29/10/2008

la Bêtise de la tristesse.

Sommes-nous intelligents quand nous comptons et ressassons nos peines ?

Au tableau de notre vie, ne vaudrait-il pas mieux inscrire l’inventaire de nos joies, de nos expériences heureuses, de nos amours même  évanouis.

Plutôt que nous autoflageller, si nous nous offrions les caresses reçues et données, ne vivrions nous pas plus heureux pour nous et pour les autres…

La tristesse ne peut que nous replier sur nous et empêche souvent une relation épanouie avec l’autre.

L’investissement que réclame la tristesse pompe une énergie stérile.

Que dire alors de la tristesse ressentie quand des personnes avec lesquelles nous étions proches nous ont déçues ou nous ont font mal ?  Celles d’ailleurs avec lesquelles nous n’avons pas de proximité n’engendrent pas de vraie tristesse.

Plutôt alors que vivre la rancune qui tue et nous blesse, ne pas simplement pardonner et tourner la page ?

Est-ce ne pas avoir de cœur, de sentiments de ne retenir que les joies que nous avons eues et partagées ?

Le temps du souvenir va arriver. Le 1er  novembre, jour de toussaint, nous aurons tous une pensée émue, triste, envers ceux qui sont morts et restent vivants dans la mémoire. Auraient-ils été heureux de nous voir tristes et comme paralysés dans la vie par leur disparition ?

Remémorons-nous simplement la joie que nous avons partagée avec nos êtres chers.

Et pour ceux qui sont encore là, emmenons-les plutôt dans la joie que dans la nostalgie.

J’aime les cimetières fleuris de cette saison. Heureusement nous avons rendu le chrysanthème joyeux, coloré, au point de l’arborer en d’autres lieux que celui des tombes.

Moi je dis en tout cas merci à tous ceux et celles qui m’ont quitté et m’ont apporté un peu de bonheur et j’oublie ce qu’ils m’ont donné comme souffrance et peine.

Je n’ai pourtant rien d’un saint. J’ai conscience d’apporter aussi de la douleur encore, mais je sais aussi que je n’ai pas le pouvoir de rendre malheureux ou heureux l’autre. Je peux juste ne pas empêcher leur bonheur en leur offrant ma bonne humeur, ma tolérance, ma compréhension et en ne les enfermant pas dans ma ou dans leur souffrance.

Alors en ce temps du souvenir je dis merci à papa et maman, à mes grands-mères, à mes frères, à Serge, à mes ex- beaux parents, à Marie-Claude, à Pascal, à mes tantes et oncles, à Lucien et Marie-Claire, à Louis, à Gérard, à Bernard, Raymond, Félix,  à toutes celles et ceux qui de façon durable ou passagère m’ont donné joie de vivre. Et je demande pardon à toutes celles et ceux à qui je n’ai apporté assez de joie du temps de leur vivant.

26/10/2008

La bêtise du romantisme.

Je ne veux évidemment pas parler du mouvement littéraire avec les grands, tels que: Victor Hugo, Gauthier ou encore De Vigny ou Lamartine, mais bien des personnes qui ont une conception de vie, une manière d’exister en s’affranchissant de l’étroite réalité et du bon sens commun pour ne laisser se développer que sentiments et sensations.

Avoir un côté romantique est charmant, utile, bienfaisant, agréable, mais de là à en faire une obsession, il a de la nuance.

La vie ne se construit pas comme un roman…

Chercher l’infini, l’enthousiasme à tout prix, l’amour miraculeux, la fantaisie encore et toujours n’est pas un moyen pour entrer, selon moi, dans le monde merveilleux de l’humain. C’est au contraire se tracer la route de la dépression, de l’insatisfaction. Prendre le chemin journalier dans la direction du sentiment, de l’idéal, de l’imagination et du rêve, c’est courir droit le mur.

Chacun a droit et fait bien de marcher quelques pas sur le rythme de la fantaisie, du sentiment, mais la sèche compréhension de la réalité viendra toujours tendre son piège et fera chuter celui qui ne peut faire que ces pas là. Avoir du dom Quichotte en soi est indispensable, mais n’être que chevaleresque ne fait jamais atteindre l’inaccessible étoile !

