02/10/2012

La bêtise des promesses électorales.

  Rien de nouveau en cet automne électoral. Les slogans sont toujours aussi creux. Les visages souriants de celles et de ceux qui se disent dévoués et passionnés par une meilleure  organisation de la Cité cachent bien l'ambition d'exercer surtout le pouvoir au profit d'intérêts peu avouables.

Ceux qui ont eu en charge, durant six ans, la gestion de nos communes se félicitent de leur bilan, tandis que ceux qui y aspirent le critique. Les uns continuent à faire des promesses, comme si le temps ne leur avait pas donné le moyen de les réaliser. Les autres font de la surenchère!

Tout ce cirque politique pour obtenir nos voix et proclamer les bienfaits de notre démocratie, alors que le combat des urnes est devenu une simple formalité bien aseptisée. Les grands enjeux de choix de société se diluent dans des formules publicitaires bêbêtes ou pires encore dans des slogans répondants à la peur, au racisme.

Comme en cette saison, les feuilles de promesses tomberont vite. A l'annonce des bonbons offerts, succédera la facture! Les taxes "régressives"  (puisqu'elles frappent  riches et moins riches sans distinction) reviendront, probablement augmentées. La politique "bling bling", reprendra ses droits. Ceux qui auront voté pour des partis traditionnels qui n'ont plus beaucoup de différences dans leur pratique du capitalisme se diront encore déçus.

La résignation des uns, l'indifférence ou le dégoût des autres laissera le champ libre à celles et ceux qui auront à dicter ce qui fait  partie de notre vie quotidienne, car "si vous ne vous occupez pas de politique, la politique s'occupe de vous".

Ne croyez pas que votre voix ne compte pas, sinon pourquoi les candidats feraient-ils autant de promesses, se vendraient-ils comme des savonnettes?

Réfléchissez bien où mettre votre petit point ce dimanche 14 octobre.

Un vote utile pour le changement (à moins d'être content de la politique actuelle de votre commune et du pays) sera, à mes yeux, celui  pour un petit parti qui, comme un moustique, obligera les "grands" à se réveiller.

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26/04/2012

La bêtise le l'islamophobie.

Si l’idéologie de l’islamisme radical et du djihad est l'équivalent du fascisme et du nazisme, nous ne la combattrons certainement pas par les mêmes méthodes, mais nous l’amplifierons. Essayons plutôt de favoriser un Islam des lumières, capable d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité et pour ses adeptes. Ce qu’il faut combattre est l’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques. Ce sont les causes principales de la catastrophe appréhendée par certains. Plutôt qu’un anti-islamisme primaire, soutenons ceux qui luttent pour des structures économiques assurant un réel développement, pour un système éducatif efficace, pour un développement de la créativité intellectuelle, car c’est bien cela qui favorisera la fragilisation du monde islamique. Nous en avons un exemple avec la chute du catholicisme intégriste. Agir autrement n’est-ce pas renforcer une religion et une culture qui restent encore trop fermées, voire complètement hostiles à la culture occidentale qu’elles qualifient et accusent d’être « infidèle »? Plutôt qu’une lutte reprenant un peu les mêmes armes que les leurs, ne serait-il pas plus utile et efficace de mettre en avant nos progrès dans des domaines scientifiques, médicaux, technologique dont les musulmans de chez nous d’ailleurs jouissent ? Peut-être alors que les radicaux comprendront que plutôt que d’être un poids mort dans le train de la modernité, ils doivent évoluer et réformer l’Islam, revoir et critiquer un coran ? Nous avons aussi désacralisé notre bible alors que nos curés croyaient qu’elle était valable pour tous les temps et tous les peuples. Les chrétiens, eux aussi, se sont crus les meilleurs de l’humanité.

L’islamophobie ne favorisera jamais la prise de conscience d’une arriération d’une charia qui stérilise les esprits, divise las croyants et « infidèles ». Elle risque, au contraire, de renforcer ses interdits, ses démons, ses complexes.

Les solutions à la « Le Pen » ne seront pas magiques et ne feront que renforcer une confrontation néfaste. Le vrai dialogue, sans tabous et sans naïveté, reste pour moi, la seule voie possible.

 

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23/04/2012

Ce que je pense du 1er tour des élections françaises.

 

Sarkozy a perdu le premier tour et perdra, sauf grande surprise, le deuxième. Au-delà du personnage, je crois que l’électeur le juge essentiellement sur son bilan et c’est bien ainsi. Mon précédent post prévoyait une éventuelle surprise venant de Le Pen ou de Mélanchon. Elle vient donc principalement de Le Pen. Il faut donc reconnaître qu’elle a gagné sans pourtant sous-estimer la percée remarquable de Mélanchon qui avait visé dès le départ le pari d’un score à 2 chiffres. Il l’a. Le Pen a pu, plus que lui, se baser sur parti déjà bien organisé et implanté depuis 30 ans. Elle a profité de la vague des sentiments d’insécurité et de l’immigration. Réalité ou pas, il faudra en tenir compte, sans tomber dans le sécuritaire ou le racisme. Mélanchon a, lui aussi, gagné sur l’influence qu’il aura pour une gauche plus radicale que celle  du socialisme socio-démocrate-libéral. Il a gagné mais, il faut le reconnaître, dans une moindre mesure que Le Pen. Le Pen et Mélanchon sont deux tribuns populaires. L’une se base sur des classiques bien connus, l’autre sur une alternative dont une majorité n’est pas encore convaincue. Il y a d’un côté l’exaltation de l’égoïsme, du repli sur soi, de la peur, du nationalisme et de l’autre l’utopie de l’égalité et de la justice sociale. Le Pen réussit mieux que Mélanchon et hélas parait plus crédible pour les classes modestes françaises qui souffrent, elle parle leur langage avec ses tirades contre les immigrés et les élites.

Je préfère évidemment l'utopie, source de changement, à la flatterie des sentiments bas... 

Voilà pour moi ce que je pense de ce premier tour. Au deuxième, si j’étais Français, je voterai évidemment Hollande, mais sans grande conviction. Je crois que  Sarkozy ne gagnera pas au deuxième tour car ne réussira pas à draguer à la fois les voix de l'extrême-droite et du centre. Ce qu’il gagnerait d’un côté, il le perdrait de l’autre. Mais c’est un stratège habile qui pourrait faire mentir l’arithmétique politique! 

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21/04/2012

à propos de l'élection présidentielle en France.

Toujours passionné de politique, j’ai suivi avec attention, voire passion, la campagne présidentielle. Comme souvent, les vrais débats de fond n’ont pas souvent été abordés. On peut se demander sur quoi va reposer réellement le choix d’une grande majorité des électeurs. Il a, bien sûr, un anti-sarkozysme qui profitera principalement à Hollande et à Le Pen. Il y a la surprise Mélanchon qui ira prendre des voix chez des abstentionnistes, chez des socialistes déçus par le flou des propositions de Hollande et chez Marine Le Pen par des partisans de thèses qui donnent parfois l’image que des extrêmes peuvent se rejoindre. Si les jeux semblent faits, la surprise pourrait venir de Le Pen ou même de Mélanchon. Le centrisme de Bayrou n’aura, une nouvelle fois, guère de succès.

Avouons que la politique est devenue d’une complexité inouïe. Cela n’est probablement pas un hasard. Elle favorise ainsi la mainmise de ceux qui sont sensés la connaître, c’est-à-dire d’un petit nombre, sur le Pouvoir. Aux électeurs de leur faire confiance. Des électeurs qui se perdent dans la technicité des vrais débats et se rabattent sur les petites phrases assassines des uns et des autres ou encore sur d’autres anecdotes ou images de type « people ». Mais n’est-ce pas, hélas, une condition fondamentale de la politique que de se dérouler dans l’apparence ?

