29/03/2009

La bêtise électorale

La bêtise politique n’a souvent d’égale que son hypocrisie. Ainsi, je remettais les pieds, depuis longtemps, dans une fête de campagne électorale. Tous les candidats vantaient évidemment les mérites, qualités et compétences des uns et des autres, espérant évidemment attirer sur son nom le plus grand nombre des voix de la liste ! En campagne électorale, l’ennemi est bien plus sur sa propre liste que sur la liste concurrente.  Hypocrisie aussi des chaises musicales entre effectifs et suppléants, avec les savants calculs pour que y, placé après x, prenne la place de z mis en suppléance. Bref, il faut bien connaître ce petit jeu des stratégies pour vouloir donner sa préférence à tel ou tel candidat. Mais la bêtise serait sans doute de préférer l’homme au parti, ainsi que pensé par beaucoup d’électeurs. N’oublions pas que l’élu sera surtout tenu à suivre et voter la ligne du parti, même si au sein de celui-ci l’avis d’une machine à gros calibre électoral sera nécessairement plus écouté.

Si je dénonce facilement la bêtise politique, je reste cependant un défenseur acharné de celle-ci, sans qui la vie sociale et les garanties de droits fondamentaux individuels et collectifs auraient de grosses difficultés à exister.

J’admire aussi l’endurance et le travail de ceux qui prennent des responsabilités et qui, en cette période, doivent se battre pour récolter les suffrages sans lesquels ils ne peuvent rien.  Nous ne résisterions pas aux exigences d’agendas aussi chargés que les leurs.

Trop payés, trop nombreux ? Une économie d’institutions inutiles, comme par exemple la province ou de nombreuses asbl para- étatiques, pourrait se faire sans nuire au bon déroulement de l’organisation démocratique. Nous avons trop de mandataires, trop de ministres. Nous comparons souvent avec la France. A tort, je pense, parce que nous avons des communautés linguistiques bien différentes, mais aussi parce que elle a des conseils régionaux semblables à nos provinces et une multitude de petites communes, comme les nôtres avant la fusion de celles-ci.

La bêtise serait à partager équitablement entre électeurs et élus. Ne votons-nous pas toujours pour les mêmes, tout en ne cessant de les critiquer ? N’avons-nous pas tendance à pointer ceux que le petit écran privilégie en en faisant presque des vedettes ? Ne tombons-nous pas dans le simplisme et populisme de clichés bien sympathiques, mais qui ne résisteraient pas à l’épreuve d’une économie mondiale ?

Nos politiciens ne sont ni pires, ni meilleurs de ceux de nos voisins européens. Ceci dit, balais nouveaux balayent bien. Nous avons intérêt à ne pas laisser s’installer l’usure du pouvoir et ses dérives.

26/03/2009

La bêtise de la médecine

L’homme de notre siècle, comme celui du passé probablement, fait des choix surprenants.

Ainsi, je reçois cette statistique, comme pensée du jour, d’un ami revu avec plaisir après plus de 35 ans. Elle m’a bien fait rire, alors que dramatique et signe évident que la bêtise humaine a encore un avenir évident !

En 2002, dans le monde entier, on a dépensé 5 fois plus d'argent pour  des implants mammaires et du Viagra que  pour la recherche contre la  maladie d'Alzheimer.

On peut donc conclure que dans 30 ans, il y  aura un très grand nombre  de personnes avec de gros nichons et de  superbes érections, mais  incapables de se rappeler à quoi ça sert!

20/03/2009

La bêtise continue

Inutile de dire que durant cette courte pose, les bêtises dans notre société et celles de ceux qui l’influencent n’ont cessé.

Il y a celle de la fameuse commission parlementaire qui confirme que pour noyer un problème, rien ne vaut de faire une commission pour le traiter. La nuance est évidemment importante, mais lorsqu’elle est là pour masquer la réalité, c’est autre chose !

Déception aussi envers les écolos qui veulent toujours laver plus blanc que blanc, mais qui, avec l’arrivée sur leur liste de Jean-Claude Defosset, prouvent qu’eux aussi n’hésitent pas à engager des attrapes voix.

La plus grosse bêtise, mais nous y sommes habitués, est celle du vieux conservateur Benoît XVI, avec sa sortie sur la capote. Irresponsabilité de celui qui n’est plus écouté que dans des pays à majorité de populations peu instruites.

Bêtise aussi de croire à une crise financière passagère. Bien plus qu’une crise, il s’agit bien d’une mutation profonde de nos sociétés qui ont cru  les ressources du monde inépuisables.

Seuls quelques bons visionnaires, comme le brillant  Albert Jacquard, osent parler vrai.

J’aime bien cet homme à la fois scientifique et philosophe. Je l’aime parce qu’il dit bien mieux de moi ce que je pense. J’aime aussi son utopie, car sans utopie, pas de progrès.

Dans notre monde où fleurissent tant de cons, il faut mettre en lumière la pensée ce type d’homme intelligent, simple, rempli de sagesse et avec une vision remarquable de société.

