel le rêve américain, et sur lequel se sont alignés les pays pauvres.

Nous idolâtrons aujourd’hui Obama. Méfions-nous car l’inversion des institutions capitalistes ne sera jamais celle d’un seul homme, pas plus d’ailleurs que d’une poignées d’agitateurs.

Et pour conclure, j’avouerais aimer Ecolo pour l’importance particulière qu’il accorde à la dégradation de l’environnement. J’aime le cdH pour son attention (du moins apparente) pour une société plus conviviale et son idéologie humaniste dans une collaboration de classes plutôt que dans une lutte. J’aime le PS, parce que son idéologie demeure malgré tout la défense des plus faibles. Je déteste le MR pour qui l’homme demeure l’accessoire de la méga machine de production et de consommation.

J’aime le PTB+ pour sa manière, même si utopiste, de vouloir rendre au peuple le pouvoir et de le sortir de l’esclavage moderne de la surconsommation entraînée par la course folle du capitalisme et du libéralisme ; pour son programme pragmatique et novateur qui vise une société où l’homme contrôle son outil et non point un corps de dits « spécialistes ».

Tous les partis confondus dans le même sac ? NON. Ce sera à vous de choisir..

Moi, en tout cas, je choisirais, tout en sachant que la politique n’apporte pas le bonheur. Le vieux philosophe que je suis, à la suite de bien d’autres, sait que celui-ci réside dans une forme d’austérité qui n’exclut pas les plaisirs et renforce la relation personnelle trop souvent abîmée par la course à tout prix au profit. Mon slogan serait donc, pour une société plus conviviale !

Commentaires

Même les continents dérivent... Bientôt ils ne feront plus qu'un...ou presque.
Cependant il y aura aussi toujours un volcan sous les océans pour créer une île. Elle dérivera et se réunira au continent, mais au fait, y aura-t'il une ou des pensées en ces demains?
Salutations conviviales et apolitiques.

Écrit par : Pat. | 28/04/2009

bonsoir Mik pour l'instant je n'en aime aucun et en déteste un plus que les autres!! tiens toi aussi
on se tâte on se tâte !!
bonne soirée
bises

Écrit par : nays | 28/04/2009

la philosophie à elle seule ne résoud pas le mal-être du monde.
Il faut des hommes et des femmes forts et conscients afin d'aller de l'avant. La volonté doit être politique mais aussi et surtout citoyenne !!!!
C'est pourquoi le vote des belges sera important ce 7 juin.
J'espère que les citoyens ont appris un peu plus en ces temps difficiles et que leurs yeux se seront plus ouverts sur la réalité des choses et des faits !
bonne fin de journée mon mikou

Écrit par : josée | 29/04/2009

ah si on pouvait inventer le vote "contre" !

Écrit par : joseph | 30/04/2009

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