27/12/2008

La bêtise des voeux.

Nous y voici à la période des vœux.

Pas simple d’en former et d’en formuler de façon originale, sinon de respecter une tradition qui ne manque pas de bonnes intentions, mais se noie dans le superficiel.

Faut-il alors vous souhaiter justement une année qui sorte de ce superficiel qui nous envahit tous ?

Vous souhaiter d’aller chercher en vous-mêmes, de prendre conscience de tous les mécanismes qui empêcheraient l’année qui vient de ne point connaître les soucis, désillusions, souffrances, etc. qui vous avez connus en 2008 et sûrement bien avant aussi ?

A bien y réfléchir, les problèmes viennent bien souvent de nous, de notre façon de penser, de projeter nos désirs et attentes, de vouloir nous conformer à des idéaux de toute sorte.

Je vais alors vous souhaiter de faire ce voyage en vous, ce voyage sans fin, sans pays, sans territoire, sans race, sans modèle, sans préjugés, sans possession.

Vous souhaiter de vivre l’amour, non l’amour pensé et idéalisé selon des modèles et sentiments appris et véhiculés et qui veut en finale faire de votre aimé une possession.

Vous souhaiter d’enfin accepter la solitude, en prenant conscience qu’elle est notre lot à tous.

Ne pas la fuir, mais la vivre, l’apprivoiser, en faire bonne compagne, ne pas en avoir peur. Vous verrez alors combien ce qui vous la fait fuir est source de souffrance et plaisirs éphémères. Par contre l’accepter est source d’écoute, de partage et d’amour.

Ce qui vous isole est bien souvent la course vers une affirmation de vous, un besoin de reconnaissance par des tas de choses et de personnes qui reviennent un jour en boomerang contre vous ou tout simplement s’inscrivent bien plus en douleur qu’en joie.

Plutôt que de rechercher des coupables à votre empêchement de vivre mieux et heureux, recherchez en vous si le coupable n’est pas simplement votre façon de penser, de désirer en fonction de tout ce qui vous a été inculqué comme vérité.

Me voilà donc avec des vœux pour vous et pour moi bien compliqués en apparence.

Il faut, paradoxe, à la fois penser, aller dans notre esprit pour ne faire au fond que de s’en libérer !! Prendre conscience de sa subjectivité pour arriver à de l’objectivité !

De la théorie tout cela ? Pas du tout.

Ne réfléchissez qu’un instant à ce qu’est votre vie, vos amours ?

Ils sont probablement mieux que ce que en pensez. N’est-ce pas dans votre pensée que se trouvent les frustrations et souffrances ?  Est-ce que ce n’est parce que vous, moi comme vous d’ailleurs, nous mettons comme voile sur la réalité nos sensations, nos jalousies, nos peurs, nos angoisses ? Tout cela n’est-il pas mécanisme de la pensée ? Je le crois. Or l’amour, le plaisir et le bonheur ne relèvent pas justement du mental, mais il faut du mental pour le reconnaître…

Autre piste pour découvrir ce qui nous fait souffrir est probablement le mot «  mien ».

Que de conflits ce mot entraîne : mon pays, mon dieu, ma religion autant d’ailleurs que ma femme, mon homme…

Oh, tant que nous la possédons la chose ou la personne, nous nous sentons bien, mais bonjour les dégâts quand elle s’éloigne ou pire disparaît !

Voilà mes vœux, mais à vous surtout de formuler ceux que vous aimeriez voir se réaliser et ce bien au-delà de mes fumisteries de pensées qui bien que pas sottes demanderaient d’être plus fouillées, voire contestées !

meilleurs voeux

25/12/2008

La bêtise papale.

Ce « haut » théologien de Ratzinger, devenu Pape a de quoi effrayer. Ses discours et son homélie à Noël prouvent encore combien ce doctrinaire, contrairement à l’apparence, est un semeur de trouble et de désordre.

Mais il en va ainsi, selon moi et aussi bien d’autres, de toutes les religions.

Elles entravent la liberté humaine en imposant des conduites à suivre, des modèles à imiter.

Le conformisme est bien plus dangereux que nous ne pensons. C’est lui qui envenime les relations et engendre des attitudes sociales de rejet.

Ainsi le prouve une fois de plus, par exemple, ses déclarations sur l’homosexualité, l’avortement, la fécondation in vitro, etc.