Dénoncer les bêtises ne suffit pas à les supprimer. Il faudrait davantage mettre en lumière les artisans d’un réel mieux-être d’une humanité qui a trop cru au bonheur qu’apportait la croissance de la consommation.

Hélas, bêtise de plus, nos medias préfèrent faire la une avec des montres comme ce père incestueux autrichien. Faut-il être bourreau, assassin génie du mal pour devenir une sorte de « héros » dont les médias s’emparent et sont prêts à payer des fortunes pour obtenir les détails glauques de crimes crapuleux ? L’école de l’information se fait de plus en plus miroir de faits divers qui dégoûtent ou de vie de stars qui font rêver de devenir scandaleusement riches.

13/03/2009

Pause

09:51 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

11/03/2009

La bêtise d’une commission d’enquête parlementaire.

Je suis  plus ou moins attentivement la retransmission en direct de l’enquête parlementaire sur la séparation des pouvoirs (Justice-Etat).

Chargée d’analyser, de mettre en lumière, ce qui a pu mal fonctionner et qui a été coupable dans la relation de ces deux institutions dites indépendantes, nous assistons à une grande comédie qui tente de donner de bons et mauvais points aux acteurs.

Nous entrons dans le bac à sable de la Chambre, où chacun, bien plus que de vraiment chercher à veiller au bon fonctionnement de l’Etat, tente d’enfoncer l’adversaire politique.

Amusant, mais bête. On suit cela, comme des discussions de café de commerce.

On entre dans l’anecdotique. On s’y attarde. On voulait de la lumière. On en est ébloui au point de ne plus rien voir.

Tristes pouvoirs, tant celui du monde judiciaire qui semble de pas échapper, lui aussi, à des rivalités et guéguerres entre personnes, que celui du monde politique où les hommes veulent d’avantage gagner des voix que bien faire fonctionner le pays.

Y a- t-il des coupables et des innocents ? Y a-t-il eu pression pour donner jugement favorable aux décisions gouvernementales concernant Fortis? Certains étaient-ils au courant avant le prononcé du jugement ?

Personne ne le saura jamais. Les propos des protagonistes restent vagues et prêtent à interprétations diverses. A mes yeux, il y eût d’ailleurs bien plus de maladresses qu’une volonté délibérée d’influencer véritablement la Justice.

Il semble évident que des fuites ont bien eu lieu, qu’un collaborateur de Leterme a bien contacté un substitut du Roi traitant le dossier. Cela est t'il vraie pression?

La commission fera peut-être sauter quelques fusibles inférieurs, mais la légèreté avec laquelle les responsables ont agi en cette affaire importante ne sera pas déclarée et sanctionnée. Le chef de Cabinet de Ryenders semblait avoir été mis au courant, malgré ses dires. Le faire sauter serait faire sauter son patron. On s'en gardera bien.

Dans toute cette affaire, je retiens (mais je le savais) que nous ne sommes, en fait, pas gouvernés par ceux que nous pensons. Les vrais « chefs » sont dans l’ombre. Ce sont ceux qui conseillent les ministres aux agendas trop chargés et qui courent de plateaux TV en kermesses, de congrès de partis en manifestations mondaines ou populaires, d’inaugurations en dîners d’affaires et n’ont plus le temps de faire le vrai boulot : celui de bien gérer l’Etat, de proposer des réformes utiles et d’étudier convenablement les dossiers qui leur sont soumis.

Nous ne leur demandons pas la sainteté, la blancheur parfaite, mais au moins un travail sérieux et responsable.

La commission d’enquête chutera à nouveau. Le laver plus blanc n’aboutira qu’à délaver un peu le bleu, raviver le vert, déteindre un peu  moins le rouge et garder intact l’orange.

Mais où sont donc nos grands hommes d’Etat ?

08/03/2009

La bêtise de la violence

En allant voir ce w.e le film « Les gardiens » ( Watchmen), je me disais qu’hélas le cinéma d’aujourd’hui exacerbe bien trop la violence et le sexe.

Basé sur une BD, ce film n’est qu’un exemple, parmi bien d’autres, d’une violence gratuite.  Bien que s’adressant à tous, les jeunes ne devraient pas voir ce genre de spectacle.

Bien entendu, il ne s’agit que de fiction, mais le risque de confusion avec des héros violents reste un danger, surtout chez des jeunes fragiles. Les drames de faits divers, y compris chez nous, démontrent combien il existe.

La culture de la violence est présente un peu partout, au cinéma, à la Tv, jeux vidéo, etc.

Est-ce la violence dans notre société qui alimente ce déballage de "pissage" de sang ou l’inverse sur nos écrans?

La violence ne date évidemment pas d’aujourd’hui, ni d’hier.

Je me disais en regardant ce film spectaculaire et les bandes d’annonce d’autres aussi violents, qu’en tout cas, le miroir de violence que reflètent  ces films, n’est probablement pas gratuit.