Combien de fois n’ai-je pas entendu que Sarkozy avait bien plus une image de « président », de « chef » que Hollande ! Peut-être, mais oublient t’ils que ce président a fortement contribué à mettre à genoux le système de santé français et la destruction de la sécurité sociale solidaire qui avait été ( on l’oublie) largement entamée par Chirac. Le système libéral, sous couvert de sauver la Sécu, la métamorphose en utilisant le management du privé.

De manière plus générale, je me pose la question de savoir si la démocratie dont tout le monde se targue existe encore. Le peuple n’a-t-il pas céder son pouvoir, son action aux mains de diverses petites communautés scientifiques (juristes, politistes, sociologues, économistes, mais aussi bien d’autres sciences cognitives) ?

Que faire quand on fait les comptes des déconvenues de la politique ? En tout cas, ne pas se laisser aller à des commentaires mélancoliques et impuissants, du style : « tous des pourris ou on ne peut de toute façon rien y faire » ! Le choix entre la condamnation parce que la politique n’a que foutre du catalogue des valeurs qu’elle prétend revendiquer ou celui du simple cynisme n’est pas le bon.

Je fais le choix, comme bien d’autres : résistance au pouvoir et à ceux qui n’ont d’autre politique que de le conserver. Autant rechercher un bouleversement pour imposer un «pouvoir des sans-pouvoir ».

Voilà pourquoi, si j’étais français je voterais au premier tour pour Mélanchon.  Pour agir en politique, il faut intégrer sa complexité et l’assumer. Son programme le fait. Mais il y plus encore, il faut surtout inscrire son action politique, telle qu’en tout cas je l’entends aujourd’hui encore, dans une lutte de pouvoir et donc dans une lutte des classes !

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01/02/2012

Ces "invisibles" qui nous gouvernent.

invisibles.pngEst-ce bien nos institutions et cénacles politiques, légitimement élus, qui nous gouvernent ? Est-ce bien dans nos parlements que se prennent les principales décisions économiques ? Si depuis toujours, il y eût des «  lobbyistes », « élites », ou « experts » qui, dans l’ombre, influençaient les décisions de nos responsables politiques,  je m’ interroge, comme d'autres, si dans la mondialisation et le développement actuels du marché, le contrôle démocratique peut encore vraiment s’exercer. 

Sans penser ou croire à un « complot » cohérent et bien organisé, il semble évident que la mondialisation engendre une strate de supers patrons, de technocrates, supposés compétents, dont l'expertise et le pouvoir nous échappent, autant d’ailleurs qu’aux élus qui sont sensés, eux, les comprendre et les contrôler!  

Il suffit d’entendre constamment nos responsables politiques s’en référer à des dictats européens nous imposant, au nom d’un réalisme économique, des mesures dont la technicité nous échappe. Nous en constatons seulement  les effets concrets dans notre vie quotidienne. Comment croire  encore que nos représentants élus peuvent réellement influer sur des stratégies et mécanismes de grandes firmes multinationales et des grandes organisations internationales comme l’ OMC, la banque mondiale, le FMI, les agences de notations, etc. ? Tous ces groupes, commissions et machins dont nous ne savons même plus la signification de leurs acronymes nous semblent bien nébuleux, incompréhensibles et surtout non-élus ! Je suis d’ailleurs certains que la plupart de nos élus ne les connaissent pas beaucoup plus que nous. S’ils se montrent forts dans le verbe, les discours et les faux débats, ils sont probablement incapables de les contrôler. Ces experts technocrates de plus en plus nombreux et budgétivores ne sont-ils pas les vrais maîtres de notre monde ? Raison supplémentaire de nous méfier de nos édiles qui cachent derrière leurs beaux mots et théories bien de l'incompétence et pour les plus sincères probablement du désarroi. 

Plutôt alors que de démolir en permanence nos politiciens, ne devrions-nous pas les inciter à reprendre le pouvoir. Ne faudrait-il pas, sans démagogie facile, exiger que les Etats redeviennent des vrais centres de décisions en se réappropriant véritablement le pouvoir que nous leur déléguons. Car  ne les élit-on pas pour défendre nos intérêts et pas ceux d’une minorité détenant la majorité de la richesse et les moyens logistiques et techniques de le défendre ?

22:02 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2011

Ce qu'il faut savoir...

Ce qui est  concrètement sur la table des négociateurs est purement et simplement imbuvable parce qu’injuste. Choisir entre les petites batailles roses ou bleues, c’est choisir entre la peste et le choléra.

En quelques points, que nous ont concocté nos dits défenseurs  (ceux que nous avons élus) ?

1. Travailler 2 ans de plus et un accès bien plus difficile à la prépension.

2. Diminution du montant de chômage et conditions plus sévères d’octroi aux jeunes.

Les sans-emplois verraient le montant de leurs allocations diminuer déjà à partir du troisième mois pour arriver à un montant forfaitaire minimal après une période dépendant de la carrière de travail. C’est ce qu’on appelle une plus « grande dégressivité des allocations de chômage.

Les jeunes qui n’ont jamais pu travailler verraient leur droit d’avoir une allocation de chômage de survie menacé. Ils devraient attendre au moins 12 mois (au lieu de 9 mois) avec des conditions d’accès très restrictives. Et, au-delà de 3 ans, les allocations seraient supprimées.   Aujourd’hui, 108 000 jeunes perçoivent une telle allocation d’attente.

N.B. J’entends déjà certains me  dire qu’il est temps de mettre de l’ordre avec tous les fraudeurs. OK. Mais pensez alors aux dernières fermetures :  Thissen, Gevaert, Kraft, ArcelorMittal, Ect…

3. Soins de santé.

Une réduction importante dans ce budget va engendrer ou confirmer une médecine à deux vitesses. Faudra être riche pour être mieux soigné. Le budget des soins de santé recevra 2,3 milliards d’euros en moins, alors que l’économie prévue était déjà de 1,2 milliard en juillet.

En bref :

Sous la pression libérale, la réduction des dépenses, qui touche l’homme de la rue, se montera à plus de 4,3 milliards d’euros (au lieu de 2,3 milliards dans la note Di Rupo de juillet). 

Quid des riches ?

Les millionnaires et les actionnaires n’ont pas trop à s’en faire !   Les intérêts notionnels ne sont pas supprimés, ni même sérieusement diminués. Le taux passe de 3,45 % en 2011 à 3 % en 2012. Pas de taxe sur la fortune…

Et pour nous distraire, un petit show du MR qui se dit défenseur de Classe moyenne  en exigeant la suppression de la hausse de la taxation sur les voitures de société. Or, cette taxe représente moins de 2 % de l’effort exigé.  De quoi oublier l’ampleur des économies faites ailleurs. Alors que le PS veut se profiler comme celui qui veut taxer le capital, son pseudo impôt sur la fortune représente ...1,3 % de l’effort demandé. 

En conclusion :

Si cela coince actuellement ce n’est que sur des questions de détails et surtout sur l’étalement des mesures avec  libéraux prêts à nous faire avaler la pilule de suite et des PS qui veulent  que nous les avalions à petites doses !

Tous vous diront que la Belgique doit répondre aux recommandations et obligations de  la Commission européenne (non élue) et de la gouvernance économique européenne chère à Sarkozy et Merkel. Et bien moi, je ne veux pas de cette Europe aux mains d’une droite active et d’une gauche très pâle et suiveuse !

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10/11/2011

La bêtise de Facebook!

L’espèce de coqueluche sociale et amicale  engendré  par  Facebook me fait souvent tousser ! Faut-il d’abord être naïf lorsque certains s’imaginent avoir des centaines, voire des milliers «  d’amis » ! Bien sûr, on assimile à tort ou à raison un tas de connaissances passées ou présentes, bien que certains y incluent des « illustres » inconnus.