J’ai, sans être le seul, souvent remarqué que la personne exclusivement romantique se complait dans le narcissisme de sa mélancolie. Elle tente aussi en permanence d’échapper au quotidien par ses rêves ; rêves d’ailleurs roses ou noirs. Une seule chose compte : son ressenti.

Il y a chez ces personnes, phénomène bien connu des psys, une espèce de révolte, de colère d’avoir été privé de quelque chose, avec en prime l’art de retourner cette colère sur elles-mêmes et de la dire par une forte autocritique culpabilisante. Chez d’autres, cela peut aussi s’exprimer par, moins agréable encore, le besoin de démolir verbalement, et de façon cinglante, autrui.

Il y a chez elles aussi un repli et un besoin, non de solitude, mais d’isolement. Inutile de dire que les gens qu’ils perçoivent comme «  sérieux » les ennuient, tout en se trouvant plus médiocres qu’eux, estimant que ceux-ci font toujours mieux !

Je situe donc la bêtise, non dans la personne romantique, par ailleurs souvent intelligente et attachante, mais dans sa croyance idéalisante.

Se sentir exister n’est pas se sentir excité.

Entre la froideur du cœur et son battement excessif, je crois qu’il vaut mieux trouver un juste milieu, quitte à le trouver en alternant un peu !

Je pense vraiment que nous pouvons rester sensibles, imaginatifs, généreux, attentifs, sans tomber dans le piège, très narcissique d’ailleurs, du romantisme. Nous nous placerons ainsi dans une tolérance, un partage, un lien bien plus profond qu’un simple ressenti.

Nous passerons probablement ainsi du sentiment amoureux à l’amour, de la chaîne possessive au libre lien, de l’égocentrisme à l’altruisme, de l’orgueil à l’humilité, de la fusion à la rencontre, avec en prime le fait d’être bien dans sa peau.

23/10/2008

Bêtise et grandeur de l'Eglise.

L’Eglise (ecclésia= communauté) s’est structurée au cours des siècles en une institution théocratique solide, perdant hélas la véritable mise en commun des premières communautés.

Impossible évidemment de retracer en quelques lignes. Rappelons seulement qu’au II et III siècle, ce n’était qu’une secte ou un  ensemble de sectes  relevant du judaïsme avant de se muer en institution et peser de plus en plus d’un poids dans la vie politique et culturelle de plus en plus de pays.

Comme toute institution, l’Eglise n’échappera pas à toutes sorte de crises dans lesquels le fondateur aurait sans doute eu peine à s’y retrouver.

En regardant l’hommage que rendait la République Française à sœur Emmanuelle dans la célèbre cathédrale de Notre Dame de Paris ( les riches dedans, les pauvres dehors), nous pouvons nous poser bien des questions sur cette étrange alliance de l’Etat et de L’Eglise. Bien sûr, il y a heureusement, du moins en théorie, séparation des pouvoirs, mais bien des questions se posent encore sur une espèce de complicité entre Etat et religion.

Avec mère Térésa, soeur Emmanuelle ou  l’abbé Pierre, l’Evangile a certainement retrouvé une fraîcheur, une authenticité, un message « révolutionnaire », mais bien vite récupéré par les « grands » qu’ils soient religieux ou laïques.

L’expansion du christianisme dans le monde s’est certainement réalisée, bien plus par des alliances et des intérêts économico politiques que par les messages et les pratiques spirituelles des adeptes de l’Eglise.

L’Eglise n’a évidemment rien du fonctionnement démocratique d’une institution.

Malgré les nombreuses mutations, évolutions, elle demeure une espèce de monarchie élective, universelle et absolue. Le pape exerce une espèce de pouvoir absolu, non seulement dans son pouvoir dogmatique, mais dans celui qu’il dispose pour nommer ou déplacer les cardinaux et les évêques. La cité de Dieu sur terre ressemble encore et toujours à une monarchie et risque évidemment dans des pays développés et laïques de paraître totalement désuète, voire folklorique.

Je ne suis pas certain que la grande dame Emmanuelle ait vraiment apprécié, elle qui a souhaité l’intimité pour son inhumation, une récupération de son image par le monde politique et diplomatique. Quoique… elle savait utiliser la médiatisation au profit de ses œuvres. Elle savait sans doute que la politique n’a rien de caritatif ou de philanthropique.