Ce « Saint Père » introduit le désordre dans la relation.

Contrairement donc à ce que nous pourrions penser, sans y réfléchir en profondeur, l’ordre ne s’établit jamais à partir d’une imposition extérieure. Il s’établit par la conscience de chacun et par la compréhension de ce qu’il est utile. Si l’on comprend ce que peut représenter le désordre, nous agirons pour  trouver et vivre l’harmonie en nous et autour de nous.

L’imposition d’une pensée et d’un agir venus de l’extérieur ne peut que favoriser la comparaison, attiser la rivalité, et finalement mettre la relation en danger.

Or qu’est ce qui fait vraiment notre vie et aussi celle de la société, si ce n’est la relation ?

Et si la relation ne dure que par conformisme, je trouve cela triste…

Mais me suis-je demandé encore ce Noël: pourquoi tant de monde encore au Vatican et pourquoi encore tant de croyants dans les religions ?

Sans doute parce que la majorité des gens ont besoin de sécurité et que à se conformer à des modèles renforce celui-ci, au détriment pourtant d’une vraie liberté.

Il m’a fallu du temps pour comprendre et sortir des schémas qui m’emprisonnaient.

Car notre société est bien plus conformiste qu’elle n’y parait.

Est-ce pourtant un véritable projet de vie épanouissante que de se conformer non seulement à ce que dit ce Pape, mais aussi au modèle imposé par la société et qui se résume souvent à : se marier, avoir des enfants, une maison, un bon métier, une belle voiture et pas mal d’argent ?

Est-ce dans ce modèle que nous trouvons la joie de la liberté, de la réflexion, du voyage ?

Je ne crois pas et d’ailleurs n’est pas à partir de ce modèle que naissent le désordre et les conflits ?

N’avons-nous pas tous en tête les souvenirs de souffrances, de blessures que cette soumission à ce modèle à causer en nous ?

Alors, n’est-il pas temps de faire le point, de se remettre en question et de trouver de façon autonome, ce qui nous convient le mieux et de trouver épanouissement dans un autre type de relation ? Car à bien y regarder, la relation avec nous-mêmes mais aussi avec les autres deviendraient très certainement meilleure.

C’est ce que je vais vous souhaiter pour 2009 !

Ne regardez pas trop en arrière, mais regardez l’avenir.

La soumission et référence aux modèles conformistes, comme la simple soumission d’ailleurs au plaisir trop souvent associé au bonheur, ne peut que faire rater le voyage si beau et passionnant  de la recherche.

La soumission à des principes, à des doctrines ne fait-elle pas obstruction à ce qui compte le plus : l’amour. Mais voilà qui est un autre sujet encore !!!

Et  pour mieux connaître l’amour, je ne fais aucune confiance à la religion, qu’elle vienne de Rome ou d’ailleurs. Je préfère le chercher en toute autonomie

22/12/2008

La bêtise de Noël.

La bêtise de ce jour serait de croire que cette fête est joyeuse pour tout le monde.

Hier, deux policiers me disaient encore qu’en cette période, ils sont souvent appelés par des gens dépressifs. Le temps de Noël est aussi celui du sentiment de solitude pour beaucoup, pour ceux qui voient autour d’eux la fête et n’ont personne pour y participer ; pour ceux qui ont perdu un proche et s’en souvienne plus cruellement lors des réunions de famille au pied du sapin, etc.

Ces policiers me disaient aussi le nombre croissant de « paumés, de « tarés », à charge de la société à vie (sic)… Comme si eux n’étaient point aussi à charge de cette même société !

Je me souvenais alors de l’histoire, ou plutôt de la légende, car Noël n’a rien de vraiment historique, de cette naissance de Jésus. Une naissance, à bien y réfléchir, d’un autre paumé. Point d’hôtel pour Marie, pas un habitant pour accueillir cette femme en train d’accoucher. Aujourd’hui cela se traduirait probablement par pas d’hôpital, pas d’urgence pour celle pas en ordre de mutuelle et provenant d’une autre ville. La tradition veut alors la naissance de ce Dieu se faisant homme dans une étable, ou dans une grotte. Voilà donc Dieu se faisant SDF…

Et ce Jésus adulte mènera sa vie comme un SDF, sans vraiment de domicile, parcourant la Judée en blablatant. Un paumé qui parle bien quoi, avec à ses côtés quelques illuminés au nombre de 12 !! Ils vivaient de quoi ? Sans doute de la mendicité. Ce fils de charpentier aurait pu poursuivre les affaires de son père qui n’était pas son géniteur (dommage que l’ADN n’existait pas comme élément de preuve de la virginité de sa mère) !