Mon deuxième étonnement vient d’une forme d’exhibitionnisme un peu débile sur ce qui tisse notre quotidien. C’est à peine si de gentils et amis souvent isolés  ne parlent pas du moment où ils vont faire pipi ou caca ! Faut-il vraiment exposer sa vie privée plutôt que de la protéger ? La consolation venue par ce type de lien social ne peut être que décevante parce que forcément superficielle et trop rapide. Un petit je t’aime et puis retour vers d’autres centres d’intérêts bien légitimes. Finalement quand on éteint son ordi, on retourne tout seul dans la routine de la vraie vie.

Mon troisième étonnement vient d’une espèce de frénésie à la reconnaissance sur base de futilités ou de plaintes permanentes. Tristes que ces espèces de cris d’alarme pour dire : «  j’existe » et : «dites-moi que je compte pour vous » ! Croire en l’efficacité du virtuel pour arriver à l’estime de soi par le regard de l’autre est bien illusoire.

Je suis évidemment pour la convivialité, mais je me  demande si ce réseau virtuel en est véritable outil. Les amis « facebookiens » ne vaudront jamais ceux qui viennent partager  un verre ou votre table. Cela ne ressemble en rien d’ailleurs à ces grandes invitations lancées parfois sur ce réseau pour des apéritifs géants ou plutôt pour des bitures pas virtuelles celles-là et des cirrhoses collectives du foie!!!

Alors plus belle ou moins la vie avec Facebook ?

Et pourtant, quel merveilleux outil de communication, d’échange d’idées, de mobilisations utiles, de partages culturels que ce Facebook.

Je ne me permettrai pas de juger la manière dont chacun l’emploie. Ceci ne m’empêche cependant de méditer sur ce nouvel outil de communication. Je suis sur  « Facebook », comme vous probablement. Je n’estime pas utiliser ce réseau plus intelligemment que ce que dénonce. Ce qui m’importe ? M’éclairer et  partager ma petite réflexion sur ce sujet bien complexe.

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08/11/2011

C'est todi li p'tit qu'on spotche. ( c'est toujours le petit qu'on écrase)

crise 1.jpgJe pense ne pas être «  poujadiste » et encore moins simpliste quand  je tente d’analyser la situation politique et les plans de rigueur dont on nous nous dit qu’ils sont indispensables. Attendons celui de notre cher pays, mais je crains fort qu’on nous force encore à nous serrer la ceinture.

Personne ne peut évidemment nier l’énorme dette, pas plus qu’une situation de crise causée par des tas de motifs et surtout par de la spéculation inconsciente et des mécanismes très ingénieux de se faire très vite du pognon.

Qu’il faille remplir les caisses si nous continuons, à juste titre, d’exiger de l’Etat un maximum d’acquis sociaux ne fait pas de doute. Mais ce que ces messieurs  et dames bien trop payés nous promettent est à mes yeux d’une injustice qui mériterait un printemps européen !

Chaque pays tente de se justifier par l’objectif fixé par des technocrates et une politique libérale européenne que personne ne remet en cause.  Ceux-là justifie le fait de devoir nous rendre plus pauvres en fixant les yeux sur des tableaux de bourses et des agences de cotations que nous ignorions d’ailleurs auparavant ! Si je comprends bien, la loi des marchés de capitaux dont tout le monde s’accorde à dénoncer l’irresponsabilité est devenue impérative et contraignante. Si je comprends encore  bien, nous devons absolument rembourser des voleurs qui nous ont allongé du fric «  sale » ou qu’ils allaient chercher à moindre coût pour nous le refiler à taux bien plus élevé !

Trop simple mon analyse ? Probablement, mais je me demande si les puissants ne rendent pas tous les mécanismes financiers, autant que la panoplie infernale de normes, de lois pour mieux nous « paumer ». Peut-être aussi  créent-ils  un véritable labyrinthe de lieux décisionnels pour se déresponsabiliser ou pire pour ne donner le pouvoir qu’à ceux qui «  connaissent » !

C’est que tous ces responsables et acolytes ne se privent pas eux. Si je sais que ce n’est pas en rabotant leurs énormes salaires que la crise financière pourra se résoudre ou que la dette fondera, il serait décent d’y remettre de l’ordre.  Le scandale de la vidéo sur les  édiles européens grassement payés qui viennent pointer au parlement en dit long. Ne parlons pas des pensions scandaleuses dorées  de ces mêmes députés.  Après un mandat (cinq ans), la banque verse 1400 euros par mois à chaque cotisant, et 2500 pour deux mandats cotisés. Depuis qu'il existe, plus de 1000 parlementaires ont souscrit à ce fonds, que ses créateurs ont eu la bonne idée d'installer... au Luxembourg, pays membre de l'Union, et surtout, accueillant paradis fiscal. Ne parlons pas, sans être traité de poujadiste  de leur indemnité de départ et des parachutes dorés des commissaires qui touchent un salaire minimum de 20.000 euros par mois ! Sachons, entre autres que le Monsieur Barroso est mieux payé que  le Président des Etats-Unis.

Mais de tout cela, les médias parlent peu… Ils auraient peur, sans doute » d’être traités aussi de « poujadistes ». Ils  s’imposent peut-être aussi de rester dans le politiquement correcte craignant d’être rendus responsables du désintérêt de l'opinion vis-à-vis de l'Europe. Et voilà comment des informations, pourtant vérifiées mais trop connotées, échappent au plus grand nombre. Scandaleux, surtout en ces moments de disette annoncée. Ce n’est pas parce que ce genre pourrait faire le nid de l’extrême droite qu’ils doivent se taire. Les » Le Pen » après tout sont dans cette soupe là aussi !

Est-ce être utopiste, dogmatique, communiste, que de vouloir une autre politique avec un autre système fiscal et une meilleure distribution d’une richesse qui existe encore bel et bien ? Est-ce utopique voire révolutionnaire que d’exiger une taxe sur les millionnaires, que d’imposer un max sur les transactions boursières, de s’opposer à une économie de marché telle que celle menée maintenant ? De l’argent il y en a, mais, et cela ne date pas d’aujourd’hui, il va toujours dans la poche d’une minorité « exploitante ». On ne devient pas riche par son travail et c’est lui qui va encore se voir plus taxer ! Le monde se résumerait-il en « cons « qui travaillent pour avoir de l’argent et en « intelligents » qui font travailler l’argent pour eux ?

Y en a marre d’entendre la rengaine permanente de faux débats politiques où il n’y a plus de véritables opposants au système ( Mélenchon en France  est encore le seul qui me plait !)

En tout cas, ce n’est plus moi qui voterai  encore pour un des quatre partis traditionnels… Il est temps de leur donner un fameux coup de vrai " rouge"  de semonce !

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27/09/2011

A propos de Dexia!

 

Quand aura-t-on fini de nous prendre pour des cons ! Le dernier exemple avec DEXIA !

Je ne suis pas économiste. A entendre pourtant les fameux experts et spécialistes du monde bancaire, il fallait des fusions pour que les banques (mondialisation oblige) tiennent le coup.

Et voilà que notre ancien «  crédit communal », au lieu et place de financer, avec  des milliards de dépôt de clients fidèles, est vendu en grande partie aux français ! Résultat  après quelques années seulement: la chute vertigineuse de fonds de placement de nos communes ! On a beau me dire que tout cela est à cause de la crise bancaire mondiale et patati et patata, je constate seulement que ce qui était public et devenu privé coule à l’image du Titanic ! Plus gros cela est, en plus, plus ça s’enfonce ! Et les capitaines dans tout cela ? Ah, le brillant gestionnaire du type de DEHAENE, que dit-il? Et notre génie de la finance Reynders, que manigance-t-il encore ?

N’est-il pas temps de changer tout simplement de système et de dire non à toute une politique libérale qui n’enrichit que quelques- uns ? Trop simpliste ? Et la complexité soi-disant de la Sabena, du Crédit Communal, etc. cela a mené à quoi ? Est-ce être simpliste, être d’extrême gauche, ou simplement réaliste et déterminé de vouloir  une autre économie que celle des banquiers et grands lobbys de la finance ?