Arrivera t’il un jour où la solidarité publique pourra mettre fin aux injustices sociales ; mettre fin à la misère de ceux qui sont laissés sur le bord du chemin ? Ou faudra t’il encore et toujours que des religions et mouvements laïques quêtent, aujourd’hui en courtisant les médias, l’argent nécessaire pour que chacun puisse vivre le minimum de dignité en ayant droit à la nourriture, au logement et aux besoins primaires et essentiels de tas de personnes laissées pour compte ?

Et si la charité n’était au fond qu’un moyen subtil et inconscient peut-être de ne jamais résoudre ce problème et de favoriser la persistance des inégalités sociales en l’anesthésiant par quelques petits dons et une compassion bien hypocrite…Un moyen simplement d’endormir la révolte des pauvres…

Je ne supporte pas, en tout cas, que la misère devienne de plus en spectacle et que de la même façon qu’on « héroïse » brigands, assassins et victimes, on subtilise l’exemple de grands humanistes pour en faire des icônes à partir desquelles on distribuera des aspirines pour éviter des remèdes structurels qui, eux, pourraient éradiquer réellement la maladie de la misère.

 

21/10/2008

La bêtise de la vie

Si il n’y a pas un « après », disait la grande dame qui vient de décéder, alors la vie n’a pas de sens. J’admire et respecte cette sœur Emmanuelle, bien que je ne sois plus croyant. Je l’admire d’autant plus qu’elle n’a jamais chercher à convertir mais plus compliqué et difficile à donner de l’amour encore et encore.

La vie peut-elle signifier quelque chose sans Dieu ? L’argument si souvent avancé qu’il n’y aurait pas d’horloge sans Horloger semble ne pas tenir compte que l’horloge qui connaît tremblements de terre, maladies, ouragans, sécheresses est bien caduque ! Faut-il que l’horloger ait réglé le mouvement entre mangeurs et mangés pour que la biosphère animale trouve équilibre ? L’histoire humaine n’est d’ailleurs pas beaucoup plus édifiante que l’histoire naturelle.

Aucune théorie n’a évidemment pu prouver l’existence de Dieu. Mais cela n’est pas non plus une preuve de son inexistence. La raison doit simplement s’avouer incompétente en ce domaine, comme d’ailleurs dans d’autres.

L’expérience certaine qu’a pu faire Sœur Emmanuelle de son Dieu n’apporte aucune preuve de plus. Comment savoir si celui qui voit ou entend Dieu  le voit, l’entend vraiment ou hallucine ? Comment savoir si ce qu’il ressent, perçoit, relève d’une réelle présence ou d’un fantasme ?

A la limite, pour moi cela n’a aucune importance.

L’important est ce que j’ai vu dans cette grande dame. Je n’y ai pas vu Dieu comme une réalité mais bien comme une valeur indéniable d’amour vraie. Sa croyance a fait sens à sa vie.

Je me sens athée, mais l’athéisme est aussi une croyance. Je ne crois pas en Dieu et mon "incroyance" est aussi irrationnelle que la foi en lui. C’est une question de choix.

Ce qui est fou est de s’entretuer sur ce qui reste de part et d’autre une incertitude.

La vie a-t-elle besoin de sens ? Je ne le pense pas, mais elle a sans doute besoin de valeurs.

Celles défendues par cette «  sainte » moderne me conviennent et sa popularité provient sans doute du fait que nous avons au profond de nous une envie d’une civilisation plus juste, plus équitable, plus solidaire.

Cette sœur a été fidèle à son Dieu, tout comme certainement un athée peut être fidèle à l’homme et à l’humanité de l’homme. Voilà qui doit être source de tolérance.

Ce qui est certain est que nous rejoindrons tous un jour l’éternité ; éternité dans son sens réelle, c’est-à-dire absence de temps. Le croyant croit que ce non temps est vie, l’athée croit probablement que sans temps rien n’existe.

Bêtise ou non la vie ? Il nous faut en tout cas la vivre ; la vivre dans le temps, dans le présent.
Cependant, mettons parfois sourdine au «  Carpe Diem ». Vivre le présent ne signifie pas vivre l’instant. L’instant oublie que les jours passent. Il faut alors y cueillir ce qui continue.

C’est sans aucun doute ce que Sœur Emmanuelle a pu faire et communiquer avec son talent charismatique.  Elle a vécu dans le présent, en vérité. Voilà pour moi sa véritable éternité, et tant mieux si son présent si bien vécu trouve Royaume et autre éternité dans l’après…

 

19/10/2008

La bêtise des conseils

Avouons que nous avons la fâcheuse tendance, moi comme un autre, à donner des conseils.