Cet inutile de la société finira d’ailleurs mal. Celui dénonçant la bêtise matérialiste et l’injustice humaine, se retrouvera devant les assises du pouvoir et du peuple. On connaît la suite.

Et voilà que plus de 2.000 ans après, cette légende est toujours présente. De ce conte, il est vrai touchant, s’est construit toute une communauté devenue internationale, bien organisée, bien hiérarchisée, avec pas mal de branches cousines qui se battent sur des interprétations diverses des auteurs d’origine…

Que fête t’on donc à Noël ? Sûrement pas la date historique de la naissance de Jésus. Il n'existe aucune information sur le jour de sa naissance. On ne sait pas s'il est né en hivers et s'il est né pendant la nuit. La date du 25 décembre ne repose sur aucun document historique, mais elle a une valeur symbolique à cause du solstice d'hivers. C'est l'Église romaine qui a choisi  le 25 décembre pour célébrer la fête de la naissance de Jésus. Une grande partie de l'Église d'Orient célèbre cette naissance le 6 janvier. 

L’important n’est pas de s’attacher à la précision historique. Comme dans toute fable, retenons seulement la valeur symbolique.

Noël, c’est la bonne nouvelle du salut, la naissance d’un sauveur, annoncée en premier aux plus pauvres : les bergers nomades marginalisés.

Ce salut, comme ce sauveur d’ailleurs, nous l’attendons toujours. Ce salut c’est la paix dans le monde. Oh les grands faiseurs de paix ne manquent pas, eux véritables messagers. Mais ils n’ont été que de petits « sauveurs » et je pense à mère Térésa, sœur Emmanuelle, aux lauréats du prix Nobel, à Gandhi, etc, etc.

Le grand sauveur, n’y comptons pas. Il vaut mieux compter sur une contagion des petits sauveurs que nous pouvons tous être.

Ces deux policiers rencontrés, bien que contribuant sans doute à une paix bien relative, n’avaient rien en apparence des bons bergers. Croyaient-ils en Noël ? Et de penser toujours que la foi ne sert pas très souvent la paix. Vaut mieux l’ouverture d’esprit, la tolérance, le pardon pour que chacun devienne alors un faiseur de paix durable. Ce serait alors Noël toute l’année. Mais je rêve.

A vous toutes et tous, je vous souhaite la paix du cœur, tout spécialement le jour de Noël, mais aussi tout au long de votre vie qui en 2009 aura un de plus !

Merci aussi de votre fidélité à la lecture de mes élucubrations pas toujours pacifiques…

Merci de votre amitié virtuelle ou réelle.

jonoeldel1000.gif

20/12/2008

La bêtise de Leterme

Si cet homme avait voulu la fin de la Belgique, il n’aurait pas fait mieux pour y arriver.

Le Monsieur 800.000 voix n’a cessé de gaffer et s’est montré un bien piètre leader et capitaine d’un navire, il est vrai, très «  rafistolé », avec des composantes en perpétuelle concurrence.

Et si l'art de gouverner est surtout l'art de bien s'entourer, le Cabinet du Premier se composait plus que certainement d'incompétents fidèles plutôt que de compétents moins politisés. Bizarre d’ailleurs que « l’élite » parle de cabinet pour un  local dans lequel les personnes exerçant une profession libérale reçoivent leurs clients ou patients ou dans ce cas pour l’ensemble des membres et conseillers d’un ministre, alors que le « peuple » lui associe plus ce terme à un lieu de toilette et d’aisance (Vrai que la similitude n’est peut-être pas si éloignée que certains ne le pensent !!!)

A qui le tour ? Ce pays est-il encore gouvernable ?

Nous savons l’art de la politique périlleux et complexe, surtout dans un système où les coalitions sont nécessaires en plus des divergences profondes entre Nord et Sud.

Contre toute attente, ce gouvernement chute là où on ne l’attendait pas.