Et si on en revenait simplement à notre vieux bon Crédit Communal?

 

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30/05/2011

Quand l’information est devenue spectacle.

 

L’affaire de DSK prouve une fois de plus combien nous vivons dans une société où la communication-spectacle, avec tout ce qu’elle comporte d’infantilisant qui nous fait éviter l’important. Ne serions-nous pas devenus exclusivement des voyeurs, sans plus aucunes convictions personnelles ? Notre raison se laisserait-elle régir par nos émotions éphémères ?  Qui se préoccupe dans cette surmédiatisation de ce qu’est le FMI, de son utilité ou non ?

Nos responsables politiques ont pris évidemment conscience de cet air du temps et si les programmes électoraux ne sont pas encore truffés d’articles à l’image des  «  France Soir » ou de « Allo Paris », ils sont conçus bien plus en fonction d’une clientèle à qui on veut d’avantage plaire qu 'en de vrais idéaux à proposer. Les discours de fond ont laissé place au show.

Faudra- t-il attendre que nous soyons tous dans la merde, pour que nous sortions de notre unique préoccupation de notre petit statut ou de notre petit confort ?

 

 

 

20:56 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/02/2011

Transmission de savoirs.

 

Constat alarmant : j’entendais hier au jt qu’à la fin de l’école maternelle un enfant de milieu défavorisé  en sortait avec 700 mots, tandis que celui d’un milieu favorisé en possédait 1700. Ce retard se révèle difficile à combler tout au long des études.  Certains  vont baragouiner des pensées, d’autres expliqueront des idées. Le langage reste évidemment un bon  bagage pour un avenir aussi bien professionnel que personnel.

Sans nostalgie de la vie d’antan, nous remarquons tous un appauvrissement du langage des jeunes via des moyens modernes de communication, tels que sms ou msn, alors que le net offre une possibilité énorme et facile pour atteindre le contraire.

Il reste donc capital pour les parents et tout l’environnement  de l’enfant, mais aussi de l’adolescent et du jeune de dialoguer souvent en employant des mots bien choisis et adéquats. Si la chose parait relativement simple avec des enfants et leur soif de tout connaitre et de poser des questions, il en va souvent autrement avec les grands ados et les jeunes.

Plus préoccupés de l’immédiat, des facilités et des paillettes d’une société où le paraître prime souvent sur l’être, les jeunes (du moins une majorité d’entre-deux), nous écoutent ou pas, parfois attentivement et intérêt, parfois très distraitement et avec aversion). La facilité du « tirer » par le « bas »  de copains et copines est évidemment plus attrayante dans l’immédiat et les petits plaisirs faciles plus agréables que le savoir, le goût de l’apprendre et de se forger une philosophie de l’être qui conduit vers un bonheur bien plus fondamental que celui des petites ou grandes consommations des illusions qu’offrent des médias à but commercial ! A la décharge de ces jeunes, il faut avouer que l’assimilation, l’intégration de vrais savoirs dans la construction de la personne n’est pas évidente. Cela  demande tout un cheminement avant qu’il ne s’intègre réellement dans l ‘esprit,  le cœur, les mains et la parole. J’ai parfois remarqué qu’en un premier temps, certains s’en emparaient très superficiellement et s’en servaient, un peu en coller-copier, pour simplement «  briller » devant un public non averti ou devant des personnes qu’ils cherchent à séduire ou encore pour tenter d’entrer dans un faux de monde de VIP !

Notre découragement éventuel serait une bêtise. Notre partage, tôt ou tard, reviendra dans leurs propres expériences et plus spécialement après leurs échecs. Nos connaissances, nos expériences de vie, seront alors appropriées, sans pour autant copiées. Leur personnalité s’affirmera, sur base du « reçu » mais de façon originale. Restons cependant réalistes, il y aura toujours des cons d’adultes pour lesquels aucun savoir ne passera jamais vraiment. Je suis alors de ceux qui pensent selon la célèbre réplique d’Audiard dans les tontons flingueurs : « Je ne parle pas aux cons, ça les instruit » !

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22/12/2010

Voeux.

Bon, alors compte pas sur moi pour dire "bonne année", "meilleurs voeux", "tous mes voeux de bonheur", et encore moins "bonne santé".

Non c'est vrai, celle-là tout le monde va te la faire et tu vas la lire à peu près 417 fois en quelques semaines.

Donc j'ai opté pour quelque chose de plus original :

PEACE

 

17:04 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/12/2010

L'injustice est souvent ignorée et tronquée.

Je vois peu de gens s’élever sur un jugement qui acquitte la fraude de la KBC qui porte sur un montant de 25 millions d’euros, même si je peux comprendre que les preuves étaient entachées d’illégalité. Je vois peu de gens s’élever contre des intérêts notionnels qui font un cadeau  fiscal  légal de 14,3 milliards de l’Etat aux grosses sociétés. Par contre j’en entends beaucoup sur le coût des réfugiés ! Etonnant…

18:41 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

01/12/2010

Exercice du pouvoir et démocratie.

Sommes-nous dans un pays de fous ? Au nom de la sacrée sainte démocratie, chacun veut avoir son mot à dire ou se dit représentatif d’un groupe pour réclamer l’union ou la séparation du pays.

Nous n’avons encore rien trouvé de mieux que les élections pour instaurer un système politique indispensable à la gestion d’un pays. Les dernières sont ce qu’elles sont, mais elles ont fait gagner au nord ceux que le sud redoutaient et inversement. Voilà qui ne pouvait que susciter peu d’enthousiasme pour former un gouvernement. Si tous les responsables s’accordent sur le fait de la primauté de l’économique sur le communautaire, les deux s’entrecroisent et la vision droitière de la Flandre se heurte à celle de gauche (pourtant  très libéralisante)du PS.

Dès lors que faire ?  Facile, en tout cas, de montrer du doigt des responsables qui tentent de prendre appui sur de savantes analyses techniques et sur la mise en balance de multiples intérêts. Les partis ne font que relayer des opinions qui, pour le moins, ne sont pas à l’unisson !

La voix au peuple ? Moi, je veux bien ; j’y aspire même. Mais que dit le peuple ? Plus occupé par des intérêts particuliers que collectifs, il est loin de l’esprit révolutionnaire. Un peu d’histoire nous montre d’ailleurs qu’après de belles flambées révolutionnaires, il faut prendre des décisions et qu’aucune n’a jamais pu être prise en dehors d’une représentativité d’opinions qui restent multiples.

J’ai toujours eu et ai encore beaucoup de sympathie pour le marxisme. La prise en charge du prolétariat par lui-même ne reste hélas qu’une belle idée, mais qui n’a pas marché. Qu’on le veuille ou non, il faut bien un jour structurer, avec l’inévitable délégation de pouvoir. Si aux yeux du communisme, il n’y avait pas de problème puisque le parti unique était censé être l’expression de la volonté du peuple, nous avons vu que ce seul intermédiaire posait un fameux problème. La concentration du pouvoir n’a pas suffi à assurer les intérêts, y compris ceux d’une classe sociale ouvrière,  vue comme unifiée mais bien plus divisée qu’en apparence.

Une véritable participation populaire reste à inventer ! Aussi minimale  et indirecte soit-elle, je reste attaché à la représentativité des démocraties occidentales.

Si je ne suis point un révolutionnaire, je reste pourtant persuadé qu’il faut s’impliquer dans des actions stimulantes qui obligent les chefs de parti et leurs instances  à prendre des décisions autres que celles modelées sur les marchés capitalistes et subordonnées aux diktats du seul profit d’une minorité. Aux slogans propagés et bien martelés de ceux qui nous culpabilisent sur l’inévitable effort budgétaire à faire porter par nous tous, à la nécessité de tenir compte de la main d’œuvre concurrentielle, il est temps d’encourager des actions comme celles promues, par exemple, par le PTB. Quelle que soit l’efficacité actuelle de ce petit parti marxiste, il est utile de le voir prendre de l’ampleur tant que le capitalisme et les inégalités qu’il engendre, tant au nord qu’au sud du pays, tout comme dans le monde, reste aussi dominant.