Tant mieux si nous les croyons utiles. J’en doute pourtant et les années qui ont passé m’apprennent de plus en plus leur inutilité. Nous pouvons juste, et encore jeter parfois un petit éclairage sur ce qui de toute façon sera le choix de l’autre. Nous n’entendons d’ailleurs presque toujours de l’autre que ce que nous voulons bien entendre.  Ce qui nous dérange ou nous fait mal, nous avons l’art de vite l’écarter ! Nous sommes en cela doués d’un sens de la sélectivité extraordinaire.

En politique, c’est d’ailleurs la même chose. J’ai toujours été marqué par la célèbre phrase de Simonet père qui avait déclaré à la Chambre qu’un beau discours peut faire changer d’avis mais jamais de vote ! Ainsi en va-t-il aussi des conseils reçus. Ils peuvent nous faire un peu changer d’avis mais jamais vraiment de comportement.

Tous, nous attendons surtout de l’autre qu’il nous rejoigne sur ce que nous pensons vrai.

Je me souviens avoir été très souvent traumatisé par le fait de ce que je réussissais, par exemple professionnellement, ne soit pas vu du tout avec la même importance de la part de mes proches. Ils avaient bien raison… Par contre, devant l’échec, les mêmes me montraient insatisfaction !  Sans doute est-ce que parce que les sentiments sont toujours très éloignés de la réalité concrète et « objective » de la vie.

Que de bêtises, que de maladresses dans nos sentiments !

Depuis  que j’ai mieux appris à me connaître, j’exige bien moins de l’autre qu’il le fasse. L’important est essentiellement de se comprendre et c’est déjà assez compliqué ainsi pour demander à l’autre de faire la même démarche.

Relativisons donc l’importance des conseils. Soyons honnêtes en avouant qu’en fin de compte nous n’en ferons qu’à notre idée.

Mais si la parole est d’argent et le silence d’or, n’hésitons cependant pas de parler dans le vide. Notre parole (surtout écrite)  aura au moins le mérite de structurer notre pensée et sera importante pour moi.

Si l’autre est mal, c’est en tout cas qu’il a une raison. Je ne parviendrais jamais à le convaincre que sa raison est irraisonnable ! Evitons alors la bêtise (que je pratique encore trop) de lui donner conseils dans l’espoir qu’il change.

Il n’a qu’un vrai besoin, intelligent celui-là, c’est d’être écouté et entendu.

Et n’oublions jamais que : «  la lanterne de l’expérience n’éclaire que celui qui la porte ».

17/10/2008

La bêtise de Bart DE WEVER...

Assez étonnant la bêtise qui voudrait faire de moi un «néo- nazi » aux théories réformistes, parce que j’ai osé dire que le Bart provocateur n’avait pas tort sur tout ! Oui, oui, certains me voient ainsi au vu de mon post  sur la bêtise de la Belgique !!!LOL.

Mon post était nuancé. Dire que la Belgique est un accident de l’histoire n’a rien d’un jugement historique tranché. Bien des pays sont des accidents de l’histoire.

Je voulais simplement souligner qu’un pays existe par une volonté commune de partager un ensemble de matières, d’idéaux et de solidarité. Et cette volonté doit faire l’objet d’un renouvellement. Elle n’est pas acquise pour l’éternité.

Le Bart reflète bien le divorce existant actuellement entre une Flandre séparatiste, républicaine, du moins dans un courant qui semble majoritaire, et une Wallonie qui se veut unitaire. La démocratie veut que nous tenions compte des différents points de vue.

Je n’ai jamais aimé la diabolisation . Celle qui consiste à ne retenir de ce séparatiste que quelques anecdotes plus que douteuses des liens qui le rattacheraient à l’extrême droite invite simplement à redoubler de vigilance !

En ce qui concerne la monarchie, je ne fais que souligner le caractère archaïque et non démocratique de cette institution. Elle ne me dérange pas trop dans mon pays, pour autant qu’elle n’exerce aucun pouvoir et devienne purement protocolaire. Si notre monarchie reste constitutionnelle, son pouvoir dit «  d’influence » est, pour moi, encore de trop !