Il faudrait, me semble t’il, ne pas en tout cas nous y accommoder ou nous en affliger, mais remettre en cause cette exaltation.

Je ne suis pas persuadé que les artistes de films cherchent à nous vraiment à nous choquer pour nous faire réfléchir. La violence et le sexe sont de plus en plus un simple produit de consommation qui se vend bien.

En cette journée de la femme, il est révoltant de voir combien aussi ce type de film véhicule une image de celle-ci très souvent dévalorisante.

Je n’ai guère une âme de moraliste et de vertueux, mais je veux dénoncer qu’il est trop simple de dire : «  ce n’est que du cinéma » !

Non, à travers la violence du cinéma durant son histoire, c’est aussi la nôtre que nous découvrons.

Les grandes mises en scène de boucherie fictives ou non ne sont pas anodines, pas plus que le moindre coup de poing.

Ne pas oublier non plus, spécialement en ce jour mais aussi durant les autres, que les femmes sont encore en notre époque les premières victimes de violence sexuelles.

06/03/2009

La bêtise du rexisme

L’intéressante émission de la Une sur Degrelle a bien mis en exergue le danger représenté par des personnages charismatiques qui prétendent laver plus blanc que blanc.

La bêtise réside toujours dans l’adhésion à des idéologies idéalistes qui tentent de transformer une démocratie en une espèce de corporatisme des « purs » unis et solidaires dans une identité forte.

Les crises, particulièrement économiques, sont un terrain propice au souhait d’un renouveau moral. Voilà qui peut être bénéfique à condition de bien préserver un Etat de droit et de raison.

Heureusement que l’histoire ne représente jamais les mêmes plats, sinon celui des pauvres qui sont toujours vides. Attention cependant à leur simple remodelage et au simple changement de goût. La pensée rexiste n’est pas morte. La preuve en est encore faite par ceux qui nient les camps d’extermination de 6 millions de juifs.

N’attendons jamais de messie politique. Méfions-nous des tribuns. Faisons attention au simplisme de certaines démonstrations. Attention à l’exaltation du nationalisme.

Si nous pouvons espérer mieux de nos parlementaires, ne mettons pas en cause le parlementarisme qui demeure garant d’une démocratie bien plus qu’un pouvoir fort qui prétend être représentatif du peuple.

Attention aux balais ! Dénoncer, c’est bien, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Nous traversons une période où de nouveaux Degrelle pourraient apparaître, sous d’autres formes, mais avec une idéologie aussi dangereuse.

Ne nous plaignons pas des consensus difficiles à trouver. Ils sont le signe d’une saine démocratie. Une démocratie sans contre-pouvoirs n’est plus une démocratie.

La démagogie et le populisme de certains partis d’extrême droite pourraient encore réussir l’adhésion d’une masse qui a peur de la crise, des étrangers.

Le rexisme a utilisé pour son succès ce type de méthode.

Les élections approchent, alors autant savoir !

 NON à l'extrême-droite.Mais NON aussi à Toute forme d'extrémisme.

01/03/2009

la bêtise de la privatisation de la Poste

Voici une nouvelle grève de la poste. Avec raison, je crois.

A l’heure des grands messes des grands de l’Europe, nous pouvons nous demander pourquoi ceux-ci veulent poursuivre, après les leçons de la crise financière actuelle, une libéralisation toujours plus grande. Celle-ci a montré les limites de la dite libre concurrence.

En 2011, la concurrence sera rude dans le secteur de distribution du petit courrier, et tout cela par la volonté d’une Europe à majorité de droite, mais rejoint en ce point par les socialistes et les centristes….

Cette concurrence dans le marché très dense de notre poste nationale va avoir comme effet une déshumanisation d’un service qui aurait du rester public.

Le service de la Poste à tout citoyen va tomber et nous pouvons nous attendre à des disparités plus ou moins grande entre selon que vous soyez « rentable » ou pas, c-à-d selon que vous habitiez un pays plat et dense en population ou non.

Fini l’attente du facteur sympa, agent social de proximité important.

La Poste belge perdra donc, au 1er janvier 2011, le dernier pan de son monopole historique sur le courrier.

Ne nous faisons aucune illusion sur la concurrence rude des entreprisses privées et certainement pas au bénifice de tous les citoyens.

La bêtise d’une telle libéralisation ne semble guère préoccuper nos dirigeants, alors que les belles paroles ne manquent pas et vont s’amplifier pour les très prochaines élections européennes, dont nos citoyens, dans leur grande majorité, semblent se foutre royalement!

Ils rediront sans doute que la concurrence devra être équitable. Je n’y crois absolument pas.

Si je peux comprendre la direction de la poste qui tente de préparer la libéralisation, j’en veux surtout au parlement européen, source première de ce chambardement où l’humain doit encore céder la priorité à l’économique.

Je soutiens donc cette grève et redis toute ma sympathie aux travailleurs d’ un service trop souvent et injustement décrié.