Ne vous étonnez donc pas, si sans être un disciple inconditionnel de Marx, vous me voyez relayer les actions du seul parti  encore national de notre pays !

20:37 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/11/2010

La bêtise de la langue.

La bagarre des langues est bien évidemment une bêtise .Les élites intelligentes l’utilisent pour diviser et ainsi mieux régner. Le danger augmente lorsqu’ au nom de la pratique majoritaire d’une langue sur un territoire on se l’approprie pour y exercer bien autre chose qu’une simple identité culturelle. Je me demande si les amis flamands lisent vraiment le programme de De Wever. Le nationalisme qu’il prône attire moins de foudres que celles que reçoit Mgr Léonard quand ce dernier s’appuie sur la doctrine du droit naturel ! Et pourtant, à bien lire Bart, on y constate  la vision d’une société qui naturellement veut que certains soient riches et d’autres pauvres. Entendez évidemment que seuls les patrons ont un droit naturel à cette richesse ! Pourquoi vouloir changer la nature de l’inégalité sociale ? Ceux qui gagnent plus sont naturellement plus intelligents, plus travailleurs ? Du coup, le programme de la NVA copie simplement celui du patronat flamand ( VOKA). Tant au Nord qu’au Sud d’ailleurs, la machine de droite européenne est bien huilée et a l’art de convaincre que seul le libéralisme économique crée la richesse et que socialisme appauvrit. Les expériences des pays émergeants, comme certains d’Amérique latine, semblent être ignorés !

Bref, il y aurait évidemment beaucoup à dire sur politique de gauche ou de droite, mais ne faut-il pas mieux prendre conscience que la problématique communautaire de notre pays n’est que prétexte pour mener au Nord une politique de droite pure et dure, avec très concrètement un grand coup de hache dans la sécurité sociale ( suppression des allocations d’attente pour les jeunes sortants des études, chômage limité dans le temps, allongement du temps de travail, suppression des prépensions et recul de l’âge de la pension, diminution de l'intervention inami dans les soins de santé, etc.) Lisez le programme du VOKA.

Devons-nous adhérer au discours d’austérité, de réduction de la dette, de compétitivité de la main d’œuvre, alors que nous devons accepter l’injustice fiscale dans des réductions accordées à des entreprises comme Arcelor- Mital ou Janssens Pharmatica, dénoncées justement par le PTB. Faut-il continuer à accorder cette masse de cadeaux aux grosses entreprises, alors que les petites sont étranglées ? Nos responsables politiques ne devraient-ils pas s’interroger sur le bien- fondé des milliards d’aides fiscales accordées aux grands groupes qui réduisent l’emploi ? Avant de parler d’assistanat pour les petits, ne devraient-ils parler de celui des grands ? Avant d’annoncer les sacrifices que devra faire la population pour trouver 25 milliards, ne devrait-on pas exiger en priorité, et dans toutes les langues, une perception plus équitable de l’impôt et une taxe sur les plus grosses fortunes? Nous considère-t-on trop cons pour que nous ne puissions y voir clair dans des discours d’experts qui ont l’art de noyer le poisson dans l’eau puante d’une doctrine capitalisme qui mènera nos pays  à une pauvreté de la masse au profit de quelques- uns ? L’argent n’a pas plus d’odeur que de langue. Le nationalisme cache son but premier : celui de diviser pour mieux régner et imposer aux masses populaires une politique du patronat. Le combat mené par nos ancêtres risque d’avoir été vain. Il est temps de se réveiller et de rêver à autre chose que de la célébrité de secret story, de master chef, ou  de gagner au lotto !!

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18/10/2010

Non à la politique de droite.

La politique de droite, qu’elle soit de Sarkozy ou de De Wever, mène à la pagaille. Comment  la majorité du peuple peut- elle être aussi aveugle?  Les français (sauf les gros fortunés et gros patrons) commencent à se mordre les doigts d’avoir voté Sarkozy…. Ils  sont dans la rue. Cela risque bien d’être le cas pour les flamands qui croient encore à la croissance économique et sociale avec De Wever ! Les cheminots flamands et wallons font encore d’ailleurs grève ensemble… Plus que la disparition de la Belgique, c’est bien la disparition des services publics et de la sécurité sociale qui est en jeu !

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04/09/2010

Sire, ils vous l'ont cochonné...

Sire, ils vous l’ont cochonné…

La fameuse phrase du  général Janssens quand le Congo a explosé devrait être remise au goût du jour !

Ne nous trompons pas : ce que veut la Flandre est l’indépendance et avec elle l’imposition d’une droite pure et dure.

Et voilà que le Roi vient de nommer comme médiateurs le magouilleur opportuniste de Flahaut qui ne doit son perchoir à la chambre que par la volonté de Di Rupo de pas devoir le nommer ministre et par Pieters, premier président du Sénat et premier politicien à s’être déclaré ouvertement séparatiste et républicain !!

Vrai que Albert II ne peut trouver et nommer un magicien, mais ici on est en droit de se demander de qui on se moque…

Ne devrait-on pas, à défaut de magicien, nommer un fossoyeur ?

Les francophones ont fait un maximum sous la houlette d’un Di Rupo intelligent, conciliant et bon stratège. Il a jeté l’éponge avec raison et je ne vois pas ce qui pourrait débloquer la situation.

La chronique d’une mort annoncée du pays est en route. Tout ce qui pourrait suivre ne sera que soins palliatifs.

Sans un sursaut du peuple, spécialement au Nord et à Bruxelles, rien ne changera.

Que donnerait un référendum ? Il se traduirait certainement par une volonté majoritaire de garder notre Belgique. Mais quelle Belgique ? Les flamands la voudront à droite avec la NVA et les partis de droites, les francophones la voudront à gauche avec le PS, Ecolo et une partie du CDH.

Préparons-nous donc au divorce et n’en n’ayons pas peur. Demandons simplement aux Bruxellois et aux habitants de BHV avec qui ils souhaitent l’union. Préparons-nous à établir la répartition de la dette.

Notre ex- pays donnera peut-être alors l’exemple pour, lentement, arriver à une Europe des Régions où le nationalisme et son égoïsme feront moins de dégâts…

23:06 Écrit par mik | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2010

Elections

Les élections ne sont jamais «  bêtes ». Il faut en accepter les résultats, sans pour autant perdre notre sens critique et nos positions. J’ai suivi cette campagne de loin, et je n’en suis pas malheureux, malgré ma «  passion » de la politique. Mon analyse est brève : Une Flandre séparatiste et à droite ; une Wallonie unioniste et à gauche ; Bruxelles francophone et désargentée qui oscille entre droite et gauche. Il va falloir allier l’eau et le feu, mais au moins nous y voyons plus clair. Des identités bien définies valent parfois mieux que des positions troubles et peu définies.

Nous pouvons regretter les résultats, mais il faudra bien faire avec. J’aurai évidemment préféré voir une autre alternative, celle d’une vraie gauche capable de combattre un capitalisme sauvage et une trop grande libéralisation qui nous ont plongé dans la crise économique que nous connaissons.

Nous avons pourtant encore, et heureusement, une forte sécurité sociale. En revenant du Brésil, je me dis que nous avons encore cette chance !

La bêtise serait aujourd’hui de ne point accepter les compromis. Il faudra bien former un gouvernement et si jamais celui-ci devait être «  d’union nationale » et regrouper tous les partis traditionnels, il ne durerait pas longtemps et nous devrions encore très vite retourner aux urnes.