Le nationalisme pure et dure, celui qui refuse toute réforme ne peut justement mener qu’au racisme et nous entraîner dans ce qui a fondé le nazisme ou national-socialisme en 1920.

Je n’ai jamais entendu Bart De Wever proclamer que la Flandre avait vocation à dominer le reste du monde du fait de son appartenance germanique ! Sauf erreur, je ne pense pas qu’il soit xénophobe. Je ne l’ai jamais entendu prétendre que la négociation ou la diplomatie étaient des leurres. Je ne pense pas non plus qu’il revendique un «  Christianisme positif » !

La bêtise vient toujours des raccourcis que certains s’emparent en déformant ainsi les propos tenus.

Les miens, en tout cas, ne voulaient en rien soutenir l’ensemble du programme de la NVA.

Je suis plutôt un homme de gauche, ou disons centre gauche, pour autant que ces « étiquettes » signifient réellement quelque chose !

Mon intention était simplement de vouloir dépasser mon sentiment et attachement wallons et belges pour tenter de comprendre ce qui se dit et se vit au Nord du pays.

Voilà qui est dit ou plutôt écrit ! Je persiste et signe…

 

 

15/10/2008

La bêtise animale.

Loin de moi l’idée de prétendre que les animaux n’ont  aucune intelligence. J’ai été accompagné toute ma vie par des chiens et de chats auxquels je me suis attaché.

Mais si l’animal n’avait pas été domestiqué, serait-il ce fidèle compagnon répondant à nos attentes et envies ?

Je me pose parfois la question de savoir si l’humanisation de l’animal dans nos sociétés n’est pas exagérée. Ainsi, j’étais frappé de voir le succès des cimetières d’animaux. Je n’ai rien contre. A vrai dire, l’homme depuis des millénaires est le seul «  animal » à avoir une conscience de la mort ; le seul à prendre soin des corps de morts. Ce souci n’a aucun équivalent dans le monde animal. Le cimetière des éléphants reste une légende. Et même si l’animal peut pressentir la mort, nous n’en avons jamais vu s’occuper de manière réglée du corps défunt de leurs congénères.

Il en résulte que nos questions humaines métaphysiques n’atteignent certainement pas le monde animal.

Nous serons bientôt à la Toussaint. Voilà qui prête à réflexion sur le fait que notre pensée, contrairement à celle de l’animal, connaît mieux le passé par la mémoire et le futur par l’imagination.

Nous avons beau tenter de rendre l’animal moins « bête », nous ne pourrons jamais lui donner une pensée qui sait se représenter la vie et la mort. Nous ne pourrons jamais faire de lui un artiste, un philosophe, un écrivain… Bref nous ne pourrons jamais en faire un humain.

Si l’intelligence reste quelque chose d’abstrait, nous pouvons cependant la fixer dans des activités que l’animal ne peut faire. Ne prenons que l’intelligence de la main. Aucun animal n’est parvenu à se créer des outils, considérés au départ comme des espèces de prothèses pour mieux chasser, mieux polir, mieux fixer ou déplacer.

La patte de l’animal ne pourra non plus jamais caresser comme celle de l’homme.

L’animal mérite l’attention humaine. Il mérite que nous nous en occupions avec soin, sans cruauté. Il ne faudrait cependant pas à force de le domestiquer et l’humaniser en faire notre égal, pas plus que notre esclave.

13/10/2008

La bêtise des finances

Et nous voilà dans le chaos économique. Pas facile s’y retrouver dans cette valse de mesures pour éviter le pire. Je retiens seulement que de nouveau le rêve américain est devenu cauchemar. A partir de prêts hypothécaires accordés de façon irraisonnable à 1% en pensant de toute façon récupérer la mise par la vente du bien, l’inflation, le taux d’intérêt de départ augmentant rapidement, tout le marché s’est effondré. Les bandits ont regroupés tout cela et ont osé en «  titratisant »  les produits toxiques  les disséminer sur le marché mondial. Certaines banques, avides de gains faciles, sont tombées dans le panneau.

Voilà très synthétisé ce que j’ai cru comprendre sur ce qui est la source de notre merde actuelle.

Le rôle des banques est à revoir. Elles ont largement dépassé celui d’intermédiaires entre déposants et emprunteurs pour jouer à cette espèce de casino spéculateur. A force de vouloir gagner du fric par le fric et non plus à partir d’entreprises réelles productives de richesse, on ne peut qu’un jour ou l’autre se casser la gueule.