Les trois piliers de la vie sociétale se sont télescopés et la séparation des pouvoirs a été mise à mal.

Tempête ou non dans un verre d’eau, une crise s’ajoute à la crise.

La chasse aux sorcières pour trouver le ou les coupables, via une commission parlementaire (une de plus avec jeton de présence bien payé), éclaircira t’elle le processus du mélange des genres ? J’en doute.

Et revoilà la patate chaude au Palais, avec un Roi qui va de toute façon agir en fonction des dictats des présidents de parti. Rien n’est simple.

J’ai souvent critiqué la monarchie et je persiste.

L’avantage de cette institution vénérable et trop vénérée vaut simplement par le fait d’une apparente neutralité et surtout par le secret qui règne autour du colloque singulier entre celui qui invite et ceux qui sont invités. Ce mécanisme en cas de crise est certainement nécessaire, mais pourrait trouver autre formule que royale.

Bref, en attendant le citoyen qui se fout de la politique comme de sa première culotte va réveillonner en pensant plus à ne pas trop dépenser, à tenter d’oublier ses soucis quotidiens en ne croyant pas trop (à tort) à ce que leur sort dépend en bonne partie des querelles « d’en haut » et d’un système démocratique qui veut pourtant qu’il ait son mot à dire…

Pourquoi donc se passionne plus pour des « dallas » et pas pour les rivalités et jeux subtiles de politiciens en mal de pouvoir ? Vrai que la gueule des politiciens est moins attirantes que celle des JR et Cie ! Ou encore qui va gagner la star-academy et obtenir le 16 rue de la Loi, devenu le 16 où se fout de la Loi !!

Moi, je trouve que le spectacle vaut le coup…

Qui va devenir le Monsieur Loyal du cirque gouvernemental ?

Je n’ai plus en ce moment que l’humour pour me consoler d’être belge…

Bon we.

17/12/2008

La bêtise de la RTBF.

Je viens de regarder l’émission de la Une : «  Répondez à la question ».

Voilà une preuve de plus que notre TV de service publique tombe bien bas, dans un voyeurisme stupide, dans une démagogie débile, dans des débats de café de commerce.

Tout cela, sans doute, pour courir derrière RTL et arriver au même audimat.

Mais qu’est-ce que on se fout de savoir si le Michel  Daerden boit du vin ou whisky tous les jours, si il aime et respecte les femmes ou pourquoi il a de fausses dents, etc.

PITOYABLE.

Voilà pourquoi la politique devient avant tout sujet « people «  et sera critiquée par la même presse en tant que telle.

Marre des François de Brigode, Johanne Montay et Bertrand Henne et Cie qui volent au ras des pâquerettes en se prenant  pour des grands journalistes.

Et on s’étonne de l’aversion ou de la méconnaissance de la politique des citoyens.

PITOYABLE, BETE.

Vulgariser n’est pas débiliser, Mesdames, Messieurs de la télévision.

A force de vouloir répondre simplement aux questions et interrogations que se posent les personnes friandes de « sensationnalisme » bon marché et des ragots de fonds de poubelles, la télévision n’est plus qu’un simple diffuseur d’opinion publique mal informée.

Triste RTBF. Bête RTBF, qui ne fait que suivre le mauvais exemple des chaînes commerciales à l’affût d’émotions faciles.

Entre le devoir de dénoncer les scandales et avoir la "scandalite" aiguë, il y a des nuances qui semblent échapper à beaucoup.

On s’attarde sur le futile et on loupe l’essentiel, moins vendable évidemment.

Je suis en colère de devoir payer une chaîne qui devient de moins en moins crédible.

15/12/2008

La bêtise des anges.

Le temps de Noël s’y prête. Ah, les anges ! Imagination bête ou réalité ?

Petit rappel : Les anges sont les messagers de Dieu. Comme dans le christianisme, l'islam dit que chaque personne vivante possède un ange gardien. La représentation des anges ailés n'apparaît qu'au IVe siècle. L'ange décrit dans le livre de Daniel , quant à lui, ne porte pas d'aile. Mais son pouvoir sur le feu permet de sauver Schadrac, Méschac et Abed Nego de la fournaise. La Bible ne parle pas de la nécessité pour les anges de manger pour se maintenir en vie. Elle dit pourtant qu'à certaines occasions les anges, sous forme humaine, ont mangé de la nourriture .