J’ose en tout cas espérer que la défense des services publics, des soins de santé et en général de la sécurité sociale ne sera pas mise à mal. La dette  doit être réduite, c’est certain. Elle ne peut cependant l’être par le grand nombre, mais bien  par ceux qui possèdent le plus par des moyens autres que le travail ou les petites économies, mais par de la spéculation ou de la fraude à haute échelle.

Bonne fin de semaine et  week-end.

22/05/2010

Voyage et séjour au Brésil

Je suis toujours au Brésil où dans la paix bénédictine, je mesure les bienfaits de quiétude, loin des agitations de notre monde de consommation et endroit idéal de réflexion et d'écriture.

Pour celles et ceux qui désirent en savoir un peu plus et découvrir mon lieu de séjour, voir mon autre blog:

http://lettres-a-mon-ordi.skynetblogs.be/

Amitiés.

01:04 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/03/2010

kikou

plume
Quelques brèves nouvelles pour mes lecteurs et amis.

Ma « pause » va se prolonger un peu, trop occupé pour le moment et un moins motivé aussi par la tenue de ce blog ou mes passages sur les autres.

Je me prépare à un voyage d’un mois au Brésil et ai repris goût à l’écriture pour mettre sur chantier un roman !

Je vais donc bien malgré quelques difficultés familiales et d’amour ! De nouveaux projets m’aident donc à tenir ma vie passionnante et dans son ordinaire et son extraordinaire.

Désolé de ne pas être plus présent sur la « blogosphère », mais je n’en oublie pas les fidèles amies et amis.

21:05 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

02/03/2010

pause

23:25 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/02/2010

La bêtise de la télévision.

télé
Etonnant, inquiétant, effrayant le pouvoir de la télévision dans la vie de chacun d’entre nous. Le danger de soumission et de conditionnement par ce nouveau pouvoir existe bien.

Le documentaire «  Le jeu de la mort », diffusé hier sur la Deux, nous le démontrait magistralement, en particulier dans le cadre de la téléréalité.

La soumission à l’autorité n’est évidemment pas neuve. A la suite du psychologue américain Milgram, le film  de Christophe Nick, illustrait, lui, qu’avec la télévision cela marche encore mieux.  80% de gens, comme vous et moi, placés en situation de soumission à l’autorité se révèlent de vrais tortionnaires dans la conception d’un jeu particulièrement cruel. Fiction ? Pas dit. Quand on voit les émissions de téléréalité diffusés par des chaînes comme TF1 ou RTL, nous n’en sommes pas loin.

Sommes-nous donc restés aussi bêtes, aussi inhumains que du temps des gladiateurs, des chrétiens jetés aux lions dans l’arène, des exécutions publiques de condamnés ?

Dans un cadre plus large, le danger de manipulation de ce pouvoir peut aussi se révéler efficace. Nous dire pour qui voter, qui sont nos amis ou ennemis nous ferait abdiquer notre libre arbitre. Les systèmes totalitaristes l’ont compris.

Restons donc des insoumis. N’obéissons jamais sans discuter. La seule foi de l’autorité peut mener à nous rendre tortionnaires ou terroristes.

 Restons vigilants et critiques. Enseignons la critique et le décodage de choses apparemment anodines.

18/02/2010

La bêtise de la SNCB.

sncb
Si le risque zéro est illusoire, il est possible pourtant de s’en rapprocher. Le drame ferroviaire de Hal aurait sans doute pu être évité si les grands responsables écoutaient plus les gens de terrain, plutôt comme dans bien d’autres domaines que de s’enfermer dans une vision toute théorique et surtout financière.

Faut-il attendre à chaque fois un drame pour que nos responsables politiques se rendent compte et avoue que cela ne fonctionne pas bien, n’est pas assez financé, etc. ?

Mais voilà l’Etat se dira pauvre, endetté, mais laissera cependant les riches devenir plus riches et les pauvres plus pauvres. Plutôt que d’avoir le courage d’aller chercher l’argent dans la fraude fiscale, dans la suppression des intérêts notionnels, dans l’argent qui rapporte de l’argent, l’Etat s’enferme dans un gouffre financier où seul le petit paie par des services publics qui s’appauvrissent. Les taxes et les impôts fonctionnent, c’est vrai, mais pour les petits parce qu’ils sont plus nombreux !

Si je comprends l’émotion toute humaine, hélas éphémère, qui s’empare de chacun devant des drames comme ceux de Hal, de Liège, je comprends moins l’apathie des citoyens face aux injustices sociales et à des politiques basées exclusivement sur le profit.

Etonnant aussi, mais scandaleux de voir combien la responsabilité est toujours rejetée sur «  l’autre ». Le C4 semble à nouveau réservé aux « petits ». Les « grands », eux, n’endossent jamais rien de ce qui est pourtant lié à leur poste. Ils veulent simplement percevoir de gras émoluments.

Plus que d’une minute de silence, c’est un combat commun qu’il faudrait pour hurler tous les méfaits d’un capitalisme tuant les services publics. C’est une  conscientisation active pour changer radicalement les politiques libérales menées.

Non, en tout cas, à une commission parlementaire qui n’aura comme résultat que de mettre en avant nos politiciens avant les élections.

Ne râlons pas sur des grèves qui sont, on le voit, justifiées. Au contraire, il est temps de s’unir, de sortir de nos petits égoïsmes ou de notre émotion facile pour faire bouger les choses et que les lacunes de sécurité du rail soient réglées une bonne fois pour toute. C’est alors que nous pourrons dire que les victimes ne sont pas mortes en vain.

10/02/2010

La bêtise à propos des "cougars".

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Je ne sais pas pourquoi tout d’un coup notre société occidentale se passionne pour les femmes dites « cougars » (femmes plus âgées qui sortent avec de charmants jeunes hommes). Comme si cela était un phénomène de mode, alors qu’en réalité cela a toujours existé. Il est vrai que ces amours là souffraient du double cliché (des vieux shnoutes riches peuvent mettre la patte sur de jolies jeunesses sans trop de scandale, mais pas l’inverse). Pourtant, tout le monde se souvient du «  il venait d’avoir 18 ans » de Dalida !! Pourquoi donc toujours essayer de nos jours de dresser des profils de l’amour, qu’ils soient sexuel ou autre. Vouloir aligner des critères, les juger bons ou mauvais, relève non seulement de la bêtise, mais bien de l’indécence. Mesure t’on l’amour ou la qualité d’une relation à l’écart d’âge ?  La plupart des sexologues, psychologues auront beau tenter de décoder au mieux ce qui engendre l’amour entre différents âges, cela n’empêchera pas les relations de ce type de se nouer ou de se dénouer, selon ce qui est et restera mystérieux et indéfinissable : l’amour. Il n’y a aucune bonne autopsie sur notre élan, notre besoin, notre nécessité d’aimer. On me dira que ce genre d’histoire finit toujours mal. Et celle entre personnes du même âge ? Est-ce un mal si aujourd’hui beaucoup n’accordent plus autant d’importance à la procréation, à la durée d’une relation amoureuse et qu’on donne toute la place à la passion et à l’importance de vivre ici et maintenant ? Pourquoi les « cougars »  s’en priveraient?

Autant je déteste l’hypocrisie d’une culture qui a occulté des amours dit particuliers, autant je hais celle qui se sent obligée de s’immiscer de plus en plus, avec un évident voyeurisme, dans l’intimité des sentiments et la vie sexuelle. Quand la culture et l’éducation, plus que jamais véhiculées par des médias en quête de sensationnalisme, cesseront-elles de nous conditionner dans des choix qui doivent rester personnels ?

06/02/2010

La bêtise financière.

Et nous voilà à nouveau bombardés d’informations sur la baisse des bourses entraînée soi-disant par le déficit des états, avec en point de mire le déficit grec de 12,7% du PIB.