Les libéraux ont beau chanté que le libéralisme est différent du capitalisme, il semble évident que la liberté économique à tout prix montre ses limites.

Monsieur Reynders et consorts nous chantaient encore il y a peu de temps que le socialisme avec sa manie d’étatiser était archaïque et dépassé. Et maintenant, ils sont les premiers à faire intervenir l’Etat ! Libéralisation du marché signifiait, selon les tenants du libéralisme, profit pour consommateurs. La concurrence devait faire baisser les prix !! On l’a bien vu dans le secteur de l’énergie !!!

Et dire que le thermomètre des fièvres du monde, la Bourse est, en fait, une vieille histoire belge.

C'était au Moyen-âge, à Bruges, au temps où la "Venise du Nord" rivalisait avec la Venise de la République sérénissime pour le leadership économique du monde occidental.

La maison "Ter Buerse" de style gothique brugeois - toujours debout comme le Veau d'Or - a été érigée en 1453. Elle était le rendez-vous des marchands. Elle abritait les représentations consulaires de Venise et de Florence. C'était la demeure de la famille Van Der Beurze (De La Bourse en wallon) famille devenue brugeoise mais originaire de Rosalaere (Roulers, pour les francophones). On y changeait de l'argent. On y traitait des affaires. On y négociait des contrats. L'ancêtre de la Bourse doit donc son nom aux Van Der Beurze ....

Que dirait cette famille en apprenant que Fortis est devenu française ?

Ah, l’histoire ! Elle nous apprend en tout cas à relativiser.

Gardons donc l’optimisme.

 

08/10/2008

La bêtise de la Belgique.

En écoutant ce soir la nouvelle émission de la Une : « répondez à la question », je me suis surpris de sympathie pour le tant décrié Bart de Wever.

Je le rejoins sur pas mal de points, dont par exemple l’inutilité de la monarchie et son caractère anti démocratique.

Avouons que la Belgique est un accident de l’histoire et que le mariage entre Flamands et Wallons était tôt ou tard voué au divorce.

Il est temps, sans rien brusquer, d’accomplir ce divorce, ou je dirais mieux encore : de réaliser une séparation par consentement mutuel.

De toute évidence, les deux cultures sont différentes et sont à respecter.

Comme dans pas mal de divorces, je reste persuadé qu’une fois les choses clairement établies, nous retrouverons des choses communes à gérer.

La Belgique peut encore exister dans un confédéralisme, c’est-à-dire dans une séparation de fait entre deux grandes communautés qui pourront s’entendre pour que Bruxelles, comme entité spéciale, trouve un statut particulier et fasse l’objet d’un soin tout particulier des deux communautés pour lui offrir des moyens dont il a besoin comme capitale de l’Europe, mais aussi pour mettre des choses  en commun et une solidarité plus transparente que dans le ménage actuel.

Une grande réforme de l’Etat s’impose. Plus personne d’ailleurs ne le nie.

Le conservatisme ne résistera pas, même si actuellement la tourmente financière, la récession économique, sont prioritaires.

Je suis aussi d’accord avec ce Bart le provocateur, pour dire que le gouvernement n’a cessé de vendre les bijoux de famille. Que reste t-il des fleurons belges au Bel 20 ? A force de libéralisme, nous voilà sous domination étrangère. Merci Monsieur Reynders ! Vous vouliez inverser la tendance et bien voilà qui est fait. Il y a moins d’Etat, sauf que l’Etat se retrouve sauveur des banques qui filent à l’étranger ! Quel gâchis.

De notre drapeau, le jaune or a disparu, le rouge sang de la lutte communautaire reste d’actualité et nous sommes en deuil économique pour ce qui est du noir ! Fortis est devenu « de profundis » et Dexia «de sarkozis » avec un Dehaene qui va ajouter à sa compétence, en ce domaine douteuse, non pas un parachute doré mais une belle dote mensuelle ajoutée à ses émoluments déjà très mousseux de la bière Inbew. Pauvre Belgique et riches administrateurs belges…Le pouvoir d’achat n’est pas en baisse pour tout le monde…

Aucun parti n’ose crier au scandale. Y a-t-il encore dans ce pays des gens qui osent crier haut et fort la nécessité d’en revenir à une étatisation plus grande de services publics et à un contrôle réel des spéculations financières ?