Voilà, je dirais pour la symbolique religieuse.

Pour moi, il serait bien naïf de ne point évidemment aller au-delà de la symbolique. Le réel « angélique » peut résider dans quelque chose que nous éprouvons tous : celle de communiquer sans devoir dire des mots. Si nous ne sommes pas contrairement aux anges de « purs esprits », comme eux ils nous arrivent de ne point avoir besoin de la parole pour communiquer. Il est des instants où nous vivons d’étranges communications avec les autres et nous-mêmes. Nous avons une capacité et un pouvoir de pensée extraordinaire.

Sans parfois avoir besoin de signes, de médiation de la parole, nous sentons que le message que nous voulions faire passer fait mouche, a été compris.

Ainsi, je crois plus à ce mystère en nous qu’à des êtres ailés et extraterrestres désincarnés !

L’ange est peut-être aussi et simplement ce que d’aucuns nomment «  résilience », ce phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression.

Ne nous a-t-on pas appris que quand nous souffrions dans notre cœur ou notre corps, il y avait toujours un ange près de nous pour nous soutenir ?

L'histoire et l'étude comparée des religions montrent que les anges sont indissociables de la manifestation de la divinité. Moi je dirais de la beauté, de ce que nous ne regardons pas assez avec les yeux du cœur et de la raison.

Non je ne crois pas aux anges, mais je crois que nous avons avantage à ne pas rejeter en bloc les phénomènes spirituels. Sans y adhérer au sens premier, nous pouvons y puiser un mode d’approche intéressant ou un « regard » un peu autre sur ce qui fait notre spécificité humaine.

Rien de rationnel dans les anges ? Pas dit. Du moins à les voir dans une vision autre que celle souvent présentée. Et puis, comme le grand penseur Pascal disait : il y a deux excès : «  exclure la raison, n'admettre que la raison ».

Mais de là à croire les élucubrations religieuses historiques, je préfère encore croire aux miennes !!

12/12/2008

La bêtise du sacré.

Le dernier procès médiatique en cours concernant cette mère infanticide fait que je m’interroge sur le caractère « sacré » de la mère, car il est sans doute nécessaire d’aller bien au-delà de ce drame jeté en pâture au public, toujours aussi avide de voyeurisme malsain.

L image sacrée de la  «  femme-mère » ou de la « nature » du sentiment maternel prend ici un fameux coup.

Evidemment, ce drame fait heureusement exception et il serait imprudent et injuste de généraliser. Il n’empêche que nous avons tous en nous une part d’inhumanité, sans doute exacerbé par de multiples facteurs. Si l’humanité est déjà complexe à comprendre, l’inhumanité reste plus surprenante encore et difficilement cernable.

Le paroxysme de l’horreur est ici à son comble.

Une leçon qui me semble à retenir de cela est qu’il ne faut jamais enfermer une personne dans un rôle. La meurtrière semble s’être débattue probablement dans des paradoxes qui se jouaient entre la « femme-mère », soumise et  la« femme- séduction », aspirant à plus de liberté et à l’amour d’un homme.

La société, notre culture, mais aussi notre environnement, nous poussent souvent vers des sacralisations qui ne correspondent pas à la réalité de ce que nous vivons.

Entre la sacralisation de la mère et celle plus actuelle encore de l’enfant, nous voilà bien embarrassés à expliquer ce massacre.

Pas simple de sortir de l’obscurantisme dans laquelle cette affaire nous plonge.

Mais pas simple non plus de sortir de l’obscurantisme qui fait fêter, encore de nos jours l'Aïd-el-Adha  en  souvenir du sacrifice d'Abraham. Dieu lui a demandé de sacrifier son fils unique, et il était prêt à le faire, pour montrer sa soumission à Dieu.

Pas question pour moi d’amalgame, mais je ne sais pas pourquoi tout ce sang versé me fait penser à l’histoire de cette femme. Peut-être ou sûrement, vais-je chercher trop loin en mettant en parallélisme ces « sacrifices » de sang ?

Le Coran, la Torah et la Bible qui vénèrent le même récit d’Abraham, mettent en évidence que « sans sang versé, il n’y pas de pardon ».

Qu’avait à se faire pardonner cette mère ?