J’avoue ne pas être un spécialiste financier. Mais, faut-il l’être pour piger qu’on ne nous dit pas tout ! Faut-il l’être pour déduire que la crise, engendrée par un capitalisme sans morale, celui de la spéculation qu’aucun Etat n’a pu juguler mais où les banques effondrées ont reçu sauvetage par des sommes colossales versées par le contribuable, change tout simplement de mains. Les banques ont passé la bombe empoisonnée aux Etats. N’entubons donc pas trop vite les pauvres Grecs ! Il y a alors à s’inquiéter du déficit des USA (10,6%), ou encore du déficit japonais qui dépasse du double celui de la Grèce.

Ne nous avait-on pas promis à grands coups de déclarations qu’il était temps de changer le système financier, ou du moins de le mettre à jour pour éviter la grande spéculation, les bonus géants des  traders ?

Que nenni. Rien n’a été fait.  Les prises de risque sont toujours bel et bien là. Le système bancaire avec ses voleurs de clients armés de fonds spéculatifs est toujours à l’abri de sanctions. Les produits dits dérivés, dont nous ignorons tous la technicité mais décrits comme nécessaires à contrôler, continuent à remplir les poches de ceux pour qui il n’y a pas crise.

Bref il n’y a eu aucune refonte réelle dans les institutions de la zone euro, ni d’ailleurs ailleurs. Tout le système a repris ses mauvaises habitudes.

Beau le discours «  laissez-nous entreprendre » ! De qui se fout-on ? Simplement de nous tous. Les grandes entreprises, à l’exemple de Inbev, veulent profiter de la crise pour faire encore des bénéfices plus plantureux. Son PDG Carlos touchera en bonus pour 2013 la bagatelle somme de 80 millions d’euros ! Et pendant ce temps les petites entreprises, celles des petits indépendants crèvent. Les travailleurs se mettent à croire que la crise de l’emploi est une fatalité.

Non, vraiment on ne nous dit pas tout ! Pire on nous leurre. Nous n’entendons que ce qui est politiquement correct. Il est temps d’entendre enfin d’autres versions que celles qui culpabilisent le peuple.

01/02/2010

La bêtise du retour attendu.

attente
Le Philosophe ALAIN écrivait : « Fais ce que tu dois et n’attends jamais rien en retour. Si quelque chose vient, accueille-le comme un cadeau ». Encore faut-il évidemment faire ce qu’on doit, ce qui n’est pas évident ! Il m’a fallu en tout cas beaucoup de temps pour intégrer cette espèce de règle de vie et en être heureux. J’avais souvent fait plaisir, été gentil, serviable, aimant, avec sans doute, ce qui me semblait bien humain, une espérance de retour. N’étais-je pas alors une espèce d’homme de commerce ? L’expérience aidant et surtout les échecs de non -retour et la souffrance qui les entoure m’ont fait changer mon fusil d’épaule. Je crois avoir compris et pratiquer au mieux, depuis quelque temps, la non réciprocité attendue. Je fais plaisir sans plus attendre en retour. Cela ne m’empêche pas d’apprécier comme un vrai cadeau le plaisir, l’amour ou l’amitié quand ils me reviennent !

Sur le plan familial, je vis parfois la souffrance de ce non retour, m’en attriste sans pour autant que cela me mène à la dépression, à la culpabilisation. La réciproque n’est plus mon affaire. Sans refuser la main tendue, je vis ma vie. Tant mieux si l’entente revient, mais elle viendra comme de surcroît et non plus comme quelque chose de vitale. Il y va finalement de l’intégrité et du respect de l’autre, autant que de la mienne.

Je me place le moins possible dans une attitude d’attente et je m’en sens bien. Dire que je ne tombe plus jamais dans ce piège serait évidemment mentir. Difficile de ne rien vraiment attendre ! Un petit coup de téléphone, un mot gentil, une petite visite, tout cela fait toujours du bien. Je ne cours cependant plus après. J’ai, me semble t’il, exprimer clairement mes attentes et je laisse maintenant à l’autre la liberté d’y répondre ou pas. Je ne mets plus mon épanouissement en danger par l’attente. Mes besoins d’amour, de sécurité, de reconnaissance, de respect, je les puise en moi et dans des valeurs qui ne me sont plus dictées par toutes les pressions éducatives, sociales, culturelles et autres que j’ai souvent subies !  C’est ainsi que je me sens libre et heureux. Tant pis si cela choque, si on me trouve égoïste. Tant pis si certains veulent me faire payer ce bonheur enfin acquis mais toujours fragile. C’est sans doute une espèce de grande cohérence avec moi-même qui a fait que même dans des circonstances pénibles, difficiles, j’ai pu rester debout. Ce n’est pas demain que je me courberai pour répondre à l’attente de ceux  qui n’acceptent pas mes « défauts », alors qu’ils exigent  que j’accepte les leurs !

J’ai beaucoup trop vécu aussi là où la valeur d’échelon social était liée à l’argent, à en oublier d’ailleurs la valeur fondamentale de l’amour. J’ai donc connu combien le vide intérieur causé par l’attente de « retour » trouvait fausse compensation dans une forme d’abondance matérielle.

Voilà pour la petite confession toute personnelle de ma bêtise ou de mon intelligence !!!

 

25/01/2010

La bêtise du pessimisme.

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Croire en notre incapacité de changer ou ensemble de changer le monde relève autant de la bêtise que de croire à la venue ou à l’élection d’un messie capable à lui seul d’apporter paix et justice. Pourtant, c’est souvent le contraire qui arrive. Les optimistes passent la plupart du temps pour des idiots ! Le « candide » de Voltaire ou encore le célèbre Flaubert dans son « dictionnaire des idées reçues » offraient une bien mauvaise image de l’optimiste. A leur suite, pas mal d’écrivains poursuivent sur leurs traces.

L’histoire nous démontre pourtant de bien belles victoires des optimistes, de minorités actives et de gens qui ont pu réunir autour d’eux des citoyens décidés aux changements. La victoire d’Obama en est une preuve récente, avec son fameux slogan « "Yes we can", «  Tout est possible ».

Mais, laissons là l’histoire, pour en revenir à la nôtre, à notre désir trop souvent égoïste de bonheur. Le temps de crise ne nous incite pas trop à l’optimisme collectif mais aussi personnel. Nous connaissons tous pour l’avoir entendu ou dit  «  la vie n’est pas rose » ! Et c’est vrai qu’elle ne l’est pas. Mais attention, l’optimiste n’est pas celui qui voit tout en rose. Non, c’est celui qui perçoit clairement ce qui ne va pas en lui et autour de lui. C’est celui, qui après avoir analyser clairement ce qui ne va pas, décide de réagir positivement. Le pessimiste, lui, rate son bonheur et celui des autres, parce qu’il lâche prise, a peur de l’échec, n’ose plus trop avancer. Au contraire, l’optimiste lui apprend et sait rebondir et ne se décourage jamais ou peu de temps.

Je me disais encore que les rescapés miraculeux en Haïti sont certainement des personnes qui ont cru justement jusqu’au bout, dans leur trou noir, au sauvetage possible.

J’espère en tout cas faire partie des «  pessimistes optimistes », non pas par intelligence, mais bien parce que j’ai envie simplement de mieux vivre et en encore longtemps. Il semblerait d’ailleurs que des études sérieuses démontrent que les optimistes sont en meilleure santé grâce à un système immunitaire plus efficace.

A titre personnel, nous avons donc tout avantage à l’être. Mais pas seulement, car l’optimisme peut largement contribuer à faire évoluer positivement les événements.

Alors, un petit conseil : entourez vous de gens qui ont la pêche, qui en veulent et ne sombrez pas avec ceux pour qui le malheur semble un choix inéluctable. Le bonheur est quelque chose aussi qui se choisit, sans pour cela voir tout en rose… Le pessimisme et l’optimisme ne se résument pas à voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, à voir tout en noir ou en rose. Ils s’opposent moins que nous le croyons, du moins dans l’analyse. L’important, à mes yeux, est d’agir de façon optimiste, en refusant toute fatalité pessimiste. Et oui, pas si simple qu’à première vue !