Mon propos est évidemment caricaturé, mais il n’est pas faux à 100% !

Malgré tout, je reste optimiste. La peur n’a jamais été bonne conseillère.

L’histoire est jalonnée de crises successives et toujours elles ont trouvé solution.

Je garde mon compte chez Fortis.

Je garde espoir dans une nouvelle Belgique redessinée.

Je ferais plus attention à mes dépenses en attendant des temps meilleurs.

Et, avec ce Bart, je trouve qu’il faut conserver de l’humour. La morosité n’est pas de mise quand je compare notre pays à tous ceux qui sont en guerre, en famine et laissés en rade par ceux qui aujourd’hui sont dans la tourmente du capitalisme aveugle.

06/10/2008

La bêtise de l'arrivisme.

Très souvent nous entendons dire que celui-là ou celle là est bien « placé » ; plus populairement «  qu’il est haut » !

Mais qu’est-ce qui fait vraiment le statut social auquel tant de personnes aspirent ?

La réponse est évidemment bien difficile.

Le statut en question  dépend souvent de l’attente que chacun s’en fait, mais surtout d’une idée de type culturel qui veut que certaines professions soient considérées comme supérieures aux autres. Pour d’autres, la richesse matérielle passera en premier. Les gens dits «  biens », étant souvent confondus avec les gens de biens…

Selon moi, la course pour gravir l’échelle sociale se trompe fréquemment de parcours. Les sauts à franchir ne relève pas de l’argent, du pouvoir, des relations, de la profession, des titres, comme peuvent le penser certains.

La recherche à tout prix du statut social dit élevé ne mène en fait qu’à faire sourire ceux qui par leur travail, leur talent, leur culture sont arrivés à occuper des postes à responsabilités ou mieux encore parviennent à un équilibre personnel et social épanoui et enrichissant.

Oh, la bêtise serait de trop idéaliser. Idéaliser ce monde, mais aussi idéaliser un mécanisme d’ascension qui comporte bien des stratégies qui n’ont rien de vertueuses ou de philanthropiques.

Plus grosse encore la bêtise de vouloir arriver pour arriver, de tenter de se faire reconnaître sur des bases de valeurs très contestables. Gravir les échelons demande certainement un subtil équilibre entre aspirations et épanouissement personnel et besoin de répondre avec compétence à ce que l’entreprise ou les autres attendent de vous.

Si l’aisance matérielle, l’exercice de certains métiers, la transmission du patrimoine, un bon réseau de relations demeurent un fameux tremplin aidant à faire partie de ce que nous nommons « l’élite », ces facteurs ne sont certainement pas exclusifs.

Croire que le seul travail suffit à l’ascension sociale serait aussi mentir.

L'ambitieux ou l'arriviste, autrement dit un homme qui n'a rien ou presque mais qui aimerait sortir de sa condition doit jouer avec un ensemble de facteurs que nul ne peut vraiment définir.

Bien des figures littéraires proposent le parcours d'individus qui réussissent à s'élever dans la société en mobilisant une intelligence tactique. Intelligence qui fait souvent de l’esclave un futur maître. Celui qui est en haut de l’échelle ne peut qu’en redescendre, tandis que celui qui est en dessous ne peut faire que gravir !

La bêtise réside en tout cas dans le vouloir s’élever pour atteindre le bonheur, le pouvoir, la reconnaissance ou même la richesse.

« Ma richesse est toute intérieure », disait Raymond Devos dans un sketch célèbre. Pas si faux ! Voilà bien la qualité essentielle de toute ascension sociale. Encore faut-il que cette qualité soit reconnue. Encore faut-il qu’elle trouve bon relais pour être reconnue.

Ne nions pas les difficultés que connaissent les jeunes de milieux modestes, y compris bien diplômés, pour trouver un bon emploi face à ceux qui disposent de « réseaux » dont le lien existe via l’entourage familial. Mais ce lien n’est pas non plus indispensable et nous connaissons tous, même si cela reste minoritaire, avocats, directeurs financiers, médecins, ingénieurs,etc. , tous issus de milieux populaires.

Pour conclure ma petite élucubration, dictée par un étudiant étranger en médecine, issu de milieu modeste, me demandant comment réussir à avoir un tissu relationnel susceptible de l’aider dans son désir d’ascension sociale, je dirais qu’il ne faut surtout pas rechercher artificiellement un réseau relationnel élitiste. Il vaut mieux rester soi-même, bien réussir ses études, chercher à se cultiver et simplement fréquenter des lieux d’échanges où on ne parle pas que de faits divers ou de ses petits problèmes. De se forger un sens critique solide, de ne pas complexer sur ses origines, de veiller à un épanouissement personnel. D’avoir de l’ambition sans être ambitieux. De vouloir arriver sans être arriviste. De pouvoir concilier intérêt personnel et altruiste. De rester simple, modeste sans pour autant vivre dans l’effacement ou l’inhibition.

Voilà quelques outils bien incomplets pour éviter la bêtise de l’arrivisme et entrer dans l’intelligence de soi et des autres qui assure une reconnaissance pour ce que nous sommes et pas pour ce que nous voudrions être ou pire sur ce que nous voudrions paraître.

 

03/10/2008

Tagué

citer la personne qui vous a tagué et mettre un lien vers son blog ;

indiquer le règlement du jeu ;

ouvrir un livre que l'on aime à la page 123 ;

recopier à partir de la cinquième phrase et les cinq phrases suivantes ;

indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur, ainsi que l'année d'édition ;

taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir sur leur blog.

Alors, je passe le relais à  qui veut…

 

Tagué par Nays et Jolily.

« Parle-moi, j’ai des choses à dire » de Jacques Salomé. Les éditions de l’homme.

 

« Les sentiments ont peu à voir avec la « réalité objective » ou avec la « réalité de l’autre » ; l’affectivité n’a pas de logique, elle est irrationnelle.

Que de malentendus, de maladresses, d’incompréhensions, de fausses réassurances sont basées sur l’oubli de ce décalage entre la logique et l’affectivité.

 

06:40 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

02/10/2008

La bêtise de la presse.

Je suis toujours frappé de voir combien la presse aujourd’hui s’écarte de plus en plus d’une valeur d’information  et d’opinion, favorable à l’éducation du sens critique pour tomber dans la non valeur du sensationnalisme, de l’immédiateté. Elle ne fait plus que relayer le sentiment populaire, avide de voyeurisme. Dans une société à la recherche de modèles, elle « héroïse » les victimes, « diabolise » les hors la loi.

Pire, elle est devenue, sous l’emprise du libéralisme marchand à outrance, un simple produit qu’il faut vendre, bien vendre. Elle participe ainsi au « prêt à porter » de la pensée d’une majorité qui trouve dans l’image, dans le spectacle de quoi répondre aux aspirations les plus faciles et les plus vils de notre humanité.

Les faits divers, surtout judiciaires, occupent de plus en plus la une.

Devenus dépendants de la pub, des sponsors, les médias se font les valets de l’information de pacotilles. L’intrusion dans la vie intime et privée des gens donne évidemment plus d’écoute que l’organisation indispensable de la cité. La dénonciation des crimes et méfaits crapuleux est plus rentable que la dénonciation des grandes injustices sociales.

La réflexion se vend mal. Le temps ne semble plus avoir de valeur en dehors de l’immédiateté. Tout est devenu marchandise rapidement périssable.

Il aura fallu la crise boursière pour que le monde tente d’un peu mieux comprendre les mécanismes d’une économie ou l’argent se fonde plus sur une espèce de casino que sur des valeurs réelles d’entreprises et de capital humain.

Au-delà des faits divers criminels, qui s’intéresse aux mécanismes qui rendent une société plus violente ?

Il n’y a plus de véritable presse d’opinion, il n’y a plus qu’une presse menée par de grands groupes financiers n’ayant comme objectif que vendre à tout prix. L’ignorance se vend toujours mieux que le savoir.

Du pain et des jeux, veille recette pour maintenir le peuple dans la passivité, voilà qui est plus que jamais d’actualité.

Même le service public est devenu avant tout produit commercial.

L’Etat régulateur, tant attaqué par le libéralisme de marché, est plus que jamais nécessaire.

Si l’Etat n’a pas à avoir un rôle de censeur, il est temps qu’il favorise mieux la pluralité de l’information en dehors des dépendances commerciales.

Encore faudrait-il que l’homme politique décide ne pas lui se vendre aussi par l’image…