Elle a sans doute oublié l’important de cette histoire, elle aussi cruelle : la miséricorde. Car Dieu a substitué au coupable le mouton qui subira la punition à la place du « coupable ». Il y a là à redire, mais cela valait mieux qu’un sacrifice humain.

La sacrifice monstrueux des enfants, tués dans ce cas par leur mère, mais aussi celui de tous ceux victimes de la violence, elle aussi bien trop souvent « sacralisée » ou « banalisée » par nos sociétés, doit nous faire réfléchir.

Ne nous contentons pas d’un simple voyeurisme ou de sentiments de révolte et d’indignation.

Posons-nous de vraies questions, en sachant que les réponses seront toujours très fragmentaires. Moi, en tout cas, je n’ai aucune réponse valable à tant d’inhumanité.

 

10/12/2008

La bêtise de la critique.

Nous vivons dans un siècle de rapidité. Nous ne prenons plus le temps de la réflexion. Face à une «  surinformation », nous pensons connaître  à travers des flashes sur un nombre incalculable de sujets. Pourtant, nous nous permettons, en ne faisant que de les survoler, des critiques rapides et peu documentées.

Nous voulons un peu avoir avis sur tout, sans faire l’effort de cerner au mieux des situations et personnes pour lesquels nous ne nous privons pas de « trancher », souvent sans nuance.

La presse et les médias offrent encore pourtant des articles, des émissions qui tentent une analyse plus approfondie de problématiques importantes dans notre pays et dans le monde.

Il suffit de voir le taux d’audimat pour se rendre compte qu’une majorité,  souvent la plus « gueulante », préfère la débilité des jeux et le voyeurisme bon marché des mauvais ou bons sentiments ou encore les derniers titres « poeple » à une émission ou un journal plus intéressant.

Oublions les bêtes feuilletons (souvent américains !) pour revenir sur terre…

C’est, me dira t-on, qu’on a pas le temps, et que le peu dont on dispose en dehors des obligations et contrainte du boulot de la famille, mérite seulement qu’on puisse se distraire…

Ok, mais alors que ceux-là aient au moins l’intelligence de moins critiquer et l’humilité de dire qu’ils n’en connaissent pas assez pour émettre une critique ou un jugement.

Il est facile de traiter tout le monde de pourris, sans prendre la peine de s’informer.

La Justice ou la politique en sont de bons exemples.

J’entends en permanence la déception de beaucoup sur une justice dite pourrie ou à deux vitesses, sur des politiciens qui sont tous les mêmes, etc.

Qui prend la peine de voir comment fonctionnent ces deux institutions ?

Qui peut vraiment se vanter de connaître le fonctionnement réel de la justice en Belgique ?

Qui a déjà pris la peine de se rendre dans un palais de justice pour assister à une audience ?

Qui a déjà eu l'occasion de consulter un dossier de procédure ?

Qui prend la peine de voir comment une loi s’élabore ?

Qui s’est déjà rendu au parlement pour en connaître mieux le fonctionnement ?

Qui connaît vraiment le programme des partis politiques et ce qui fait leur différence ?

Comment peut-on raisonnablement affirmer, comme le font beaucoup de gens, que la justice et le politique fonctionnent mal dans notre pays et que l'on doit impérativement les réformer si l'on n’en connaît pas l'essentiel ?

Tout n’est évidemment pas parfait mais tout n'est pas non plus imparfait comme le pensent certaines personnes très mal informées qui s'imaginent tout savoir sur tout ...

Je ne suis pas plus intelligent ou plus bête que n’importe qui, mais je tente au moins de m’informer un maximum, avant de m’aventurer à émettre un avis  personnel.

La bêtise de la critique réside souvent dans la méconnaissance ou dans une connaissance de surface. Nous  avons l’art de faire des généralités à partir de cas particuliers.

J’ai souvent d’ailleurs remarqué que on accepte toujours mieux ce que l'on comprend que ce qui nous échappe.

Le vieil adage qui dit que la critique est aisée et l’art difficile reste très actuel et vrai.

Voilà mon petit gueule du jour. Mais qu’il ne vous empêche pas de garder l’esprit critique.

 

07/12/2008

La bêtise du mensonge.