22/01/2010

La bêtise de Lionel Jospin.

jospin
Beau parcours que raconte avec sincérité, sens politique éclairé et intelligent, cet homme austère, intègre et humain au bilan teinté de succès et d’échecs. « Lionel raconte Jospin », un livre et un film qui démontrent bien plus la bêtise politique des choix français que celle d’un homme avec un vrai sens de l’Etat, avec des choix contestables mais vu dans un vrai sens de l’intérêt public.

Sa bêtise réside probablement de ne point être parvenu à la présidence par une manie de s’attacher à des idées, à un beau langage, à de beaux concepts, mais en oubliant la modernité de la communication qui cherche plus de simplicité et de l’anecdotique. La pensée riche et une vision de société sont, hélas, aujourd’hui insuffisantes. Il vaut mieux une pensée pauvre, la parole de la rue et un égo surdimensionné  du type Sarkozy pour réussir en politique. Nos clowns Daerden et Cie le démontrent également.

La réduction du chômage, la croissance, la réduction des déficits, de grandes réformes sociales et sociétales, comme les 35 heures, et le PACS entre autres n’auront pas suffit à le faire perdre face aux thèmes sécuritaires d’un Le Pen et l’habileté d’un Chirac stratège et opportuniste.

Autre erreur, selon moi,  était, par un soi-disant réalisme,  de se plier à une mondialisation de type libéral. Cela à amener les diverses gauches à vouloir renforcer leur spécificité. Cela l’a conduit à être battu au premier tour, alors qu’au deuxième il aurait probablement évincé Chirac.

Je regarde évidemment la politique avec mon propre prisme, avec ma préférence pour une gauche bien plus radicale que celle représentée aujourd’hui par des socialistes édulcorés à la sauce libérale. La gauche actuelle fait à peine mieux que la droite. Cela vaut pour la France, mais aussi pour toute l’Europe.

Le film sur Jospin que j’ai vu hier sur FR2, a en tout cas confirmé qu’en politique il y a encore des hommes intègres avec une émotivité réelle même si pudique, avec une vision de société plus juste, plus égalitaire. Vrai qu’ils sont, sans aucun doute, de plus en plus rares…

 

10:11 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

17/01/2010

La bêtise de nommer Mgr Léonard.

leonard
Voilà donc cet évêque ultraconservateur devenu primat de Belgique. Rien d’étonnant quand on est aussi si pas plus catholique que le pape.

J’ai eu l’occasion de rencontrer un peu cet homme d’Eglise. Indéniablement intelligent, il ne refuse pas le dialogue  avec ceux qui pensent autrement que lui. De là à dire qu’il y a un esprit ouvert à d’autres vérités que celles d’un dogmatisme rigide basé sur une interprétation très «  vaticane » de l’Evangile, est un pas que je ne franchirai  pas ! Ses positions en matière de morale sexuelle avec des propos tels que «  l’anormalité » de l’homosexualité, ou encore sur l’utilisation toujours défendue des préservatifs ou la condamnation pure et simple sur l’euthanasie ou l’avortement démontrent bien sa fidélité à la hiérarchie de l’Eglise romaine dans ce qu’elle a de plus conservateur. Pas question donc d’attendre un miracle qui lui ferait tenir compte de l’évolution des esprits dans une société en perpétuelle mutation.

 La bêtise du Pape est, selon moi, de croire qu’en resserrant les boulons, l’Eglise parviendra à récupérer ses brebis perdues dans une liberté de pensée, de parole et de conscience  qu’une large base réclame. Ce n’est pas avec de pareils hommes que les églises vont se remplir. Bien au contraire. Le fossé entre foi et sciences risque aussi de s’agrandir.

Les « anti Léonard » ne doivent pas trop crier. Après tout, il va avoir 70 ans et son passage sera court puisqu’il devra démissionner à 75 ans !

Et puis, bien d’autres événements méritent attention. La crise de la foi en Occident ne s’arrêtera pas et ce n’est pas cet homme, ni d’ailleurs un autre, progressiste ou non, qui y mettra un frein. La désaffection galopante de la pratique religieuse dépend de facteurs complexes.

La nomination et les réactions diverses, y compris médiatiques, me paraissent d’ailleurs d’un autre siècle. D'un autre siècle aussi, le financement par l'Etat des officiers du cultes et en l'occurence ici le paiement de l'archevèque avec un traitement équivalent, si je ne me trompe, à celui du premier ministre! Temps aussi de changer le rang protocolaire occupé par l'autorité catholique sur cette liste confectionnée par un décret impérial datant de 1804!

16:47 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

12/01/2010

La bêtise de la peine de mort.

peine de mort
Je les entends ceux qui réclament la peine de mort. On peut comprendre que face à des profs qui tuent ou qui violent,  à des prédateurs pédophiles,  à des parents qui  assassinent, qui font des incestes, qui vendent leurs gosses à but sexuels, et encore à bien d’autres horreurs, nous nous mettions dans la peau de leur famille, de leurs proches, avec un esprit de vengeance bien compréhensible. Puis il y le problème de la récidive qui nous heurtent tous.

Pourtant l’émotionnel, aussi compréhensible soit-il, ne peut être guide. Haine et douleur ne peuvent se confondre. Il faut savoir ce que nous voulons. Nous voulons, je l’espère, éviter le crime. L’argumentation de la peine de mort comme dissuasive ne tient pas la route. Les Etats qui l’appliquent ne voient aucune diminution de la criminalité.  Le Sud des Etats-Unis, qui regroupe à lui seul 80% des exécutions capitales, demeure la région où le taux de criminalité est le plus élevé du pays. A l'inverse, le Nord-est du pays, qui concentre moins de 1% des exécutions capitales américaines, présente le plus faible taux de criminalité.

Pour moi, en tout cas, la peine de mort relève de la vengeance et non de l'authentique justice. Il est de la nature de la démocratie d'humaniser les peines.  Tuer pour montrer qu'il ne faut pas tuer ? La peine de mort est la négation même du droit humain le plus fondamental. L’Etat ne peut devenir à son tour meurtrier.

Je me demandais aussi comment toutes les séries policières dont nous bombardent les télévisions ont tant de succès. Il y a aussi tout le succès de la littérature du même genre. Que dire aussi du succès de ces jeux vidéos où on peut tout faire : voler, tuer, se droguer. Moins on a de morale, mieux c’est.  Au joueur de « s’amuser » à tuer des policiers, à exploiter des prostituées ou à attaquer des banques.

 D’où vient notre attrait pour le crime autant que notre répulsion ? Serait-ce par simple voyeurisme, par notre sentiment qu’un jour nous pourrions être victime ou coupable ? Pourquoi cette espèce d’empathie pour le crime marche t’elle ?  Est-ce parce qu’en ces temps de suspicion sur tout et sur tout le monde, il est facile et rentable d’exploiter la noirceur de l’homme ? La peur fait vendre.

Personnellement, j’en ai marre de cette mode de mise en avant des faits divers atroces. On dirait que plus c’est atroce, mieux c’est. Marre de voir un peu tout le monde jouer au juge ou à l’enquêteur. Marre de voir nos lucarnes envahies par les anti-héros. Héros amoral, succès magistral !

Au 17ème siècle, le philosophe Hobbes écrivait "L'homme est un loup pour l'homme". Au 21ème siècle, c'est toujours d'actualité. Nos valeurs n’ont donc pas progressé.

Je me consolerai de cette bêtise : dans la réalité, tout le monde est capable de verser dans le côté obscur. Les gentils d’un côté et les voyous de l’autre n’est qu’invention ! La division entre le bien et le mal n’a et ne sera jamais évidente. Hobbes avait alors raison : l'homme est un loup pour l'homme.

 

08:48 Écrit par mik dans Introduction | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |