17/02/2009

La bêtise de la crise.

On ne cesse de nous bassiner les oreilles avec la crise et le pouvoir d’achat.

La peur s’accroît dans une population qui est pourtant dans nos pays riches en capacité de vivre avec l’essentiel.

Bien sûr, il faut veiller à ceux qui sont fragiles, aux petits revenus et sauver l’emploi. Bien sûr, il faut dénoncer le capitalisme sauvage et spéculatif. Bien sûr, il faut dénoncer les gens qui gagnent des fortunes et empêchent une juste répartition des profits.

Il est temps de revoir en profondeur et de mieux contrôler les mécanismes financiers qui  nous foutent dans la merde.

Il est temps de supprimer les parachutes dorés, les salaires fous de certains patrons, mais ne faut-il pas aussi, nous tous,  retomber sur terre.

Ne serait-il  pas aussi intelligent de revoir un peu notre façon de concevoir notre bonheur, en dehors de notre peur de perdre une série de gadgets  parfois très coûteux. N’est-il pas temps de profiter de cette crise pour mieux se contenter des petites choses de la vie. N’est-il pas de temps d’abandonner, de boycotter, toutes les images poeples qui intoxiquent les envies et les rêves humains.

N’avons-nous pas le pli de croire que seule la satisfaction, d’ailleurs éphémère, de nos besoins de consommateurs de biens inutiles, si souvent vantés par la publicité, amène un mieux vivre ?

Les gens achètent des tas de cd et ne trouvent plus le temps de les écouter ! Il leur semble indispensable d’avoir le dernier modèle de TV, d’ordi, de voiture, etc. pour se sentir bien.

Ne mangeons-nous plus qu’il n’est nécessaire et faut-il manger des fraises en hiver pour mieux vivre ? Avons-nous encore plaisir à cuisiner et goûter des choses simples et succulentes ?

Faut-il toujours partir sous le soleil lointain pour passer de bonnes vacances, avec d’ailleurs le stress de bien les préparer et la panique que tout va bien se passer, que l’entreprise de réservation ne valsera pas en faillite ou que l’aéroport ne sera pas en grève !

Ne sommes-nous pas tombés dans la drogue de la consommation de biens inutiles, avec toute la dépendance qui découle de notre comportement d’acheteur?

Voir la crise de manière positive, voilà qui nous ferait probablement  avoir moins peur et ferait de nous des acteurs du changement devenu aujourd’hui indispensable.

Commentaires

Derrière chaque porte... Je ne pense pas que la crise soit essentiellement ressentie pour la privation de certains plaisirs mais en raison du mal-vivre qui s'amplifie pour bien des personnes -et de plus en plus nombreuses- depuis tant d'années déjà.
Le manque de moyens pour (se) soigner,(se) nourrir, éduquer ou préserver ses gosses ... est issu de lois iniques et de privilèges légaux, cela isole l'individu même au sein de sa propre famille.
Ces transparents, jeunes comme vieux, c'est chacun d'entre nous, demain peut-être.
Merci pour tes mots qui font agir et/ou penser.
Amicalement.

Écrit par : Mireille et Pat. | 18/02/2009

bonjour Mik j'ai l'impression que ça fait 30 que j'entends ce mot " crise " depuis 73 !!!! avec quelques breaks, ras le bol, nous avons pour le moment l'opportunité de pouvoir vouloir un autre monde...ben non ça va continuer et puis recommencer !!!! franchement quand j'entends le besoin des gens je tombe sur mon derrière...vacances à tout prix...comme tu dis fraises en hiver et comme ça plein plein plein...oui je sais je suis particulièrement une piètre consommatrice..mais je pense qu'un peu de bon sens suffirait (bien sûr, je ne parle pas de la pauvreté qui est un scandale ds nos sociétés)
bisous Mik

Écrit par : nays | 18/02/2009

Bonne journée La crise n'est pas effectivement facile à vivre , et je penses aussi que certaines choses ne sont pas vraiment nécessaire pour vivre dans le bonheur . Mais nous sommes tous et toutes à en arriver à cela , enfin disons celui-et celle qui ont la possibilité de s'offrir le superflus .Bien rare une personne qui ne se laisse pas influencer par la publicité d'une tel ou tel chose qui nous semble utile et nous faciliter la vie . Mais bon je penses que nous avons besoin aussi de temps à autre à se faire des plaisirs , l'argent est dure à gagner et est vite dépenser certainement , mais autant de le placer dans des objets qui nous serviront pour notre plaisir que de le mettre dans une banque comme FORTIS ou autre hihihi...De toute manière si on doit dégringoler la pente autant d'abord d'en profiter quand on peut le faire , on nous a souvent appris de mettre de l'argent de côté " une poire pour la soif" comme on dit mais à mon avis cette poire pourrons nous en profiter pleinement par la suite ? Surtout que la crise n'ira qu'en augmentant .Passe une agréable journée .

Écrit par : christiane | 19/02/2009

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