Que nous sommes paradoxaux. Nous qui demandons à nos enfants de ne pas mentir, nous commençons à le faire en leur racontant  la venue de Saint Nicolas et bientôt celle du Père Noël. Pour la bonne cause, me direz-vous, soit : moi comme tout le monde je l’ai fait, heureux de voir la magie et la joie des petits devant les jouets et cadeaux venus d’ailleurs ! Enfant j’ai commis le mensonge de faire croire que je ne savais pas, car il me semblait que les « grands » recevaient moins…

La justification du mensonge pour la joie serait-il intelligent ? Le mensonge peut-il se justifier ? Jusque où pourrions- nous mentir ? Quelles conséquences à court et long terme ?

Que dire des non-dits, des secrets de famille ?

Le mensonge n’est-il pas simplement et bêtement une réalité que nous ne voulons pas voir parce que trop dure à accepter ? Faut-il toujours voir la réalité ?

Mais au fond qu’est-ce que le mensonge ? Cela me semble utile de tenter une définition qui soit un peu éclairante…

Disons que le mensonge se  définit couramment comme une parole différente de la pensée de celui qui l’énonce. Le mensonge est donc avant tout mauvaise foi. Voilà qui le distingue déjà de l’erreur. Mentir est donc essentiellement avoir l’intention de tromper, de dissimuler sa pensée.

Sans vouloir couper les cheveux en quatre, baser le mensonge sur la parole et  le langage, ayants comme fonction d’exprimer la pensée, pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Pourquoi faudrait-il que j’exprime toujours toute ma pensée ? Vais-je aller dire, par exemple, tout le mal que je pense de certaines personnes ? 

Attention donc de ne point trop vite juger et condamner celui qui ne dit pas la réalité.

Le mensonge mériterait long débat et bien plus qu’un simple post.

Il joue un rôle évident dans les relations personnelles, mais aussi au niveau social. La vie en société serait d’ailleurs bien autre si nous pouvions connaître les pensées des autres, sans compter qu’exprimer au mieux la nôtre n’est déjà pas facile.

Ne soyons pas hypocrites et admettons que le mensonge, surtout celui par « omission » est souvent utile.

Sans faire l’apologie du mensonge et être immoral, il faut bien avouer que parfois le mensonge est utile et non condamnable.

La bêtise vient, comme toujours, de vouloir faire des principes de ce qui est bien plus complexe qu’en apparence.

L’essentiel, pour moi, est de bien penser aux conséquences, pour soi-même et pour les autres, du choix de mentir ou pas.

Vive saint Nicolas et Père Noël !!!!

03/12/2008

La bêtise de la consommation.

Le réalisme voudrait souvent qu’on trouve la vie inutile, moche, injuste, violente. Le romantisme la voudrait autre, rose, généreuse, douce, pacifique.

Ma mère me disait toujours qu’elle n’était jamais ni pire, ni meilleure qu’on ne se l' imaginait et elle avait raison.

Je suis encore attaché à tous ceux qui veulent le changer notre monde tout en me disant qu’avec l’âge je me suis plus attaché à changer mon regard sur lui.

Si garder le sens de la révolte est utile, intelligent, il faut aussi prendre le recul nécessaire pour dédramatiser bien des situations et les relativiser.

Ce qui continue à me faire mal est l’opulence de notre pays riches face à la misère humaine et matérielle des pays dits en voie de développement ou dits aussi émergents.

Oh, bien entendu la misère existe aussi chez nous, souvent d’ailleurs comme résultat d’une bien mauvaise redistribution de nos richesses.

Crise économique, pouvoir d’achat, violence, insécurité, semblent bien trop monopoliser notre actualité.

Peut-être est-ce le temps de réfléchir au bonheur qu’a apporté ou non la frénésie de la consommation ?

En ce temps de Noël, que par ailleurs je déteste car il me semble être bien plus source de dépression que de véritable fête, ne devrions-nous remettre en question notre pessimisme naturel ; regarder notre confort de vivre dans un pays exceptionnel avec un accès aisé à ce qui est essentiel.

Les riches hurlent d’avoir perdu ce qu’ils savaient être des placements à risque. Voilà au moins un problème que les pauvres n’ont pas !

Je ne vois pas l’avenir avec pessimisme. Est-ce bête ? La crise va probablement permettre à instaurer d’autres modes de vie et éviter des tas de gaspillages. Elle permettra d’autres développements.

