11/03/2009

La bêtise d’une commission d’enquête parlementaire.

Je suis  plus ou moins attentivement la retransmission en direct de l’enquête parlementaire sur la séparation des pouvoirs (Justice-Etat).

Chargée d’analyser, de mettre en lumière, ce qui a pu mal fonctionner et qui a été coupable dans la relation de ces deux institutions dites indépendantes, nous assistons à une grande comédie qui tente de donner de bons et mauvais points aux acteurs.

Nous entrons dans le bac à sable de la Chambre, où chacun, bien plus que de vraiment chercher à veiller au bon fonctionnement de l’Etat, tente d’enfoncer l’adversaire politique.

Amusant, mais bête. On suit cela, comme des discussions de café de commerce.

On entre dans l’anecdotique. On s’y attarde. On voulait de la lumière. On en est ébloui au point de ne plus rien voir.

Tristes pouvoirs, tant celui du monde judiciaire qui semble de pas échapper, lui aussi, à des rivalités et guéguerres entre personnes, que celui du monde politique où les hommes veulent d’avantage gagner des voix que bien faire fonctionner le pays.

Y a- t-il des coupables et des innocents ? Y a-t-il eu pression pour donner jugement favorable aux décisions gouvernementales concernant Fortis? Certains étaient-ils au courant avant le prononcé du jugement ?

Personne ne le saura jamais. Les propos des protagonistes restent vagues et prêtent à interprétations diverses. A mes yeux, il y eût d’ailleurs bien plus de maladresses qu’une volonté délibérée d’influencer véritablement la Justice.

Il semble évident que des fuites ont bien eu lieu, qu’un collaborateur de Leterme a bien contacté un substitut du Roi traitant le dossier. Cela est t'il vraie pression?

La commission fera peut-être sauter quelques fusibles inférieurs, mais la légèreté avec laquelle les responsables ont agi en cette affaire importante ne sera pas déclarée et sanctionnée. Le chef de Cabinet de Ryenders semblait avoir été mis au courant, malgré ses dires. Le faire sauter serait faire sauter son patron. On s'en gardera bien.

Dans toute cette affaire, je retiens (mais je le savais) que nous ne sommes, en fait, pas gouvernés par ceux que nous pensons. Les vrais « chefs » sont dans l’ombre. Ce sont ceux qui conseillent les ministres aux agendas trop chargés et qui courent de plateaux TV en kermesses, de congrès de partis en manifestations mondaines ou populaires, d’inaugurations en dîners d’affaires et n’ont plus le temps de faire le vrai boulot : celui de bien gérer l’Etat, de proposer des réformes utiles et d’étudier convenablement les dossiers qui leur sont soumis.

Nous ne leur demandons pas la sainteté, la blancheur parfaite, mais au moins un travail sérieux et responsable.

La commission d’enquête chutera à nouveau. Le laver plus blanc n’aboutira qu’à délaver un peu le bleu, raviver le vert, déteindre un peu  moins le rouge et garder intact l’orange.

Mais où sont donc nos grands hommes d’Etat ?

Commentaires

Un petit coucou mik Je ne penses pas pouvoir répondre à ton article ou plutôt donner mon avis car moi et la politique c'est deux , je n'y connais rien . Donc je me contenterai juste de te souhaite rune très agréable journée . Gros bisous .

Écrit par : christiane | 12/03/2009

bonsoir Mik ah là c'est trop pour moi
oui où sont-ils ??? j'essaye de suivre cette histoire mais j'avoue que ça me donne très mal de tête
bisous mik passe une belle soirée

Écrit par : nays | 12/03/2009

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