Le capitalisme prouve enfin ses limites. Ceux qui ont cru qu’il suffisait d’augmenter une forte croissance pour mener des politiques du bonheur se sont trompés.

Il en va de la politique comme de notre aventure personnelle. La course à posséder, à consommer, loin de satisfaire les besoins les augmente, les exacerbe.

Que de paradoxes dans notre façon de critiquer, voire de maudire, notre société tout en en étant en même temps les artisans ! Nous avons construit nos frustrations, notre esclavage…

Oser affirmer encore que la croissance est un moyen de résoudre tous nos problèmes, et spécialement le problème des pauvres est stupide.

Cette illusion semble heureusement se perdre, sauf chez ceux de « droite ».

Il faudra bien reconvertir notre perception des valeurs.

La croissance perdue ne me fait pas peur. Ce qui m’effraie bien plus est la montée des idéologies dogmatiques et religieuses car les guerres idéologiques sont plus meurtrières, plus impitoyables que celles du pouvoir et de l’argent, bien que souvent prétextes à ceux-ci.

Fallait-il être « bête » pour croire que la notion de « posséder » de plus en plus de bien-être matériel et de ce qui relève du corps allait à jamais augmenter le bonheur individuel ?

Ce « conditionnement » profond de notre société vient de ramasser une fameuse raclée.

Les politiques, toujours en retard sur les choix à opérer, devront passer à l’acte et faire autre chose que du «  sauve qui peut »… A nous aussi de les y forcer. Nous voterons aussi l’année qui vient. Et n’allez pas me dire qu’ils sont tous les mêmes.

 

01/12/2008

La bêtise du sexe.

Suis-je bête d’attacher autant d’importance à mon plaisir phallique ?

A entendre le sexe opposé, il y aurait une dissymétrie entre le sexe masculin épris d’une espèce de désir animal, excluant tout dire poétique et romantique tant désiré par la femme.

C’est souvent ce que j’ai pu en déduire dans l’écoute des plaintes et frustrations sur la différence des sexes.

Cliché ou pas ? Bêtise de culture ? Etant gay, j’avoue entendre pourtant les mêmes plaintes chez pas mal d’amoureux du même sexe…

Bête ou pas le sexe ?

Vrai que nous n’avons nullement besoin d’être lettrés ou cultivés pour le pratiquer !

J’avoue d’ailleurs que toutes les jolies métaphores ou tout « l’argotique » consacré à la « chose » me font sourire. La queue appartient d’ailleurs aussi bien au registre comique du théâtre de boulevard qu’au style vulgaire troupier ou à celui du porno !

Je ne suis pas certain que la finesse du langage, plus souvent réclamé par le sexe féminin, donne à la parade du coq et de la poule meilleure performance ou jouissance.

Le rapport vivable entre deux personnes aimantes et aimées ne peut évidemment se limiter aux rapports sexuels. Par contre, l’intimité de la nudité et la jouissance phallique ou pas, loin de créer un vide (à moins qu’elle ne soit pure copulation) favorisent les liens dans le temps par le manque (bien différent du vide).

Pourquoi aussi nier la partie plus animale que nous avons tous en nous ? A nous de rendre ce côté phallique « débile » en le transformant par quelque chose de plus satisfaisant qui ne se limite pas aux positions « kamasutraines », mais répond au mieux aux désirs de chacun.

Mais ne soyons pas naïfs. Les meilleures explications et partages des signifiants de notre sexualité s’évanouiront vite lors de nos élans romantiques ou pas. C’est que le dire poétique a souvent des difficultés à se faire entendre au vu de la surdité du pénis…

Je me suis parfois demandé si ce n’est pas parce que la différence sexuelle demande intelligence que je m’épanouis mieux dans l’homosexualité !!!

Moi qui ai un certain talent de la parole, sans doute suis-je comme beaucoup d’autres hommes, malade de la parole d’amour accompagnant le sexe qu’attend avec justesse la femme.

Je me soigne pourtant ! Mais faut-il bien avouer que la sexualité phallique est une bêtise difficile à guérir, le pénis n’en faisant qu’à sa tête !

Je ne culpabilise cependant pas, sachant que je ne me résume point non plus à ce temps du besoin de jouissance peut-être débile mais si bon !

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C'est aujourd'hui la journée mondiale de la lutte contre le SIDA.

La plus grosse bêtise serait de sortir non couvert.